"Le vivant est un voyageur de passage ; le mort, celui qui est rentré chez lui." Il y a trois poètes que je place au-dessus de tous les autres. Curieusement, ce sont trois pochetrons et trois esprits libres. La ressemblance s'arrête là. L'un était un matheux par ailleurs, un autre un voyou et le troisième un mystique. J'ai déjà dû parler dans ces colonnes d'Omar Khayyam, le Persan qui a un cratère lunaire à son nom, excusez du peu, et de Villon, qui à mon sens a écrit l'une des pages les plus poignantes de la littérature française (et sur lequel j'ambitionne toujours de publier une BD, le scénar est prêt, il ne me manque qu'un dessinateur et un éditeur). Mais je ne crois pas avoir parlé de Li Bai, ou seulement en passant. À peu près contemporain de Pépin le Bref, Li Bai est un homme au destin en dents de scie. Né en exil (son père était en disgrâce), puis conseiller d'un empereur, puis à nouveau exilé. Il faut dire qu'il avait été recrut...
Des lunettes pour voir l'invisible en relief !

Commentaires
Lors de la conférence sur Jack Kirby, j’ai beaucoup aimé que l’on parle à la fois de l’homme replacé dans son contexte historique et aussi l’aspect mythologique de son œuvre.
J’ai dévoré « Les dieux de Kirby » et je te remercie pour cette lecture.
Je te suis reconnaissant de la mention de The Coming Race car la « race s’étant développée sous terre depuis l’aube des temps, et ayant atteint la maîtrise du Vril » me fait penser aux Pthumerians de Bloodborne, un jeu vidéo que j’aime beaucoup. Il faut que je lise le roman de Bulwer-Lytton pour vérifier une potentielle inspiration.
Par ailleurs, je pense qu’il y a une erreur dans la note 20 p.90: le guerrier subtile des Inhumains qui détecte les faiblesses de l’ennemi me semble être Karnak plutôt que Kalibak.
Dans tous les cas, j’ai hâte de lire l’omnibus du Fouth World qui devrait sortir en décembre et j’espère te voir à une autre conférence.
A bientôt,
Dorian
merci, en tout cas !