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Rectification

 Vu la situation sociale, il est peut-être pas raisonnable que j'aille prendre des billets pour Metz. Donc la dédicace à la librairie La Momie est reportée. En attendant, je signe par contre le Mercredi 29 mars à 18 heures chez les copains de la librairie La Dimension Fantastique, rue Lafayette à Paris.
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État des lieux

 Intéressant de voir que, dans pas mal de scénarios de prospective*, on est face à des situation d'effondrement des états suite à des mises en tensions par des facteurs divers. De fait, on en est témoins au jour le jour, la notion d'état comme structure notamment administrative assurant toutes sortes d'équilibrages sociaux est sous tension, surtout d'ailleurs pour des raisons idéologiques visant à dépouiller le pouvoir des responsabilités qui vont avec. Et, d'un côté, on critique à longueurs de chaînes info l'état Léviathan qui se mêle de tout et coûte cher, et d'un autre, les mêmes personnes semblent terrorisées à l'idée de la disparition du régalien, de l'armée et de la police, bras armés du même état.     Toutes les violences policières et les comportements néo-coloniaux sont justifiés par cette peur. On veut l'état pour taper sur les classes dangereuses, avec une démultiplication de la surveillance de celles-ci au mépris du droit, mais on s&#

Les trois coups

 Dans mon rêve de cette nuit, je participais à une pièce de théâtre. La scène était un appartement et, sur le côté avait été ménagé une sorte de balcon donnant sur un décor bucolique très bien imité, jusqu'au courant d'air sentant la lavande.   On était un groupe d'acteurs et on répétait dans ce décor de canapés, de coin cuisine fonctionnel, d'halogènes qui me niquaient les yeux. Très franchement, je me demandais ce que je foutais là. La pièce était un mix entre une sitcom à la Friends (et j'aime pas tellement Friends , de base) et une télé-réalité. Genre une sitcom sur une télé-réalité, avec une part d'impro, visiblement. Le régisseur et la metteuse en scène n'arrêtaient pas de nous donner des indications absurdes. Ils voulaient du drama. De l'autre côté du rideau, j'entendais des gens commencer à s'installer sur les fauteuils, dans la salle. Était-ce la dernière répétition avant la Première ? Je ne sais pas vraiment. Je ne savais même pas comm

La cour des abysses

Bon, il est temps d'en causer, le 23 mars prochain sort La Cour des Abysses , roman que j'ai coécrit avec Camille Salomon ( Symbiose , Maman n'est pas une étoile ). Ce sera chez Leha, chez qui j'ai déjà fait Le Dossier Arkham .   Couverture de l'affreux Gwen/Cheapo Qui a aussi réalisé le plan de la ville en fin de volume C'est une première pour moi à plus d'un titre : si j'ai coécrit pas mal de bandes dessinées (avec des arrangements divers), c'est la première fois que je fais ça sur tout un roman. Le fait que Camille soit une excellente amie aide pas mal, vu le ping-pong délicat que peuvent représenter les phases de mise en cohérence de l'ensemble. Mais si le sujet est lovecraftien, donc pile dans mes cordes (et une autre actu lovecraftienne à venir, si tout va bien, je vous en cause d'ici cet été), on l'a abordé sous l'angle... de la romance. Voilà un genre auquel je ne m'étais pas frotté jusqu'alors. D'où l'intérêt

Mars attaques

Bon, vu que j'ai de l'actu en mars (plus de détails ce ouiquende), je risque de bouger pas mal dans les semaines qui viennent. Donc, un petit florilège de mes sorties :     Vendredi 24 mars, je serai en dédicace à la librairie La Momie, à Metz. Dédicace décalée à Avril du fait de la situation des transports Samedi 25 mars, il y une soirée Batman, Dark Knight Returns au Club de l'Étoile à Paris à partir de 17h45. Il s'agit de l'adaptation animée du classique de Frank Miller. Je présenterai l'oeuvre d'origine, et il y aura probablement de chouettes invités en prime. Mercredi 29 mars, je dédicacerai à la librairie la Dimension Fantastique à parti de 18 heures Vendredi 31 mars à 18h, je donnerai une animation autour de Gagarine à la médiathèque Blaise Cendrars de Conflans (78). En avril, il y aura le Salon Fantastique au parc floral de Vincennes et les Intergalactiques de Lyon, rien n'est encore gravé dans le marbre mais je risque fort d'aller y fair

Vol au-dessus d'un nid de Niko

Ah, longtemps que je n'avais pas fait un rêve carcéral. Des rêves d'enfermements, ça m'arrive souvent, mais ils ont un caractère accidentel, il s'agit souvent de déambulations interminables dans des espaces fermés et oppressants* dont je ne parviens pas à sortir, des centres commerciaux gigantesques et abandonnés, dont les couloirs techniques constituent un dédale déglingué.   Non, là, c'était différent. J'étais embastillé dans une institution psychiatrique. On m'y avait expédié parce qu'apparemment, le fait que je me considère comme un genre d'auteur et d'écrivain était le signe d'un trouble profond. Le fait que je fasse ce genre de rêve pourrait être d'ailleurs lui aussi le signe d'un trouble profond, genre syndrome de l'imposteur qui tel Cthulhu se réveille et s'ébroue. Le fait que je sois à la bourre sur à peu près TOUT ce que j'ai à faire dans les mois à venir doit probablement jouer un rôle là-dedans. Au moins, les l

Tête de pioche

 Toujours intéressant, en atelier BD, de filer à des jeunes des pages de scénars inédits. Des BD écrites mais jamais réalisées ni publiées, j'en ai plein mes tiroirs, et je ressors ce matos à intervalles réguliers pour bricoler dedans. Je vous jure, cette image a un rapport avec ce que je raconte   Là, j'ai donc, dans le cadre d'un exercice de storyboard, filé des pages de continuité dialoguée à mes jeunes élèves, qui s'en sont emparés chacun à sa façon. Le but n'est bien entendu pas de taper de la planche complète, juste de la faire au brouillon et d'apprivoiser l'exercice de la mise en place d'éléments graphiques à partir d'un texte assez succinct. Un de mes petits gars, un garçon discret et très sympa branché humour noir et heroic fantasy a pris la scène d'ouverture d'un polar, d'une histoire de gangsters. Dans les premières pages, le protagoniste est attaché à une chaise et se fait malmener par des gros bras d'un gang rival. Le sc

Insolite et grandiose

 Un des gros intérêts des catalogues d'expo du Musée d'Angoulème, outre le plaisir des yeux, c'est leur caractère d'outil pédagogique. Comme je donne depuis des années des cours de BD, je ramène ce genre de documents à mes élèves. C'est une chose de leur inculquer les bases du dessin et de la narration, mais il est important de leur donner une perspective historique sur le médium. Qui plus est, les planches y sont présentées dans leur jus, avec le jaunissement du papier, les repentirs, les coups de blanc, les bricolages. Ça permet d'accéder à une partie du processus créatif.   L'île des morts par Druillet Aujourd'hui, du coup, c'était de catalogue de l'expo Druillet de cette année (j'ai un peu galéré pour le choper, il a été très vite épuisé sur le festival). Druillet, les jeunes connaissent pas, et c'est effectivement daté, c'est une SF psychédélique assez caractéristique des années 70. C'est quand même l'occasion de leur en

War, uh ? What is it good for ?

 On pourrait se dire qu'un blog appelé "War Zone" devrait être un truc vachement vénère. Et donc je vois d'ici votre déception en me voyant plutôt prodiguer des considérations érudites sur des sujets obscurs, des calembours sans visibilité et autres trucs somme toute assez inoffensifs. La vérité, c'est que je me suis assagi avec l'âge : la toute première incarnation de la War Zone, c'était y a 30 ans dans le fanzine Heroes et c'était effectivement un déversoir à mauvaise humeur. C'était un billet régulier sur des choses qui m'agaçaient dans les comics. Essayons donc aujourd'hui de sacrifier aux mânes de ce glorieux ancêtres (oui, glorieux apparemment : je suis surpris de loin en loin par d'anciens lecteurs de ce truc qui m'abordent en festival, ça fait toujours bizarre) je vais non pas me livrer à un billet énervé, mais causer de comics de guerre. Oui, je suis taquin comme ça. Il y a un paradoxe, dans les oeuvres sur la guerre, c&#

Débullé

 Bon, comme chaque année fin janvier, me voilà complètement lessivé physiquement, requinqué au mental, et blindé de boulot. Bref, c'était Angoulème. il s'est passé des trucs Je n'en avais pas parlé auparavant, mais vu qu'on m'a pas mal tiré par la manche pour me poser la question, je vais revenir là-dessus : non, y a pas eu de conférence cette année. La raison en est... qu'il n'y a pas eu de conférence. Lorsque j'ai posé la question le mois dernier à JPJ, qui chapeaute habituellement la chose, il n'en savais pas plus que quiconque. visiblement, l'organisation du festival avait d'autres priorités, besoin des locaux, que sais-je encore. Ou alors ils nous ont oubliés, tout simplement. Estimant que ces interventions érudites n'intéressaient personnes (sauf qu'on faisait salle comble à tout coup, mais ça...) C'est marrant, cette annulation là n'a suscité que peu d'émoi. Enterrement sans fleurs ni couronnes, accompagné à la foss

Dans la vallée

 Les aléas de déplacements conduisent mon train à remonter une vallée que je ne connais pas. Je m'emplis les yeux d'un paysage somme toute banal, mais plaisant. Mon esprit vagabonde le long des coteaux. Je connais le nom de la rivière qui serpente au fond ; en quoi est-elle différente de cent autres contemplées lors de trajets ? En rien, sans doute. Il ne s'agit que de l'organisation assez similaires d'éléments classiques. Champs, maisons et bâtiments sur les pentes, la voie ferrée, et l'eau tout en bas. Et pourtant je les découvre comme quelque chose de nouveau.   Une intuition me traverse. Il s'agit à présent de la mettre en mots. Cette vallée, individualisée par son nom et celui des petites villes qui s'égrènent sur sa longueur n'a d'existence que comme somme de tous ces éléments, eux-mêmes sommes d'éléments constitutifs plus petits, briques, panneaux, surfaces de ciment, herbe, arbres, qui eux mêmes sont un assemblages de parcelles plus é

Fils de pub

 Le fait de suivre quand même encore vaguement la marche du monde fait que je suis régulièrement exposé à des polémiques débiles, quand bien même je ne regarde plus la télé qui en est une sorte de bouillon de culture assez répugnant.   Là, un animateur télé du privé, au service d'un prédateur capitaliste notoire et autoritaire, s'offusquait que le secteur de l'audiovisuel public soit financé à hauteur de 4 milliards sur nos impôts, de l'argent qui sort de notre poche (la suppression de la redevance est d'ailleurs une belle arnaque gouvernementale : tout en mettant ostensiblement en scène la suppression d'un impôt, il en a forcément reporté le montant sur d'autres impôts. De même que la suppression très médiatisée de la taxe d'habitation a mécaniquement entraîné une importante augmentation de la taxe foncière l'année suivante). Mais c'est marrant comme ces indignations sur les impôts sont à géométrie variable et d'une mauvaise foi aussi éviden