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Héros et monstres

 Deux sorties qui me concernent directement aux éditions Ynnis. La première, c'est le n°9 du mook Héros , consacré à la genèse cosmique de l'univers Marvel. J'en signe toute la partie comics, c'est l'occasion de réviser. Cela vous permettra de revoir l'histoire de l'éditeur, celle de ses créateurs les plus éminents, et d'une palanquée de personnages parcourant le cosmos à grands renforts d'énergie et de Kirby Crackles. Et sinon, une traduction, Alien, le livre de recettes , qui vous permettra de recréer sur votre table l'ambiance des films. Âmes sensibles, s'abstenir.     L'occasion de revenir sur la célèbre scène de la cuisine dans Alien :
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Dédicaces en vue

Je serai le vendredi 26 novembre une bonne partie de la journée (tout l'après-midi et sans doute une partie de la matinée) à la Librairie des Fables, 20 Grande Rue à Château-Thierry dans l'Aisne, notamment pour signer le Dossier Arkham .   Le ouiquende suivant, je serai comme chaque année (sauf Coviditude) au Salon des ouvrages sur la BD, vendredi 3 et dimanche 5 décembre, Halle des Blancs Manteaux, rue vieille du Temple, Paris 4e, avec les éditions La Cafetière. Lundi 6 décembre, je serai au Dernier Bar avant la fin du Monde, avenue Victoria à Paris, avec les Moutons électriques pour signer le nouveau recueil Super-héros , grosse anthologie dans laquelle j'avais fait un article.

Agent très spécial

 Je m'étais revu ces dernières semaines Skyfall et Spectre avant de me faire No Time To Die . Et je me disais que, décidément, j'aimais bien les 007 version Daniel Craig.   No Time To Die a des défauts. Mais en fin de compte, ce sont ceux de toute la saga Craig. Il en est donc une conclusion cohérente. Et couillue, à sa façon, vu la manière dont ça boucle la boucle. Il est sans doute un peu trop long pour ce qu'il est, filmé avec efficacité mais sans génie (certains plans manquent de la patte de Mendes, à l'évidence), mais il finit de regrouper les fils mis en place précédemment, avec la dose de spectacle qui va bien, et le traitement intéressant et marrant d'un Bond qui revient après avoir été remplacé par un nouveau 007. J'aime bien aussi le jeu de référence au passé avec la chanson We Have All The Time in the World , qui renvoie à un moment clé du mythe Bond, ainsi que le personnage joué par Ana de Armas. Bref, c'est peut-être pas le meilleur des Bond,

Writever novembre, première partie

 Remember remember the date of writever, c'est de saison. Et donc, voici la première partie de la liste concoctée par Ketty Steward elle-même, ce mois-ci. 1/Silence Il prit conscience d'une anomalie en arrivant en ville. Même lorsque les rues étaient vides, au coeur de la nuit, il subsistait des bourdonnements, des éclats de voix dans le lointain, l'écoulement des caniveaux. Là, rien. Pas le moindre son. Prudemment, il avança.   2/Appartenir Cette notion d'appartenance lui avait toujours semblé fumeuse. Appartenait-il aux groupes auxquels ont l'associait? Il avait l'impression de traverser la vie comme un fantôme. Peut-être en était-il un du reste. Il ne savait pas. Il comprit plus tard. Trop, d'ailleurs.   3/Lasagne Du fait de l'organisation en feuilleté des réacteurs de nouvelle génération, on avait surnommé leur combustible "lasagne". Dans le jargon des opérateurs, les incidents potentiels avaient des noms de recettes. La bolognaise était le

His name is...

 Longtemps, je crois, que je ne me suis fendu d'une homélie dominicale. Il faut dire que mes ouiquendes récents ont été pas mal occupés et que les moments pour souffler se font rares. Icons are forever   Je les occupe notamment à écouter des vieilles et moins vieilles BO de James Bond, notamment tout ce qu'a fait Shirley Bassey sur la licence (elle parvient quasiment à elle toute seule à sauver Les Diamants sont Eternels , piteux épilogue à la période Sean Connery), et en allant me replonger aussi dans le reste de la production de la dame, qui semble marquée par ce passage zérozérotesque, intégrant des cuivres bondiens un peu partout, au point que même des morceaux comme Get the Party Started pourraient sans trop d'efforts et au prix de modifications mineures devenir la musique d'un Get the Kill Started ou un truc du genre. Marrant que, tant d'années après le début des films, et après tant d'évolutions, certaines sonorités reviennent encore et toujours, deve

Ce soir

 Ce soir, vendredi 5 novembre, j'interviens sur à 18h sur la chaîne twitch de Doctriz, http:// twitch.tv/doctriz , avec Radio Moustique pour parler de super-héros militants, dans la foulée de ma table ronde de la semaine passée, aux Utopiales. Cela fait également suite à mon papier sur la bisexualité de Superman , publié dernièrement chez Bruce Lit. et le Ripley : https://www.twitch.tv/videos/1196810225?t=0h0m1s

I was back

 Bon, c'est peu de dire que le week end a été épuisant. Entre la première journée du Campus Miskatonic à Verdun et trois jours d'Utopiales à Nantes, j'ai pas arrêté de cavaler, de signer, de causer, de conférencer, et de descendre le soir divers liquides à consommer avec modération.   débrief au sommet Mais c'était chouette. Je pense avoir battu des records de grands écarts entre mes interventions, mais chacune, même celles sur lesquelles j'étais le moins à l'aise en termes de thématique, s'est magnifiquement passée. La qualité d'une table ronde dépend énormément du modérateur et de la dynamique instaurée entre les intervenants et c'était cool. Ça m'a d'ailleurs permis de passer un peu de temps avec des gens que j'apprécie et ne vois pas du tout assez, d'en découvrir d'autres, et surtout de voir en vrai des gens avec qui j'ai causé par réseaux interposés.   Bref, plein de moments géniaux avec des gens que j'aime énormémen

Writever Octobre

 Et c'est donc reparti pour une tranche de micronouvelles, avec cette fois-ci un thème tout à fait spatial. Ça tombe bien, j'ai écrit les dernières en rentrant des Utopiales. Que je vous raconterai, peut-être, quand je m'en serai remis. 1/Lunes "Ce n'est pas une lune" "et pour cause, Papy, y en a plusieurs, là." "Hein ?" Le Millenium Poulo Condor se trouvait face à une armada de stations spatiales énormes et armées jusqu'aux convecteurs. Blam Bolo, le pilote, jura entre ses dents avant de mettre la gomme.   2/Occultation L'occultation de l'étoile Mogor par la planète Gervez ne survenait que tous les 3217 ans. Le moment était crucial à chaque fois, voyant naître alternativement héros et destructeurs sans qu'on sache précisément lesquels étaient lesquels.   3/Focale Ajuster la focale du dantescope était une tâche technique, infiniment délicate. Une moitié des opérateurs perdait la raison en contemplant enfin les profondeurs d

Mon programme aux Utopiales

 Et donc, du vendredi 29 au dimanche 31 octobre, je serai aux Utopiales à Nantes, gros salon consacré à la SF et à l'imaginaire. L'affiche d'Alex Alice Et j'y ai un programme chargé :  Vendredi 29 octobre, de 14:00 à 15:00 Table ronde : Demain, les super-héros militants Avec : Nicolas Allard, Antoine Mottier, Xavier Dollo, Alex Nikolavitch De 15 à 16h, dédicace Samedi 30, de 11:00 à 12:00 Table ronde : V for anonymat Avec : Robin Cousin, Alex Nikolavitch, Karim Si-Tayeb Modération : Claude Ecken De 12h30 à 13h30, dédicace Dimanche 31, de 14 à 15h Dédicace De 18h à 19h Table ronde : La politique du loup-garou Avec : Ophélie Bruneau, Morgane Caussarieu, Alex Nikolavitch Modération : Marcus Dupont-Besnard

Fondé de pouvoirs

 Lorsque Fondation est sorti sous forme de série télé, j'avais été hypé par les images magnifiques des bandes annonces et par le casting : Jared Harris était par exemple épatant en Hari Seldon. Fondation , c'est un pan important de la culture SF en général et de la mienne avec. J'avais lu très tôt le cycle des Robots , d'Asimov, et j'étais tombé sur le premier tome de Fondation dans une bibliothèque municipale. C'était à un moment où j'avais été malade, la maison où je vivais était en travaux, et on m'avait envoyé chez une de mes tantes pour m'épargner les poussières de plâtre et les vapeurs de solvants. Plutôt que de rester devant la télé, ce qui était tentant (on captait correctement la 5, c'était magique), j'ai pris l'habitude de squatter la bibliothèque toute proche. C'est ainsi que j'ai lu les deux premiers romans de la série, par tranches de deux heures, alors qu'il neigeait dehors, et c'était bien. Je garde un bon

Intégralité

 On en a déjà causé ici, j'ai participé à mon petit niveau à la monumentale intégrale Lovecraft sortie chez Mnémos. Sur les 7 tomes, les 5 premiers ont été traduits dans leur totalité par l'excellent David Camus, mais alors que le projet enflait, il fallut faire des choix pour ce qui s'y ajoutait, notamment les essais, poèmes et "collaborations" (ces textes écrits à quatre mains par Lovecraft et d'autres, ou révisés par celui-ci). C'est ainsi qu'avec d'autres, j'ai été amené à prêter main forte au projet, sur six nouvelles, dont un de mes petits chouchous, Night Ocean. Dessin de Pascal Blanché Il n'est pas dans l'intégrale mais ce qu'il fait est trop bien Il y avait aussi The Last Test, texte qui m'a donné du mal, non pour sa difficulté intrinsèque (il est globalement très pulp) mais pour son sujet, une épidémie et un savant fou prétendant détenir un remède, qui tapait beaucoup trop près lorsque j'ai bossé dessus, lors du pr