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Articles

Mon programme aux Utopiales

 Et donc, du vendredi 29 au dimanche 31 octobre, je serai aux Utopiales à Nantes, gros salon consacré à la SF et à l'imaginaire. L'affiche d'Alex Alice Et j'y ai un programme chargé :  Vendredi 29 octobre, de 14:00 à 15:00 Table ronde : Demain, les super-héros militants Avec : Nicolas Allard, Antoine Mottier, Xavier Dollo, Alex Nikolavitch De 15 à 16h, dédicace Samedi 30, de 11:00 à 12:00 Table ronde : V for anonymat Avec : Robin Cousin, Alex Nikolavitch, Karim Si-Tayeb Modération : Claude Ecken De 12h30 à 13h30, dédicace Dimanche 31, de 14 à 15h Dédicace De 18h à 19h Table ronde : La politique du loup-garou Avec : Ophélie Bruneau, Morgane Caussarieu, Alex Nikolavitch Modération : Marcus Dupont-Besnard
Articles récents

Fondé de pouvoirs

 Lorsque Fondation est sorti sous forme de série télé, j'avais été hypé par les images magnifiques des bandes annonces et par le casting : Jared Harris était par exemple épatant en Hari Seldon. Fondation , c'est un pan important de la culture SF en général et de la mienne avec. J'avais lu très tôt le cycle des Robots , d'Asimov, et j'étais tombé sur le premier tome de Fondation dans une bibliothèque municipale. C'était à un moment où j'avais été malade, la maison où je vivais était en travaux, et on m'avait envoyé chez une de mes tantes pour m'épargner les poussières de plâtre et les vapeurs de solvants. Plutôt que de rester devant la télé, ce qui était tentant (on captait correctement la 5, c'était magique), j'ai pris l'habitude de squatter la bibliothèque toute proche. C'est ainsi que j'ai lu les deux premiers romans de la série, par tranches de deux heures, alors qu'il neigeait dehors, et c'était bien. Je garde un bon

Intégralité

 On en a déjà causé ici, j'ai participé à mon petit niveau à la monumentale intégrale Lovecraft sortie chez Mnémos. Sur les 7 tomes, les 5 premiers ont été traduits dans leur totalité par l'excellent David Camus, mais alors que le projet enflait, il fallut faire des choix pour ce qui s'y ajoutait, notamment les essais, poèmes et "collaborations" (ces textes écrits à quatre mains par Lovecraft et d'autres, ou révisés par celui-ci). C'est ainsi qu'avec d'autres, j'ai été amené à prêter main forte au projet, sur six nouvelles, dont un de mes petits chouchous, Night Ocean. Dessin de Pascal Blanché Il n'est pas dans l'intégrale mais ce qu'il fait est trop bien Il y avait aussi The Last Test, texte qui m'a donné du mal, non pour sa difficulté intrinsèque (il est globalement très pulp) mais pour son sujet, une épidémie et un savant fou prétendant détenir un remède, qui tapait beaucoup trop près lorsque j'ai bossé dessus, lors du pr

Go East (et puis West après)

 Bon, je serai pendant quatre jours aux Imaginales d'Epinal à dédicacer à tour de bras. Il y aura également une table ronde sur Dune samedi à 19h. N'hésitez pas à passer, à m'amener des trucs à signer, tout ça tout ça. J'en profite pour filer le programme de dans 15 jours, quand je serai aux Utopiales de Nantes. Donc un peu à l'autre bout du pays : Je participerai à trois tables rondes : Vendredi 29 octobre 14h00 – Demain, les super-héros militants avec, X. Dollo, A. Mottier, N. Allard  Samedi 30 octobre 11h00 – V for anonymat avec K. Si-Tayeb, R. Cousin, C. Ecken  Dimanche 31 octobre 18h00 - La politique du loup-garou avec M. Caussarieu, O. Bruneau, M. Dupont-Besnard

L'ancelot !

 Oh, ayé, c'est officiel, je peux vous dévoiler la couverture de L'ancelot avançait en armes, mon prochain roman aux Moutons électriques. Les plus sagaces d'entre vous auront deviné que ce récit complet se situe dans le même univers que Trois Coracles cinglaient vers le Couchant , mon premier roman arthurien. Ils y retrouveront l'univers déjà mis en place, et quelques personnages. Il sortira en février prochain. Le résumé sur le site de l'éditeur : L'ancelot est un jeune chevalier sans nom ni expérience, venu de sa Bretagne natale sur l'île britannique à la recherche d'un mentor, alors que l'on dit qu'un roi nommé Arthur a succédé à son légendaire père Uther. Dans le désarroi de l'abandon romain, les populations s'organisent comme elles peuvent, toujours sous la menace de nouvelles invasions. Un destin poignant dans la Grande-Bretagne du roi Arthur, sur les ruines de l'Empire romain.Après Uther et avant Perceval, Alex Nikolavitch expl

Action Ripley

 Hop, je vais pas mal cavaler ce ouiquende (retrouvez-moi dimanche au Salon du Livre d'Orange) et pour vous occuper pendant que j'aurai le dos tourné, je vous laisse mes deux dernières interventions et tables rondes sur lesquelles j'ai les liens (celle du Nuage Vert est sur Insta, et celle de la librairie Ici quelque part sur le net, mais je sais pas trop où).   Donc, la table ronde au festival Dune, avec Catherine Dufour, le colonel Michel Goya et Juan Asensio, animée par Thomas Spok :   Et en lien ici, le live twitch sur la chaîne des Doctri z, où on parle entre autres de comics (et de plein d'autres trucs).  

Les sondeurs vivent en vain (air connu)

 Et c'est reparti pour la saison des sondages bien pétés, à la méthodologie douteuse, alors que la moitié des candidats ne le sont pas encore officiellement et attendent justement une dynamique sondagière pour sortir du bois, bois où ils se sont postés à l'orée, en gilet fluo, en faisant des grands moulinets des bras pour attirer l'attention des passants (cette métaphore vaut ce qu'elle vaut, elle est livrée sans garantie d'aucune sort et n'est ni reprise, ni échangée). Cette saison où l'on brasse du vent (messieurs les commentateurs politiques, essayez de faire ça devant les éoliennes, l'indépendance énergétique du pays en dépend) va perdurer, à mesure que les sondages "s'affineront", chacun générant son lot de commentaires, de grandes conclusions générales, puis de commentaire des commentaires, de commentaires des conclusions, puis de conclusions sur le commentariat, et rebelotte au sondage suivant. On va pas se voiler la face (ce n'e

Larmes dans la pluie

 Est-ce d'avoir un peu causé de Blade Runner hier soir après la soirée Dune ? Est-ce le reflet d'autres obsessions ? Dans mon rêve de cette nuit, j'étais une sorte de privé dans un paysage urbain souterrain, genre Les Cavernes d'Acier d'Asimov (oui, au fait, on m'a passé ton message, monsieur J.C., et sache que je te fais les gros yeux). Image chipée sur un blog de photographe En tout cas mon rêve ressemblait pile à ça Je devais escorter une témoin dans une affaire, dont j'avais pas les tenants et les aboutissants (ou peut-être que je les avais, mais au réveil, je les avais plus), et c'était une sorte d'androïde ou de répliquante. Pas mal de gens voulaient la désactiver, et nous devions traverser l'immense cité sous dôme en toute discrétion, en passant par des coursives inférieures, des volées de marches, des passerelles longeant l'énorme coupole en épais losanges vitrés. La première partie du voyage se passa bien, même si les tours et détou

Writever septembre, deuxième partie

 Et voilà qui boucle le writever de septembre : 16/Métamorphose Le prince d'Euphorbe appréhendait le moment où il traversait le vide entre le tunnel et son astronef de combat. Une voix retentissait et hurlait "métamorphose" ce qu'il entendait "mets ta morphose", et il avait toujours l'impression d'oublier une pièce de son armure.   17/Imagination Son imagination foisonnante lui pesait, l'épuisait. Il visualisait des mondes entiers, dans leurs moindres détails. Ce qu'il ignorait, c'est qu'ils se matérialisaient à l'autre bout de l'univers. Lorsqu'il sombra dans l'alcool, il créa les enfers les plus atroces.   18/Utopie Il s'était taillé une belle réputation de bâtisseur d'utopies, et on l'appelait des quatre coins de la galaxie pour mettre en place des systèmes vivables. Son objectif, désormais, c'était d'en crée qui ne s'effondrent pas au bout d'une génération et demie.   19/Organique "

Sorties de la semaine

Okay, là on sent que c'est la rentrée. J'arrête pas de cavaler, entre soirées de sorties d'album (le Château des Etoiles n°6 est dans les bacs, et comme à l'accoutumée je signe les bonus de l'édition grand format, rendez-vous de calage divers pour des confs, ateliers et autres interventions, signatures à droite et à gauche, atelier BD avec des jeunes, tables rondes, etc. Rien que cette semaine, vous pourrez me retrouver à deux endroits : Jeudi 30 septembre à 19h, il y a une table ronde Dune suivie de signatures à la librairie Le Nuage Vert, rue Monge à Paris, avec Lloyd Chery et Catherine Dufour. Vendredi 1er octobre de 18 à 20h, je serai sur la chaine Twitch Doctriz , pour y causer des comics, de leurs thèmes et de leur histoire. Je comprends pas grand-chose à Twitch, mais ça devrait pas vous résister, à vous.

Coffret aux trésors

 J'en avais déjà causé un peu, mais maintenant on ne peut plus le cacher,  vu que les preuves circulent : j'ai traduit du Lovecraft. C'était six textes dans le cadre de la très grosse intégrale des éditions Mnemos, qui m'a été livrée aujourd'hui dans un très beau coffret, analogue au Clark Ashton Smith sorti il y a quelques années, et dont j'avais traduit le tome 3 (il reste à ce jour ce que j'ai accompli de plus difficile en matière de traduction, avec le Bojeffries Saga d'Alan Moore). J'ai donc pris le temps de le feuilleter. C'est de la belle ouvrage, toilé, illustré, avec du beau papier. Le gros de la traduction est assuré par David Camus, et les deux premiers volumes reprennent ceux qu'il avaient déjà publiés : Les contrées du rêve , et Les montagnes hallucinées et autres récits d'exploration , qu'il a entretemps remaniés (David est un perfectionniste). Ça représente un travail de malade. Mes propres contributions se retrouvent

Les détours de Babel

 Un truc que je continue de trouver formidable chez Isaac Babel (1894-1940), c'est sa capacité à montrer de façon très simple toute l'ambivalence complexe de la nostalgie. Juif ukrainien engagé aux côtés des Bolcheviques (puis purgé sous Staline), soldat puis journaliste, il prétend n'être entré en littérature qu'en 1924, mais il écrivait déjà précédemment comme reporter et ce travail contient les germes de tout le reste. Que ce soit dans Cavalerie Rouge , racontant son passage comme correspondant de guerre attaché à un bataillon de cosaques illettrés, les Récits d'Odessa où il puise dans ses souvenir d'enfance pour faire le portrait d'une ville, de sa population et de ses travers, et Mes premiers honoraires , récupéré l'autre jour et attaqué dans le train pour Paris, Babel porte sur le monde qui l'entoure et l'agitation de l'époque un regard toujours un peu distant, à l'ironie très discrète. Et parfois, il semble éprouver le besoin de s