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Mister Sandman, bring me a dream, make it the cutest I ever seen

J'ai encore fait des rêves étranges, cette nuit. Là, c'était quand même grand style, avec une piscine pleine de crocodiles, des sets de table en photo satellite où l'on entourait nos maisons au ketchup, un détournement de bus (avec échanges de coups de feu), des circuits électriques partis en vrille, de la bouillasse, des retards de trains qui les désynchronisaient de l'horaire des passages à niveau, et une invasion de scarabées. Plus un toubib avec qui j'avais rendez-vous, je ne sais plus quelle était sa spécialité. Et pas forcément dans cet ordre. L'enchaînement est flou, et j'ai de bonnes raisons de penser que c'était déjà le cas quand j'ai fait ces rêves.

Ce n'est pas un problème de fondue au chester. Mais la béchamel des endives au jambon était peut-être un poil riche. Allez savoir.

Mais du coup, je vous rediffuse quelques rêves plus anciens, en direct de l'incarnation précédente de la War Zone.


Mardi 4 Juillet 2006

J'ai fait un rêve zarbi, cette nuit. J'avais trouvé des papiers indiquant la localisation du Nautilus et le moyen de le remettre en route. Le mythique submersible était caché sous un pont totalement art déco-druillesque, dans une ville étrange, écrasante qui aurait pu être Venise sous acide, une version délirante de Londres, ou n'importe quoi d'autre. J'étais aussi traqué par des méchants à l'accent zarbi, qui m'en voulaient pour je ne sais plus quoi, un truc super grave, sans doute, ou alors totalement anodin mais rendu super grave par l'étrange logique des rêves.

Après quelques errances cavalantes sur les quais, j'arrivais à retrouver le sous-marin, à le réactiver, et à aligner les systèmes d'armement pour me débarrasser de mes poursuivants. On en était à une scène de mexican standoff, avec moi en Nautilus dans le fleuve, et un gang of New York de méchants armés jusqu'aux dents, sauf qu'à la place de Bill le Boucher, leur chef était dans un genre d'exosquelette Transformers, mais relooké steampunk avec des jets de vapeur, du cuivre rutilant et des rivets partout.

Et puis Kirk Douglas est arrivé; en costume de harponneur comme dans le vieux film de Disney. Et je me souviens distinctement m'être dit : "Et merde, v'la Kirk Douglas. Finie la rigolade, il va me faire chier." Et de fait, il a fallu que je lui rende les clés, sous prétexte qu'il faut laisser faire les professionnels, p'tit gars.

Pendant que je m'éloignais, je l'entendais s'en donner à coeur joie dans le massacre des méchants.

Et puis je me suis réveillé.

Quel salaud, quand même, ce Kirk Douglas.


Mardi 25 Novembre 2008

J'allais chez des gens pour dîner. Un genre de dîner boulot un peu pince-fesse avec des gens que je ne connaissais pas. Genre quelqu'un devait me présenter un gros éditeur pour un projet colossal qui allait faire de moi une vedette internationale si je ne me ridiculisais pas en chemin, vous voyez le genre.

En arrivant (en retard) sur les lieux, je tombe sur Christophe Lambert. Pas l'écrivain. Le vrai. Celui de la télé, là, "hin hin hin", celui qu'on voit dans les films.

Con comme je suis, je fais le mariole, je suis en mode "ouais, Christophe Lambert, trop cool, j'adore ce que vous faites, d'ailleurs, je savais imiter Greystoke quand j'étais môme..." et là, forcément je lui fais une pauvre imitation de singe à base de mouk mouk et de grattage de crâne.

Lambert, ça le fait marrer. Lui, il est en mode "ha ouais, c'est pas mal votre truc, j'adore, c'est marrant, très bon, hin hin hin".

Et puis on se met à table. L'ambiance est un peu lourde, je connais personne, tout le monde se regarde en chien de faïence en hésitant à reprendre une tranche de rosbif. Et là, n'y tenant plus, Lambert fait "regardez les amis, mouk mouk" et il se met à imiter Nikolavitch imitant Lambert jouant Greystoke.

Je pique le nez dans mon assiette, en marmonnant "chuis désolé, chuis désolé, je voulais pas ça".


Et, miséricordieusement, le réveil s'est mis à sonner. Et je me suis réveillé.

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