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Edmond Moore Hamilton, dit Brett Sterling




"Toutes les choses grandioses pour lesquelles vous aurez combattu tomberont en poussière et sombreront dans le néant. (...) Ce qui compte, c'est la manière dont vous menez cette lutte."

(Edmond Hamilton, 1904-1977)

La génération des trentenaires nostalgiques, dite aussi "génération gloubiboulga", n'aime généralement rien tant que se trémousser sur le générique français de la série animée Capitaine Flam, signé Jean-Jacques Debout, faisant au passage l'impasse sur les très belles compositions disco-jazzy de Yuji Ohno, qui étaient pourtant pour beaucoup dans l'identité sonore si particulière du dit dessin animé.

Les représentants de cette même génération vénèrent aussi, en général, la vieille trilogie Star Wars, celle avec ces brushings si caractéristiques de leur époque qu'ils font qu'on ne devrait jamais s'abaisser à regretter les années 70.

Généralement, le seul rapport que ces gens-là trouvent entre Star Wars et Capitaine Flam, c'est l'époque et le fait que ce soit de la science-fiction. Et pourtant…

Il faut savoir que le Capitaine Flam, en version originale, le Captain Future, était une création d'Edmond Hamilton, vénérable auteur de SF de l'âge d'or, qui anima le personnage entre 1940 et 1951 dans le magazine éponyme, puis dans Startling Stories. Flam n'est qu'un des nombreux personnages héroïques créés par ce prolifique auteur de space opera à l'ancienne, héritier des pulps d'aventure façon Doc Savage. On mentionnera John Gordon, et surtout Morgan Chane, le Loup des Étoiles. Chane, un pirate de l'espace poursuivi par ses anciens collègues, qui refait sa vie en intégrant une équipe de mercenaires au grand cœur, est le modèle direct de Han Solo, un des héros emblématiques de Star Wars. D'ailleurs, l'épisode V de la série, l'Empire Contre-Attaque, a été co-écrit par rien moins que Leigh Brackett, qui avait déjà officié au cinéma en co-scénarisant Rio Bravo et Le Grand Sommeil, et il faut savoir que Leigh Brackett, écrivain de science-fiction, était aussi à la ville madame Hamilton.

De nos jours, c'est un auteur un peu oublié, sa littérature tenant quand même beaucoup de la SF à grand-papa (avec tous ses défauts, mais aussi son charme fou) et les amateurs de space opera se rabattent assez souvent sur un autre Hamilton, Peter, sans doute plus moderne, sans lien de parenté connu avec son illustre homonyme.

Commentaires

Anonyme a dit…
Le professeur Manti a toujours quelques chose à dire: essentiellement que, pour un auteur "un peu oublié", Hamilton a fait un très joli carton quand Lunes d'Encre, la collection de SF de Denoël, a publié un volume des Loups des étoiles. Le premier tirage s'est épuisé en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire.
Alex Nikolavitch a dit…
je sais, on en a déjà parlé pour l'article sur Cordwainer Smith. Alors, oui, les Loups des Etoiles s'est très bien vendu. Les Rois des Etoiles est réimprimé de temps à autres.

Mais de quand date la dernière édition du Dieu Monstrueux de Marmuth ? De La Ville sous Globe ?

Quand est-ce qu'on aura une intégrale de Capitaine Fla... De Captain Future en VF ?

Les lecteurs de DC savent-ils, dans leur majorité, ce qu'ils lui doivent ?

Dans l'esprit du lectorat français, ça reste (de façon imméritée, à mon sens) une étoile de faible magnitude.
Anonyme a dit…
Certes. En même temps, combien d'auteurs importants sont plus ou moins introuvables en librairie? On est dans un système über-darwinien en matière de distribution. Et on doit gérer un stock de plus d'un siècle, rien qu'en SF.

Pour Captain Fl... Future, le bon moment est peut-être passé. C'était quand Captain Fut... Flam était diffusé qu'il fallait occuper le créneau.
Alex Nikolavitch a dit…
tu sais, en tablant sur l'effet gloubiboulga, un éditeur qui communique bien pourrait cartonner.
JayWicky a dit…
Pour profiter à 100% de l'effet Gloubi (qui a quand même un peu dépassé sa date de péremption : les "adulescents" de cette niche seront bientôt grands-parents, au rythme où ça va), il faudrait que l'édition des romans puisse profiter du décorum du DA Japonais, sur les couvertures, par exemple, et dans la trad. Or, le "Capitaine Flam" est hélas, comme son collègue Goldorak, empêtré dans une carabistouille de droits signée Bruno-René Huchez.

En attendant, on peut découvrir des fantrads des nouvelles d'Hamilton sur le site suivant : http://www.capitaineflam.free.fr/captainfuture.htm (dans la section "E-books - récapitulatif)
Alex Nikolavitch a dit…
Tiens, je suis mauvaise langue, La Ville sous Globe a été réédité en 2005.

Et le diptyque Rois des étoiles/Retour aux étoiles en 2003.

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