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Cry me a river

 J'ai un peu enchaîné, en fait. Entre le bouclage des Exilés de la plaine qui a été épique (la semaine prochaine chez vos libraires), le truc sur Lovecraft dont je ne peux pas encore parler plus avant mais dont vous aurez des nouvelles avant novembre, et l'idée à la con de roman que je viens de boucler en trois semaines (et je relis le truc, du coup, et ce rythme implique visiblement un gros taf de relecture derrière. S'il y a une fluidité qui me plaît bien dans le résultat, y a des scories qui surnagent, ça pique.

Show me the Monet


Et puis, au détour d'une négo avec un confrère qui veut me recruter pour donner des cours dans son asso, j'ai eu droit à un petit repas d'affaires dans une guinguette sur une île de la Seine, à quelques encâblures de chez moi.

Ça fait vingt ans que je suis dans le coin, et j'avais jamais testé l'endroit. Grave erreur de ma part. La traversée en bac est marrante (et l'on découvre que certains bras moins fréquentés de la Seine peuvent abriter des larves de libellules et des punaises d'eau) et on se retrouve dans la verdure à discuter boutique, avec le fleuve en contrebas, des arbres, des oiseaux qui gazouillent et des mômes qui courent aux alentours en mangeant leur glace.

Et je peux vous dire que ça fait vachement du bien, ce petit moment de sérénité (même si on avait à causer de sujet sérieux, parce que ces cours de BD se feront pas selon les mêmes modalités que ceux que je donne déjà). Depuis quelques années, je prends grand soin de ne pas rester une journée sans sortir de mon bunker, même en période de bouclage intense, je fais au moins vingt minutes de marche midi et soir. Là, j'avais quarante minutes à pinces dans chaque sens, plus une partie de l'après-midi dans un cadre apaisant.

Ben faut que je refasse. Ça fait vachement du bien.

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