Accéder au contenu principal

Minis me

 Hop, je vous poste la suite de mes micro-textes de novembre. Toujours le même exercice, écrire une mini histoire sur le format d'un tweet, à partir d'un mot donné. N'hésitez pas non plus à aller voir ce qu'on fait les autres, avec le hashtag #Writever. Y a des trucs vraiment super.


 

Voilà, je vous remets la liste, et je vous encourage, tous ceux qui aimez écrire, à vous livrer à ce genre de petits jeux et autres défis. Cela stimule l'imagination et la créativité.




19/Loup

"Loup, loup y es-tu ?" chantaient à chaque fois les enfants en passant devant son coin de bois. Bien sûr, le loup n'y était plus. Il supportait mal d'être ainsi réveillé chaque matin, à l'heure où ils allaient à l'école et s'était installé derrière la maison de retraite

20/Gâteau

Il n'y avait plus de petits gâteaux pour le thé. Mrs. Robbertson jeta un regard aigre à Ms. Grisham, qui accusa Mrs. Hollywell, qui pointa Ms. Havisham. La haine et les coups tordus qui s'ensuivirent furent digne des meilleurs Agatha Christie. 2 morts quand même…

21/Griffer

Il ne retirait jamais sa chemise, devant personne. Un médecin insista un jour et fut horrifié par les cicatrices lui labourant le dos. Que pouvait-il lui répondre ? La succube de son cœur s'accrochait très fort à lui pendant l'acte.

22/Chocolat

Comme le reste, le chocolat avait été mis sur la liste des substances interdites. Les députés conservateurs entraient en transe à la moindre idée d'utilisation raisonnée et contrôlée. Bien sûr, le trafic battait son plein dans toutes sortes de lieux de perdition.

23/Manteau

On avait créé des manteaux symbiotiques, vivants, à base de cellules souches de dermes de visons et autres bêtes à fourrure. on découvrit bientôt qu'ils se nourrissaient de la chaleur de leurs porteurs mais trop tard. La révolte des manteaux de 3020 asservit l'humanité

24/Crier

"Il est deux heures et tout va bien bonnes gens" criait le préposé dans les rues de la ville, brandissant haut sa lanterne. Et ce malgré l'Anglois, malgré la peste et la famine. Pour des fenêtres barrées et des maisons vides. Peut-être était-il mort lui aussi, d'ailleurs

25/Orange

La couleur orange était considérée comme néfaste, et nul ne l'arborait plus en aucune circonstance. On avait oublié l'origine de ce tabou. D'après un historien, la teinte était associé à un dirigeant de l'ancien temps, en une époque troublée d'épidémies et de désastres.

26/Chasse

C'était par l'horreur de profondes nuits que l'on entendait passer la grand-chasse dans ce bois tout proche. Ceux qui la croisaient en revenaient aveugles, ou pire. Ceux qui tentaient de l'affronter… finissaient dans la procession hurlante.

27/Brûler

L'entropie est la force motrice de toute chose, la consumation perpétuelle qui permet aux mille mondes d'abriter la vie. Mais elle n'a qu'un temps. Une fois que tout sera consumé, l'univers s'éteindra. Quelque chose d'autre pourra-t-il pousser sur ses cendres ?

28/Poussière
La poussière des éons était retombée en couches épaisses sur le palais abandonné. Chaque pas s'y gravait profondément. Il repéra des creux… les traces de ceux qui l'avaient précédé, il y avait trois ou huit siècles, elles aussi englouties à leur tour.
 
29/Sombrer
Peine perdue… le navire ne resterait plus longtemps à flot. Le capitaine donna quelques ordres, et tous se dirigèrent vers les canots. En quelques instants, équipages et passagers furent en sûreté.
Dans un geste instinctif, mais qu'il savait dérisoire, il se boucha le nez.
 
30/Poison
c'était un artiste dans son genre, sachant doser la mort au milligramme près et les souffrances l'accompagnant, selon les désirs parfois très spécifiques de ses commanditaires.
Quand il fut las de son métier, il choisit la plus simple de ses mixtures et s'endormit.
 

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Pollution sonore

Vous savez ce qu'il existe de pire que les télé-réalités où des gens superficiels essaient de faire de l'introspection sur leurs sentiments avec un vocabulaire que même un CRS trouverait pauvre ? Les mêmes, mais traduites. Là on touche au sublime. La télé-réalité c'est toujours un truc qui m'a mis mal à l'aise, même à l'époque de The Real World sur MTV, à une époque où la télé était dans la pièce où je bossais, et où je mettais en fond soit une chaîne info, soit MTV. C'était il y a plus de vingt ans et c'est la dernière période de ma vie où j'ai été vaguement à jour sur ce qui se faisait en termes de musique. Bon, l'arrivée de The Real World a plus ou moins coïncidé avec celle de la RnB et j'ai décroché de MTV, puis globalement de la télé. Je ne regarde quasi plus d'émissions classiques, seulement des films, des séries et des documentaires. Résultat des courses, je suis à la rue sur tous ces trucs. Mais parfois, notamment pendant les vac...

Tombent les renards en feu

Ça faisait des années que j'utilisais et que je défendais Firefox, ce navigateur internet qui est le très lointain héritier de l'antédiluvien Netscape. L'outil était puissant, rapide, efficace, des lieux devant l'immonde Explorer. Mais depuis les mises à jour de cet été, tout déconne. Gestion du Java complètement aléatoire, persistances d'affichage anormales, perte de la prise en compte de balises HTML pourtant classiques... Et à chaque nouvelle mise à jour, je me prends à espérer que ces problèmes seront réglés, et à chaque nouvelle mise à jour, c'est pire. Tout se passe comme si la Mozilla Corporation, éditeur du logiciel, était devenue Microsoft de la grande époque. Firefox 6.0 sur Mac, c'est un merdier total. Et la version 5, sortie deux mois plus tôt, déconnait déjà dans les grandes largeurs. J'envisage très sérieusement de passer à un autre navigateur. Je n'aime pas ça : j'ai mes habitudes, mes paramétrages, mes kilos de signets, et il v...

C'est dans les vieilles soupes qu'on fait les meilleures lectures

C'est marrant, en ce moment, je me fais une cure de vieux bouquins, parfois en rééditions, parfois en exhumations de derrière mes étagères, ou en récupérations dans des bacs à vils prix. J'ai pourtant pas mal de trucs récents sur ma pile des "à lire", pile aux dimensions de plus en plus conséquentes, mais il y a des moments, comme ça. C'est une question d'humeur. Besoins de lectures à papa… Voire à grand-papa. J'ai fait une cure de Mickey Spillane, par exemple. C'est pas fin, vous me direz. C'est pas ce qu'on lui demande non plus, je vous répondrai. Là, c'était En quatrième vitesse , le premier Mike Hammer. Où l'on voit que Frank Miller a une dette importante (il ne s'en est jamais caché) envers Spillane. Ce ouiquainde, je suis en plein dans Seul contre la Légion , de Jack Williamson. Ça, c'est du bon vieux space opera pulpesque. C'est à peu près contemporain du cycle des Fulgur, de E.E. Doc Smith, pour situer. Bon, c'es...

Ultimate power of the Niko

C'est effrayant, quand même, le pouvoir qu'on finit par acquérir sur les gens, sans même le savoir. Dans mon quartier, depuis que les gens savent que "le grand monsieur du 24 dont on se demandait s'il n'était pas au chômage, à force de la voir aller prendre son café au bistrot à n'importe quelle heure, là, eh bien vous savez quoi ? Il fait des livres ! Si, comme je vous le dis !", d'un coup, on me regarde différemment. Et on tend l'oreille quand je dis un truc vaguement intelligent, et on acquiesce d'un air entendu genre "il doit savoir de quoi il cause". C'est un peu comme ça que je m'étais retrouvé bombardé expert sur les bonus d'un DVD de japanime. Ça tombait bien, c'était un super film ( Jin Roh, la brigade des loups ), mais bon, il suffit de voir ma dévédéthèque pour voir que je suis loin d'être une pointure dans ce domaine. Il y a des Oshii, des Ghibli, et sinon deux ou trois trucs dépareillés grattés chez de...

Mangé aux mythes

Bon, je sue sang et eau pour finir dans les délais la rédaction de Mythe et Super-Héros , mon ouvrage à paraître chez les Moutons Electriques. Et puis je me suis avisé qu'il faudrait que je commence à réunir l'iconographie, aussi. Depuis ce matin, je scanne, je cherche, j'épluche. Et j'adore. Mais c'est du boulot, la vache, j'aurais pas cru à ce point.

Sale année pour le futur

Entre Ray Bradbury qui a passé l'arme à gauche avant  les vacances, Roland C. Wagner mort plus tôt ce mois-ci et Neil Armstrong décédé hier soir, on peut dire que ça va mal pour le futur. Notre futur se meurt à mesure que ceux qui le rêvent ou l'incarnent tirent la révérence et se retrouvent enfermés dans un passé figé. Vous noterez que je n'inclus pas Steve Jobs dans les incarnations du futur. Le futur vendu par Jobs (et Zuckerberg et les autres de cet acabit), en fait, il ne m'intéresse pas tellement, je le considère même comme une escroquerie : l'iphone et fèces-bouc, ce n'est pas le futur, c'est le culte de l'immédiateté, c'est l'enfermement dans le présent, justement, avec juste un petit vernis technophile qui, sur le fond, était déjà moisi à l'époque du futurisme italien. C'est baisser la tête pour voir ses messages inutiles genre "je like" ou "kikoulol", alors que Ray Bradbury et Roland C. Wagner nous forçai...

Juste une mise au point, par souci d'urbanité

Alors au fil de questions qui reviennent, et maintenant qu'il y a des communiqués officiels, je peux donc le dire à présent : oui, je fais partie de l'équipe de traducteurs réunie par Urban Comics , le label du groupe Média Participations qui reprend l'édition des DC Comics en France à partir de 2012. Il y a de beaux livres qui se préparent, c'est clair. L'équipe éditoriale, ce sont des gens qui aiment le comics. Qui ont envie de faire quelque chose de durable, de solide, avec de chouettes bouquins. Les premières annonces donnent un avant goût de leur démarche, je pense, permettant d'assurer la continuité, mais aussi de revenir sur l'imposant patrimoine DC. Pour un peu, j'ai l'impression de me retrouver dans ce bouillonnement qu'il y avait chez Semic au moment où on lançait les Semic Books, ou on tentait Birds of Prey et Génération DC . Que de souvenirs. Il y a un peu la même énergie. La différence, c'est que leur hiérarchie à l'air de...

Tiens, ça faisait longtemps...

Que je n'avais pas mis en ligne un nouvel extrait du tome 2 de Crusades (La Porte d'Hermès, par Izu, Nikolavitch et Zhang Xiaoyu, mais ça vous le saviez probablement déjà). Voilà, c'est chose faite !

Seul au monde, Kane ?

Puisque c'est samedi, autant poursuivre dans le thème. C'est samedi, alors c'est Robert E. Howard. Au cinéma. Et donc, dans les récentes howarderies, il manquait à mon tableau de chasse le Solomon Kane , dont je n'avais chopé que vingt minutes lors d'un passage télé, vingt minutes qui ne m'avaient pas favorablement impressionné. Et puis là, je me suis dit "soyons fou, après tout j'ai été exhumer Kull avec Kevin Sorbo , donc je suis vacciné". Et donc, j'ai vu Solomon Kane en entier. En terme de rendu, c'est loin d'être honteux Mais resituons un peu. Le personnage emblématique de Robert Howard, c'est Conan. Conan le barbare, le voleur, le pirate, le fêtard, le bon vivant, devenu roi de ses propres mains, celui qui foule de ses sandales les trônes de la terre, un homme aux mélancolies aussi démesurées que ses joies. Un personnage bigger than life, jouisseur, assez amoral, mais tellement sympathique. Conan, quoi. L'autre...

Amour du travail bien fait

Il y a des jours où j'aime bien être moi. Si si, ça m'arrive. Et c'est grâce au merveilleux métier que je fais. Parce que, quand un personnage s'appelle "Strapon", en VO, moi j'ai le droit de le traduire par "Saint Turgod" en VF. Juste parce que c'est dans The Boys* , et que dans The Boys , à peu près tout est possible (alors que ça n'aurait probablement pas été faisable dans Spider-man ou Mickey Mouse). Et pour bien prouver que tout est possible, tenez, j'ai aussi collé une citation de Dan Ackroyd, par exemple, dans le même album. Ami lecteur, sauras-tu la débusquer ? * Un extraordinaire comic book par Garth Ennis, avec des super-slips et bien d'autres choses encore. Mais n'ouvrez pas les albums de The Boys si vous n'avez qu'une tolérance limitée aux gros mots, gags graveleux, ex tankistes soviétiques majeurement membrés, scènes d'éviscération, psychopathes en tout genre et autres joyeusetés d'une gra...