Accéder au contenu principal

Space jesuit ecolo on the run !

Dans mon rêve de cette nuit, j'étais un Jésuite de l'espace chargé d'étudier l'écologie d'une planète nouvellement découverte. Sauf que des colons avaient accidentellement introduit des espèces terriennes et étaient en train de bousiller l'écosystème, du coup. Au camp de base numéro 4, je me souviens distinctement avoir expliqué à un cosmonaute "les charmes et les lapins se sont magnifiquement adaptés, hélas". Le tout dans un décor insolite et grandiose de forêt extraterrestre dont des morceaux commençaient de plus en plus à ressembler au bois de Meudon, me demandez pas pourquoi.

Le truc, c'est qu'en me réveillant, il me semble que cette histoire de jésuite écolo n'est pas qu'une production enfiévrée de mon esprit malade. Il me semble avoir lu un roman de SF dans le genre. J'ai de bons souvenirs du Cas de Conscience de James Blish, du père Carmody créé par P.J. Farmer,et il y a des jésuites dans Hypérion de Dan Simmons. Je précise aussi que je n'ai pas encore vu Avatar de James Cameron. Mais ce n'est pas ça. Est-ce que ça rappelle quelque chose à quelqu'un, cette histoire ?

Et de retour sur terre après l'évacuation, ensuite, on tentait de m'inquisitionner, je m'enfuyais par les toits -magnifique décor XVIe siècle- en foutant le feu à un fût d'alcool fort (à ma grande honte, mais je n'avais pas le choix), pour échouer dans une librairie qui avait un exemplaire rare d'un recueil de photos de Robin Masters, mais les photos étaient cadrées de telle manière qu'on ne voyait pas son visage.

Puis ma fille a réclamé son repas, il fallait aussi lui changer la couche, et donc je me suis réveillé pour vaquer à mes devoirs paternels. Légèrement troublé, néanmoins, par la symbolique complexe de ce rêve à tiroir.

Commentaires

Odrade a dit…
Je vois que c'était la nuit des grands rêves...
Moi j'ai vécu toute l'évolution de l'humanité, en tant que femelle donc, en commençant comme australopithèque charmante (et charmée), puis traversant toutes les phases de l'histoire humaine, éternelle et très intéressée réincarnation de moi. Pas de conclusion métaphorique. Juste une interminable suite de courtes scènes intenses au décor changeant.

Comme d'hab, fatiguée en me levant.


O.
Alex Nikolavitch a dit…
un peu comme dans ce vieux clip de Fatboy Slim, non ?

c'était marrant, ça. je l'aimais bien, ce clip.
Odrade a dit…
Euh ?
Quel clip ?


O.
Alex Nikolavitch a dit…
Right here, right now, de Fatboy Slim. Si tu ne le connais pas, va voir, ça t'amusera.
Odrade a dit…
Vu.
Sympa. Merci. Surtout que j'aime bien dessiner sur cette musique, donc je connaissais, mais pas le clip.

Mais quant à mon rêve, non rien à voir. C'était vraiment moi qui traversais les époques, en commençant par petite guenon humaine, puis MoyenAge, Renaissance etc etc. Des flashs, quoi.


O.


PS et le premier qui me traite de petite guenon humaine, je le vaporise.
J'ai évolué, depuis.
Alex Nikolavitch a dit…
et puis "petite", non, c'est pas le mot qui vient à l'esprit, quand on te voit.
Odrade a dit…
Je
heu
réfléchis.

Dois-je prendre mon gant de boxe HelloKitty ou mes collants résille rose à talons aiguille acier de Tolède à Angou pour toi ?


O.
Anonyme a dit…
Naaan, c'est pas Fat Boy Slim, mais c'est pas loin: la séquence du gag du canapé des Simpson où Homer récapitule toute l'évolution de la vie avant d'arriver dans le salon, où Marge l'engueule pour en avoir mis, du temps. Je diagnostique une overdose de Simpson, donc.
Odrade a dit…
Manti
je
..
je vais t'avouer un truc.
...
J'ai
jamais
regardé
aucun
épisode
des Simpsons.

voilà.


O.
Alex Nikolavitch a dit…
Ce qui est bien, c'est qu'on va finir par tout savoir.


mais je vacille sous le choc quand même.
Anonyme a dit…
Je n'ai pas de commentaire à faire sur ce (très beau) rêve, en revanche la ressemblance frappante entre certains éléments de Avatar et Un Cas de Conscience de James Blish ne m'a pas frappé en rêve mais dans la salle de ciné.
Y aurait-il de l'inspiration dans l'air? Quelqu'un sait-il quelque chose à ce sujet?
Alex Nikolavitch a dit…
parce que quand Blish écrit, il défriche des territoires inconnus mais que plusieurs décennies après, c'est devenu une tarte à la crème.
Anonyme a dit…
Bonsoir,

La nuit de Jeudi à Vendredi dernier je rêvais d'un arbre qui s'abatait
dans mon jardin en direction du sud ouest. Je n'ai pas cherché à comprendre.
Dimanche matin je suis allé voir Avatar et j'ai compris ce qu'était l'arbre que
j'avais vu en rêve. Vous savez l'arbre qui habrite toute la tribu abattu par les militaires
terrestres.

Le militaire balafré de 3 griffes au visage m'a tout de suite fait penser
à un jésuite qui se servait d'autre pour infiltrer un camp d'autoctone.
Observez bien le logo des jésuites sur internet avec les 3 clous vous comprendrez...
Dire qu'Avatar est inspiré des livres Biblique est un euphémisme.
Mais dans l'art d'inverser la genèse il est pas mal quand même.
Ce sont les géants venus du ciel qui sont venus connaître les femmes terrestres et pas l'inverse...
Je me suis donc mis en recherche sur Internet d'une éventuelle correpsondance avec mon ressenti
et je suis atteri ici sur ce forum ou je n'avais jamais mis les pieds.
Alors peut être moi aussi mon cerveau malade me joue des tour mais avouez que c'est quand même comique non ?

C'est tout ce que je tenais à partager.
Alex Nikolavitch a dit…
Si ton esprit malade te joue des tours, cher anonyme, alors tu es le bienvenue sur ce blog, qui est riche en esprits malades !

le fulchibar soit avec toi !

Posts les plus consultés de ce blog

Li Bai, ou Li Po

"Le vivant est un voyageur de passage ; le mort, celui qui est rentré chez lui."   Il y a trois poètes que je place au-dessus de tous les autres. Curieusement, ce sont trois pochetrons et trois esprits libres. La ressemblance s'arrête là. L'un était un matheux par ailleurs, un autre un voyou et le troisième un mystique. J'ai déjà dû parler dans ces colonnes d'Omar Khayyam, le Persan qui a un cratère lunaire à son nom, excusez du peu, et de Villon, qui à mon sens a écrit l'une des pages les plus poignantes de la littérature française (et sur lequel j'ambitionne toujours de publier une BD, le scénar est prêt, il ne me manque qu'un dessinateur et un éditeur). Mais je ne crois pas avoir parlé de Li Bai, ou seulement en passant.  À peu près contemporain de Pépin le Bref, Li Bai est un homme au destin en dents de scie. Né en exil (son père était en disgrâce), puis conseiller d'un empereur, puis à nouveau exilé. Il faut dire qu'il avait été recrut...

Sonja la rousse, Sonja belle et farouche, ta vie a le goût d'aventure

 Je m'avise que ça fait bien des lunes que je ne m'étais pas penché sur une adaptation de Robert E. Howard au cinoche. Peut-être est-ce à cause du décès de Frank Thorne, que j'évoquais dernièrement chez Jonah J. Monsieur Bruce , ou parce que j'ai lu ou relu pas mal d'histoires de Sonja, j'en causais par exemple en juillet dernier , ou bien parce que quelqu'un a évoqué la bande-son d'Ennio Morricone, mais j'ai enfin vu Red Sonja , le film, sorti sous nos latitudes sous le titre Kalidor, la légende du talisman .   On va parler de ça, aujourd'hui Sortant d'une période de rush en termes de boulot, réfléchissant depuis la sortie de ma vidéo sur le slip en fourrure de Conan à comment lui donner une suite consacrée au bikini en fer de Sonja, j'ai fini par redescendre dans les enfers cinématographiques des adaptations howardiennes. Celle-ci a un statut tout particulier, puisque Red Sonja n'est pas à proprement parler une création de Robert H...

Fils de...

Une petite note sur une de ces questions de mythologie qui me travaillent parfois. Je ne sais pas si je vais éclairer le sujet ou encore plus l'embrouiller, vous me direz. Mon sujet du jour, c'est Loki.  Loki, c'est canoniquement (si l'on peut dire vu la complexité des sources) le fils de Laufey. Et, mine de rien, c'est un truc à creuser. Chez Marvel, Laufey est représenté comme un Jotun, un géant. Et, dans la mythologie nordique, le père de Loki est bien un géant. Sauf que... Sauf que le père de Loki, en vrai, c'est un certain Farbauti, en effet géant de son état. Un Jotun, un des terribles géants du gel. Et, dans la poésie scaldique la plus ancienne, le dieu de la malice est généralement appelé fils de Farbauti. Laufey, c'est sa mère. Et, dans des textes un peu plus tardifs comme les Eddas, il est plus souvent appelé fils de Laufey. Alors, pourquoi ? En vrai, je n'en sais rien. Cette notule n'est qu'un moyen de réfléchir à haute voix, ou plutôt...

Le paradoxe de Cthulhu

 Je viens de donner une conférence sur Lovecraft dans une Bibliothèque Universitaire, en introduction à un mois d'expos, de projections, de tables ronde et de travaux consacrés au Maître de Providence. Un sujet que j'ai abordé, c'était bien entendu les côtés obscurs du bonhomme, notamment le racisme. Je ne me suis pas tant que ça étendu sur le sujet, mais quand même. Et j'ai senti une gêne dans une partie de l'auditoire, notamment des jeunes étudiants racisés. Comme ce n'était pas non plus le coeur de mon sujet (il s'agissait de présenter une introduction synthétique au personnage, sa vie, son oeuvre, son impact), je ne suis pas rentré de plain pied dans des considérations du type "faut-il séparer l'homme de l'artiste", ça nous emmènerait trop loin et ça se tranche au cas par cas, plus facilement d'ailleurs avec des gens morts qu'avec des vivants qui peuvent encore nuire (l'actu nous en donne de trop fréquents exemples). Je me s...

Le slip en peau de bête

On sait bien qu’en vrai, le barbare de bande dessinées n’a jamais existé, que ceux qui sont entrés dans l’histoire à la fin de l’Antiquité Tardive étaient romanisés jusqu’aux oreilles, et que la notion de barbare, quoiqu’il en soit, n’a rien à voir avec la brutalité ou les fourrures, mais avec le fait de parler une langue étrangère. Pour les grecs, le barbare, c’est celui qui s’exprime par borborygmes.  Et chez eux, d’ailleurs, le barbare d’anthologie, c’est le Perse. Et n’en déplaise à Frank Miller et Zack Snyder, ce qui les choque le plus, c’est le port du pantalon pour aller combattre, comme nous le rappelle Hérodote : « Ils furent, à notre connaissance, les premiers des Grecs à charger l'ennemi à la course, les premiers aussi à ne pas trembler d’effroi à la vue du costume mède ». Et quand on fait le tour des autres peuplades antiques, dès qu’on s’éloigne de la Méditerranée, les barbares se baladent souvent en falzar. Gaulois, germains, huns, tous portent des braies. Ou alo...

Magic Steve

« Par les hordes hurlantes d'Hoggoth et les mille lunes de Munoporr ! » Et dans un déluge psychédélique d'effets lumineux, le Docteur Strange se débarrasse d'une meute de goules gargantuesques. Puis il rentre dans son sanctuaire de Greenwich Village et le fidèle Wong lui prépare un bon thé vert qui draine bien partout où il le faut, parce qu'il faut garder la forme, n'est-ce pas.   Mais si l'on interrogeait un spécialiste des arts magiques (au pif, Alan Moore, qui de surcroît ne s'est à ma connaissance jamais exprimé sur Doctor Strange , c'est bien, je peux lui faire dire à peu près ce que je veux, du coup), il risque de nous répondre avec un ricanement amusé et très légèrement narquois (en ce qui concerne Alan Moore et ce qu'il pense des mages fictifs, vous pourrez avec profit vous reporter à ses déclarations concernant Harry Potter , et au sort qu'il fait subir à Harry dans le dernier tome de Century ). Et il aurait d'ailleurs raison....

Quand vient la fin

Les super-héros sauvent le monde, c'est leur métier, c'est bien connu. Même un petit joueur comme Peter Parker l'a fait une bonne quinzaine de fois, alors des poids lourds comme Supes ou Reed Richards, je ne vous en parle même pas. Ce besoin quasiment maniaque de sauver le monde tous les quatre matins est une des données du genre, mais pas que de lui : James Bond lui aussi sauve le monde assez régulièrement. Mais tel la demoiselle en détresse attachée au rails par le super-méchant, le monde a parfois besoin d'être plus souvent sauvé à certains moments qu'à d'autres. Car si le super-héros n'est jamais autant à la mode qu'en des périodes d'incertitude et de tension, ces tensions ont parfois été plus délirantes que tout ce qu'il pourrait imaginer. Mais revenons un peu en arrière. Dans la deuxième moitié des années 1940, la menace nazie est conjurée. Deux grandes visions du monde se retrouvent face à face : le capitalisme libéral des Américai...

Le Totoro par les cornes

Mon voisin Totoro est devenu l'un des films les plus emblématiques d'Hayao Miyazaki et du studio Ghibli, au point que le bestiau leur sert à présent de logo. Complètement transgénérationnel, il supporte aussi bien la vision par des petits, qui s'identifient aux personnages, ou par des adultes, qui y voient un récit sur le rapport à l'enfance et à l'imaginaire, ainsi que sur le rapport à la nature, qui est un des thèmes récurrents de l'auteur. Mais il est l'occasion également de se pencher sur le fond culturel qui l'a produit.    Ça a changé, le terrier du lapin blanc… Et c'est celui du Shintoïsme, la religion traditionnelle du Japon. Et qui dit Shinto dit animisme (et on explique généralement la passion des japonais pour les robots par leur animisme et la capacité associée à projeter leurs émotions sur des objets), mais surtout chamanisme. Et là, ça n'en a pas l'air, mais on est en plein dedans. Pour situer, le chamanisme est ...

Civilisation perdue

Je perds complètement la notion du temps, en ce moment . C'est déjà un truc sur lequel je ne suis pas bien au clair d'habitude, mais avec le confinement, ça devient effrayant. Savoir quel jour on est demande un effort mental répété. Savoir si tel truc a eu lieu il y a 4 jours ou 3 semaines relève de l'énigme. Bref, quoi de mieux pour illustrer ce délitement du temps qu'une réed d'un texte sur le temps figé, sorti dans Fiction n°20, vers 2015.   Illus de Gewll Civilisation perdue Les mains dans le cambouis, la tête dans les étoiles D'une main tremblante, il tient le bout de parchemin déchiré et à demi effacé qui l'a conduit si loin de tout. De l'autre, il écarte les dernières lianes et chasse un insecte démesuré, à l'allure malsaine, gardien chitineux de cette jungle oubliée. Puis c'est l'épiphanie, de l'autre côté du rideau de verdure : un rayon de soleil frappe les grands temples de pierre, sculptés de formes lo...

Qu'ils sont vilains !

En théorie de la narration existe un concept important qui est celui d'antagoniste. L'antagoniste est un des moteurs essentiels de l'histoire, il est à la fois le mur qui bloque le héros dans sa progression, et l'aiguillon qui l'oblige à avancer. L'antagoniste peut être externe, c'est l'adversaire, le cas le plus évident, mais il peut aussi être interne : c'est le manque de confiance en lui-même de Dumbo qui est son pire ennemi, et pas forcément les moqueurs du cirque, et le plus grand ennemi de Tony Stark, tous les lecteurs de comics le savent, ce n'est pas le Mandarin, c'est lui même. Après, l'ennemi est à la fois un ennemi extérieur et intérieur tout en même temps, mais ça c'est l'histoire de Superior Spider-man et c'est de la triche.  Tout est une question de ne pas miser sur le mauvais cheval Mais revoyons l'action au ralenti. L'antagoniste a toujours existé, dans tous les récits du monde. Comme le s...