Accéder au contenu principal

Kirby's here !!!!




Jacob Kurtzberg (1917-1993), dit Jack Kirby est l’un des créateurs les plus importants dans le domaine des comic books américains. Il est à l’origine d’une grande partie des personnages qui alimentent la vague de films consacrés aux super-héros : il a créé, avec Joe Simon, puis Stan Lee, les Avengers, les X-Men, les Quatre Fantastiques, Captain America, Hulk, Ant Man, Thor, le Surfer d’Argent... Et il insuffla à ces personnages une énergie qui lui était propre en faisant éclater le cadre de la bande dessinée américaine, en assumant totalement la part de démesure épique du genre. Géants stellaires, dieux cosmiques et puissances de l’espace sont des motifs récurrents et structurant de son œuvre.

En une vertigineuse échelle de Jacob allant de l’humain trop humain jusqu’au dieux créateurs d’univers, Alex Nikolavitch révèle dans cet essai de mythologie comparée les grandes lignes de forces et les systèmes présents dans l’oeuvre de Kirby. Il démontre que Jack Kirby est le créateur d’un système mythologique cohérent pouvant dialoguer avec les anciennes mythologies, celles de la Mésopotamie, de la Grèce ou de la Scandinavie.

 

Format : 14,8 x 21 cm
Pages : 174 pp
Illustrations : 90
ISBN : 978-2-9542713-5-4
Prix public : 18€ TTC


Et un extrait


Commentaires

artemus dada a dit…
J'ai bien hâte de le lire.
L'Archer Vert a dit…
Pas mieux. Vivement.

Posts les plus consultés de ce blog

Dans l'espace, personne ne vous entendra avancer

Je repensais à ces longs travelings sur des vaisseaux spatiaux qu'on voit dans plein de films, d'Alien à Star Wars, et parodiés dans La Folle Histoire de l'Espace. Pour ce que j'en sais,  le premier du genre est dû à Kubrick dans 2001. La caméra y regarde longuement passer le Discovery, ce qui nous donne à la fois une idée des dimensions du bidule, mais aussi de la lenteur (relative : la vitesse d'un machin pareil sur une telle trajectoire doit dépasser les 11 km/seconde) des voyages spatiaux. Ces plans magnifiques donnent une impression de majesté et sont toujours hyper importants dans l'icônisation d'un gros engin de ce genre.

Et comme souvent, un tel plan n'a de sens que cinématographique. Dans la réalité, je vois mal comment un observateur quelconque pourrait se trouver en situation d'observer un tel déplacement par un vaisseau. Il faudrait une trajectoire absolument synchrone, hormis en ce qui concerne la vitesse, qui me semble difficile à obt…

Projet Péniche

Bon, mon prochain roman a atteint aujourd'hui les 300.000 signes, ce qui est à peu près la taille que faisait L'Île de Peter. Et il est loin d'être bouclé, le bougre. Je pense qu'il culminera à 450.000 signes, voire 500.000, ce qui le rapprocherait du format d'Eschatôn.

Curieusement, je n'en ai pas encore écrit la fin, contrairement à mon habitude. Les grandes lignes en sont déjà tracées, bien sûr, mais je me réserve la possibilité de prendre quelques chemins et canaux de traverse. C'est déjà le cas, d'ailleurs : le narrateur de la portion que je vous donne à lire aujourd'hui était un personnage assez secondaire au départ, dont j'ai fini par étoffer le rôle, histoire de multiplier encore un peu plus les points de vue (ce sera un roman choral, un patchwork de textes très différents les uns des autres, comme le sera un autre bouquin que je prépare, un recueil de nouvelles à fil conducteur dans lequel on trouvera pèle-mêle coupures de journaux, réc…

Cosmonautes 3

Suite de ma petite série de rediffs en hommage au cinquantenaire du débarquement sur la Lune. Aujourd'hui, le 2001 de Kubrick :


Si Stanley Kubrick est sans doute trop bien éduqué pour le formuler ainsi, ce qu’il cherche à faire avec 2001, l’Odyssée de l’espace (2001: A Space Odyssey, 1968)*, c’est bien à ringardiser le cinéma de science-fiction spatiale tel qu’il se pratiquait depuis les années 1950. Il cherche à créer une expérience totalement inédite tout en employant des motifs visuels familiers aux spectateurs. Il faut dire qu’à l’époque, la course à l’espace bat son plein et que la Lune est en ligne de mire et à portée de main. L’imagerie du film, d’un réalisme glacial issu des bureaux d’étude de la NASA (qui a largement contribué au projet) oppose formellement l’espace infini et ouvert du cosmos à des espaces infiniment clos qui se referment de plus en plus : intérieur du vaisseau spatial, puis intérieur de la capsule de sortie, puis intérieur du scaphandre, dernière protect…

Super-traumas de destruction massive

On le sait tous, pour peu qu'on ait un peu mis le nez dans les illustrés racontant les aventures de l'un ou l'autre super-slip combattant au nom de la vérité, de la justice ou de quoi que ce soit du même genre : leur origine est généralement lié à un traumatisme personnel plus qu'à l'obtention des pouvoirs. Pas de Spider-man s'interrogeant sur ses responsabilité sans la mort de l'Oncle Ben. Pas de Batman en croisade, sacrifiant sa vie dorée de milliardaire à une guerre sans fin sans l'agression subie par Thomas et Martha Wayne. Pas de Billy Butcher sans le viol de Rebecca et ses conséquences. (oui, bon, Butcher n'est pas exactement un super-héros, je sais). Pas de Docteur Strange sans la perte de sa dextérité de chirurgien qui l'a conduit à chercher des solutions drastiques et irrationnelles et à se remettre totalement en question sur le plan personnel. Pas de Wolverine en quête de lui-même sans les tripatouillages du projet Arme X. Et d'a…

Hail to the Tao Te King, baby !

Dernièrement, dans l'article sur les Super Saiyan Irlandais, j'avais évoqué au passage, parmi les sources mythiques de Dragon Ball, le Voyage en Occident (ou Pérégrination vers l'Ouest) (ou Pèlerinage au Couchant) (ou Légende du Roi des Singes) (faudrait qu'ils se mettent d'accord sur la traduction du titre de ce truc. C'est comme si le même personnage, chez nous, s'appelait Glouton, Serval ou Wolverine suivant les tra…) (…) (…Wait…).

Ce titre, énigmatique (sauf quand il est remplacé par le plus banal « Légende du Roi des Singes »), est peut-être une référence à Lao Tseu. (vous savez, celui de Tintin et le Lotus Bleu, « alors je vais vous couper la tête », tout ça). 
C'est à perdre la tête, quand on y pense.
Car Lao Tseu, après une vie de méditation face à la folie du monde et des hommes, enfourcha un jour un buffle qui ne lui avait rien demandé et s'en fut vers l'Ouest, et on ne l'a plus jamais revu. En chemin, il prit juste le temps de dic…

Le super-saiyan irlandais

Il y a déjà eu, je crois, des commentateurs pour rapprocher le début de la saga Dragonball d'un célèbre roman chinois, le Voyage en Occident (ou Pérégrination vers l'Ouest) source principale de la légende du roi des singes (ou du singe de pierre) (faudrait que les traducteurs du chinois se mettent d'accord, un de ces quatre). D'ailleurs, le héros des premiers Dragonball, Son Goku, tire son nom du singe présent dans le roman (en Jap, bien sûr, sinon c'est Sun Wu Kong) (et là, y aurait un parallèle à faire avec le « Roi Kong », mais c'est pas le propos du jour), et Toriyama, l'auteur du manga, ne s'est jamais caché de la référence (qu'il avait peut-être été piocher chez Tezuka, auteur en son temps d'une Légende de Songoku). 

Le roi des singes, encore en toute innocence.
Mais l'histoire est connue : rapidement, le côté initiatique des aventures du jeune Son Goku disparaît, après l'apparition du premier dragon (et pour cause : l'initiat…

Quand vient la fin

Les super-héros sauvent le monde, c'est leur métier, c'est bien connu. Même un petit joueur comme Peter Parker l'a fait une bonne quinzaine de fois, alors des poids lourds comme Supes ou Reed Richards, je ne vous en parle même pas. Ce besoin quasiment maniaque de sauver le monde tous les quatre matins est une des données du genre, mais pas que de lui : James Bond lui aussi sauve le monde assez régulièrement. Mais tel la demoiselle en détresse attachée au rails par le super-méchant, le monde a parfois besoin d'être plus souvent sauvé à certains moments qu'à d'autres. Car si le super-héros n'est jamais autant à la mode qu'en des périodes d'incertitude et de tension, ces tensions ont parfois été plus délirantes que tout ce qu'il pourrait imaginer. Mais revenons un peu en arrière. Dans la deuxième moitié des années 1940, la menace nazie est conjurée. Deux grandes visions du monde se retrouvent face à face : le capitalisme libéral des Américains et…

Tirer les cartes

Je vous parlais y a pas longtemps de mon prochain roman, dont l'idée me trotte dans la tête depuis deux ans, et sur lequel je bosse sérieusement depuis l'été dernier.

Et si, comme d'habitude, j'ai une foultitude de pages de notes (parfois incohérentes : je note plein d'idées, et à mesure que j'en développe certaines, je me vois obligé d'en supprimer d'autres, qui viendraient en contradiction avec la façon dont l'histoire et l'univers grandissent), j'ai pour la première fois depuis bien longtemps tracé une carte de mon univers pour m'y retrouver. Je n'en avais pas besoin pour les Trois Coracles, vu qu'elle existait déjà (c'était celle de la Bretagne à la fin de l'Empire Romain), ni pour mes autres romans.

En fait, j'ai produit pas mal de cartes de ce genre à mon époque rôliste, y a donc un sacré bail, et quand j'ai développé des univers de fantasy pour des projets de BDs qui ne sont pas allés bien loin, donc vers …