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Franc du collier

Une fois n'est pas coutume, je vais peut-être donner raison à Marine Le Pen, qui vient de rouvrir un dossier très douloureux. Elle a en effet comparé la situation actuelle avec les "migrants" (je trouve gênant ce terme, et je ne suis pas le seul : il dédramatise délibérément la situation de ceux qui sont avant tout des réfugiés) à ce qui s'était passé sous nos latitudes au cinquième siècle de notre ère, à l'époque de ce qu'on a appelé les "invasions barbares" et que nos voisins Allemands, qui ont l'air de s'y connaître appellent Völkerwanderung, ce qui signifie "migration des peuples".

Parce que rappelons-nous exactement ce qui s'était passé et revoyons l'action au ralenti : un peuple avait débarqué sous prétexte de bosser (les chefs de tribus prenaient aux gallo-romains les boulots dont ils ne voulaient plus parce qu'ils les trouvaient sales et mal payés, genre à l'époque gouverneur de cité ou général de légion) tout en étant poussés au cul par de plus méchants qu'eux, et en ont profité pour prendre les commandes, péter les églises et les vases qu'il y avait dedans Daech style, revendiquer pour eux la polygamie, se lancer dans des opérations d'intimidation religieuse (leur pouvoir politique était inféodé à des instances religieuses), avant d'imposer la loi de leur peuple, qui rabaissait notons-le le rôle de la femme. Ils ont même changé le nom du pays, ces salauds-là. Et ont revendiqué pour eux des droits divins qu'ils refusaient au reste du peuple, et il a fallu plus de douze siècles pour les leur arracher. Et puis ils nous ont entraînés dans un paquet de guerres dans tous les sens.

Ces gens-là s'appelaient les Francs et c'étaient de vrais saloperies, quand même. Et il en reste plein partout, d'ailleurs, on peut faire des statistiques à partir des noms : "Ménard", par exemple, c'est un nom d'origine franque, donc on voit bien qu'ils infiltrent encore nos institutions (bon, on a déjà réussi à leur arracher la monnaie, y a une treizaine d'années, parce qu'ils avaient leur nom sur les pièces et tout, une véritable infection, je vous dis).

Donc ouais, si Mme Le Pen veut aller au bout de son discours et foutre également dehors ces sales parasites de Francs (et qu'on rende son vrai nom à notre pays, du coup), là, d'accord. Sinon on restera dans les demi-mesures de petits joueurs.

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