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Articles

Les cartes en main

 j’en ai déjà parlé dans le coin, j’ai souvent recours à des cartes et autres ressources géographiques pour travailler. Par exemple l’espèce de google map de l’empire romain que j’ai largement exploité en écrivant les Trois Coracles, et qui m’a resservi pour L’ancelot. Pour ce dernier opus, j’ai aussi utilisé des descriptions du Somerset à l’époque médiévale, qui m’ont permis de donner du corps à la deuxième partie. Même pour le Mitan, j’ai recyclé des cartes de l’Amérique du Nord pour les remettre à ma main, avant de tout redessiner et de les faire évoluer afin de construire mon petit univers. Dans un travail en coécriture récent, pas encore publié, le fait de ne pas avoir dressé en cours de route un plan des lieux que nous décrivions a fini par générer des différences d’appréciation entre moi et ma collègue, qu’il fallut lever à la relecture. En produisant un plan à posteriori et en nous mettant d’accord dessus. Aujourd’hui, pour une nouvelle de SF, j’ai exploité des photos satel...

Altitude

 Dans mon rêve de l’autre nuit, je me trouvais dans une ville en reconstruction, un paysage dément de friche urbaine avec des carcasses d’immeubles gigantesques et pas finis. Le centre des opérations était une sorte d’énorme caisson plat situé tout en haut d’une grue de plusieurs centaines de mètres de haut, juste sous l’axe du fléau. On y accédait par un ascenseur grinçant. J’avais des documents à y récupérer, mais j’appréhendais le voyage, et j’étais accompagné d’un gros chien. Arrivé en haut, je découvris des locaux eux aussi en travaux, avec des cloisons pas finies, des rouleaux de câble informatique, des pots de peinture et de solvants. J’ignorais dans quel bureau se trouvait ce que j’étais venu chercher. Je demandai à un employé et m’aperçus en entendant gronder le chien, qu’aucun des occupants n’était humain. J’avais affaire à des genres d’androïdes aux réactions froides et impersonnelles. Je perdis confiance, le peu que j’avais au départ, et entrepris de fouiller discrèteme...

Writever novembre, deuxième partie

Bon, je profite d’arriver à accéder, même péniblement dans un truc perclus de bugs sur lequel il est affreusement compliqué d'éditer un texte à posteriori, pour balancer les trucs’ en attente. Faute d’interNet, ma participation au writever est en stand by, mais y avait-il encore quelques bouts qui trainaient.   16/Rire -J'entends des rires, nous sommes sauvés ! Dakota Williams tendit l'oreille. Ces démonstrations de joie, au fond du désert, ne collaient pas. Il leva son revolver. -Si le rire est le propre de l'homme, il est aussi le sale de la hyène. Préparez-vous à vous défendre.   17/Relation -L'algorithme de cette app s'occupe de tout, jusqu'au message de mise en relation. -Je n'ai aucun contrôle? je ne peux pas refuser? -Non, l'algo choisi un match,vous êtes fait l'un pour l'autre. -Et si ça ne marche pas? -Ce n'est pas la faute de l'app mais la vôtre.   18/Cigale Après l'accident du Tricastin, les cigales mutèrent dans un ray...

Les semaines à venir

 comme vous l´aurez sans doute remarqué, mon joli blog est en jachère depuis trois mois, la faute à un gros problème de fibre internet dans mon quartier. Si tout va bien, c’est réglé la semaine prochaine, mais sait-on jamais. En attendant, voici les prochains événements auxquels je participe. Navré pour les problèmes de mise en page de cet article, je tape sur une tablette assez malcommode. Je corrigerai dès que possible.    Samedi 26 février à partir de 16 heures au Gibert Barbès, dédicace de L’ancelot avançait en armes. Il y aura sans doute une petite causerie sur la littérature arthurienne. / Samedi 5 et dimanche 6 mars, salon Geekorama à Bayeux. Possible qu’on y croise aussi mon vieux complice Jean-Marc Lainé. / Jeudi 17 et vendredi 18 mars, festival d’Angoulème, et conférence Fantastic Four, matrice d’un univers, vendredi à 13 heures au conservatoire Gabriel Fauré.  / Vendredi 18 mars à 20 h, soirée surprise au Club de l’Etoile, Paris. Et ça devrait rester dans ...

Héros et monstres

 Deux sorties qui me concernent directement aux éditions Ynnis. La première, c'est le n°9 du mook Héros , consacré à la genèse cosmique de l'univers Marvel. J'en signe toute la partie comics, c'est l'occasion de réviser. Cela vous permettra de revoir l'histoire de l'éditeur, celle de ses créateurs les plus éminents, et d'une palanquée de personnages parcourant le cosmos à grands renforts d'énergie et de Kirby Crackles. Et sinon, une traduction, Alien, le livre de recettes , qui vous permettra de recréer sur votre table l'ambiance des films. Âmes sensibles, s'abstenir.     L'occasion de revenir sur la célèbre scène de la cuisine dans Alien :

Dédicaces en vue

Je serai le vendredi 26 novembre une bonne partie de la journée (tout l'après-midi et sans doute une partie de la matinée) à la Librairie des Fables, 20 Grande Rue à Château-Thierry dans l'Aisne, notamment pour signer le Dossier Arkham .   Le ouiquende suivant, je serai comme chaque année (sauf Coviditude) au Salon des ouvrages sur la BD, vendredi 3 et dimanche 5 décembre, Halle des Blancs Manteaux, rue vieille du Temple, Paris 4e, avec les éditions La Cafetière. Lundi 6 décembre, je serai au Dernier Bar avant la fin du Monde, avenue Victoria à Paris, avec les Moutons électriques pour signer le nouveau recueil Super-héros , grosse anthologie dans laquelle j'avais fait un article.

Agent très spécial

 Je m'étais revu ces dernières semaines Skyfall et Spectre avant de me faire No Time To Die . Et je me disais que, décidément, j'aimais bien les 007 version Daniel Craig.   No Time To Die a des défauts. Mais en fin de compte, ce sont ceux de toute la saga Craig. Il en est donc une conclusion cohérente. Et couillue, à sa façon, vu la manière dont ça boucle la boucle. Il est sans doute un peu trop long pour ce qu'il est, filmé avec efficacité mais sans génie (certains plans manquent de la patte de Mendes, à l'évidence), mais il finit de regrouper les fils mis en place précédemment, avec la dose de spectacle qui va bien, et le traitement intéressant et marrant d'un Bond qui revient après avoir été remplacé par un nouveau 007. J'aime bien aussi le jeu de référence au passé avec la chanson We Have All The Time in the World , qui renvoie à un moment clé du mythe Bond, ainsi que le personnage joué par Ana de Armas. Bref, c'est peut-être pas le meilleur des Bond,...

Writever novembre, première partie

 Remember remember the date of writever, c'est de saison. Et donc, voici la première partie de la liste concoctée par Ketty Steward elle-même, ce mois-ci. 1/Silence Il prit conscience d'une anomalie en arrivant en ville. Même lorsque les rues étaient vides, au coeur de la nuit, il subsistait des bourdonnements, des éclats de voix dans le lointain, l'écoulement des caniveaux. Là, rien. Pas le moindre son. Prudemment, il avança.   2/Appartenir Cette notion d'appartenance lui avait toujours semblé fumeuse. Appartenait-il aux groupes auxquels ont l'associait? Il avait l'impression de traverser la vie comme un fantôme. Peut-être en était-il un du reste. Il ne savait pas. Il comprit plus tard. Trop, d'ailleurs.   3/Lasagne Du fait de l'organisation en feuilleté des réacteurs de nouvelle génération, on avait surnommé leur combustible "lasagne". Dans le jargon des opérateurs, les incidents potentiels avaient des noms de recettes. La bolognaise était le...

His name is...

 Longtemps, je crois, que je ne me suis fendu d'une homélie dominicale. Il faut dire que mes ouiquendes récents ont été pas mal occupés et que les moments pour souffler se font rares. Icons are forever   Je les occupe notamment à écouter des vieilles et moins vieilles BO de James Bond, notamment tout ce qu'a fait Shirley Bassey sur la licence (elle parvient quasiment à elle toute seule à sauver Les Diamants sont Eternels , piteux épilogue à la période Sean Connery), et en allant me replonger aussi dans le reste de la production de la dame, qui semble marquée par ce passage zérozérotesque, intégrant des cuivres bondiens un peu partout, au point que même des morceaux comme Get the Party Started pourraient sans trop d'efforts et au prix de modifications mineures devenir la musique d'un Get the Kill Started ou un truc du genre. Marrant que, tant d'années après le début des films, et après tant d'évolutions, certaines sonorités reviennent encore et toujours, deve...

Ce soir

 Ce soir, vendredi 5 novembre, j'interviens sur à 18h sur la chaîne twitch de Doctriz, http:// twitch.tv/doctriz , avec Radio Moustique pour parler de super-héros militants, dans la foulée de ma table ronde de la semaine passée, aux Utopiales. Cela fait également suite à mon papier sur la bisexualité de Superman , publié dernièrement chez Bruce Lit. et le Ripley : https://www.twitch.tv/videos/1196810225?t=0h0m1s

I was back

 Bon, c'est peu de dire que le week end a été épuisant. Entre la première journée du Campus Miskatonic à Verdun et trois jours d'Utopiales à Nantes, j'ai pas arrêté de cavaler, de signer, de causer, de conférencer, et de descendre le soir divers liquides à consommer avec modération.   débrief au sommet Mais c'était chouette. Je pense avoir battu des records de grands écarts entre mes interventions, mais chacune, même celles sur lesquelles j'étais le moins à l'aise en termes de thématique, s'est magnifiquement passée. La qualité d'une table ronde dépend énormément du modérateur et de la dynamique instaurée entre les intervenants et c'était cool. Ça m'a d'ailleurs permis de passer un peu de temps avec des gens que j'apprécie et ne vois pas du tout assez, d'en découvrir d'autres, et surtout de voir en vrai des gens avec qui j'ai causé par réseaux interposés.   Bref, plein de moments géniaux avec des gens que j'aime énormémen...