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Les cartes en main

 j’en ai déjà parlé dans le coin, j’ai souvent recours à des cartes et autres ressources géographiques pour travailler. Par exemple l’espèce de google map de l’empire romain que j’ai largement exploité en écrivant les Trois Coracles, et qui m’a resservi pour L’ancelot. Pour ce dernier opus, j’ai aussi utilisé des descriptions du Somerset à l’époque médiévale, qui m’ont permis de donner du corps à la deuxième partie. Même pour le Mitan, j’ai recyclé des cartes de l’Amérique du Nord pour les remettre à ma main, avant de tout redessiner et de les faire évoluer afin de construire mon petit univers.

Dans un travail en coécriture récent, pas encore publié, le fait de ne pas avoir dressé en cours de route un plan des lieux que nous décrivions a fini par générer des différences d’appréciation entre moi et ma collègue, qu’il fallut lever à la relecture. En produisant un plan à posteriori et en nous mettant d’accord dessus.

Aujourd’hui, pour une nouvelle de SF, j’ai exploité des photos satellite de Melbourne, en Australie, histoire de comprendre la topographie de la ville et de son environnement direct... avant bien sûr de tout saccager, puisque le changement climatique et à montée des eaux vont tout changer. Néanmoins, comprendre la structure des lieux me permet de me projeter dedans avant de les faire évoluer. Même si je ne rentre pas forcément dans des descriptions ultra précises, le format nouvelle ne s´y prêtant pas, j’en ai besoin pour sentir les lieux et, au besoin, pour en exploiter les particularités...

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