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Articles

Le Niko près de chez vous

Bon, il est temps que je refasse un petit point dédicaces, conférences, etc… Ce dimanche, le 29, je dédicace de 15 à 18 h à la Brasserie le Métro, Place Maubert à Paris dans le cadre du Parcours BD. Avec Alex Varenne, Maxenge Granger, Ondine Lauriot et l'ami Marwan Kahil. (note, je suis indiqué comme dédicaçant aussi le samedi après-midi, mais j'ai été obligé de me désister, désolé) Vendredi 11 octobre à 19h, je participerai à une table ronde à Lyon (25 rue Chazière, dans le 4e arrondissement) dans le cadre des Masterclass de l'Imaginaire, sur le thème "Écriture du temps : anticipation, uchronie, fin du monde" avec Karine Gobled, et Jacques Martel. J'y interviens en temps que spécialiste en apocalypses, ce que j'envisage de mettre sur ma carte de visite parce que ça en jette. ( inscriptions ici) Le samedi 18 octobre, je devrais en toute logique participer au deuxième Imagibière, organisé par la Brasserie de l'Être, rue Duvergier, Paris 18. D...

Guns and proses

Pour un petit salon local qui se tient bientôt (péniche Story Boat, Port St Nicolas de Conflans Ste Honorine, le 22, si vous voulez tout savoir), je me suis mis en tête de réimprimer un petit livret que j'ai réalisé il y a une dizaine d'années, contenant des histoires écrites il y a vingt ans et dessinées par mon vieux complice Jean-Marc Lainé. C'est toujours marrant de se replonger dans ces machins. C'était l'époque où on voulait un peu être Frank Miller à la place de Frank Miller. On essayait des trucs. Et mine de rien, y avait une petite ambiance, y avait des effets de narration plutôt chouettes. Bon, je regrette un peu l'effet "girl in fridge" dans La Chasse , le deuxième récit, mais il avait été conçu pour une anthologie au départ, et on m'avait demandé un truc à la Seven . Je n'avais d'ailleurs pas vu Seven , à l'époque, et du coup je me le suis auto-spoilé tout seul comme un grand en le pastichant sans connaît...

Métro-dodo

Ah, encore un rêve où je passe un temps infernal dans les transports. Là, je devais me trimballer un vélo dans le métro. Ce qui n'a guère de sens, puisque si j'ai un vélo, c'est pour m'en servir, je ne vois pas trop de configurations où je descendrais dans le métro avec une bicyclette sous le bras. Bref. Et donc, je me transbahutait dans des stations tentaculaires, aux escalators planqués dans des recoins, aux ascenseurs exigus, aux escaliers et aux couloirs interminables, trainant toujours la petite reine. Enfin, je parviens à monter dans une rame, tout à l'avant. C'est une de ces rames automatiques, sans chauffeur, qui permettent de voir devant défiler les rails et les tunnels. Le métro démarre, s'enfonce dans le tunnel, puis émerge à l'air libre. Et là, surprise : pour étendre la ligne sans creuser de nouveau tunnel, les rails passent sur la Seine. Ils sont à demi immergés, soutenus Dieu sait comment, et le métro roule dessus. Je me souviens dis...

1500 !

Ceci est le 1500e article sur ce blog. En une petite dizaine d'années (il a débuté en octobre 2009). Mais l'histoire de la Warzone remonte à beaucoup plus loin. En fait, elle commence en décembre 1992, ça fait donc un sacré bail. L'équipe du fanzine Direct Importation, consacré aux comics, vient de rebooter la revue, sous le titre Heroes . Ayant participé à la toute fin de DI , je me retrouve à écrire dans Heroes . Au moment où Marvel annonce, dans sa ligne 2099 , la nouvelle série signée Stan Lee, un événement. Les visuels de cette série, Ravage 2099 , me font bondir : ils pillent allègrement, mais de façon pataude, mon comic book préféré, Grimjack (voir au sujet de GJ l'interview de Tim Truman , ainsi que les papiers qu'y a consacré Artemus Dada, notamment ici et ici ), qui vient de s'arrêter l'année précédente. Je propose de me fendre d'un coup de gueule, et on me file donc une rubrique régulière consacrée à mes vitupérations. Son titre, vo...

Uchronies Express

Je me retrouve à filer des idées à un cinéaste amateur qui bricole une uchronie dans son coin. C'est hyper amusant à faire et son truc va être super rigolo. Ce que j'en ai vu m'épate et m'éclate. Il y a fatalement des idées non retenues, mais dont il serait dommage, je crois, qu'elles restent sous le boisseau. En voilà une, par exemple :   "En Allemagne, un politicien écrit du fond de sa prison un ouvrage expliquant l'importance de la surveillance émotionnelle de masse : Mein Voight-Kampff . Ses théories sont mises en œuvre 70 ans plus tard par le jeune Mark Zuckerberg."

Hop

Je ne sais pas si vous avez vu les essais du StarHopper de Space X. Ce machin est tout moche, n'a l'air de rien, et n'a pas volé bien loin, mais ce n'est qu'un démonstrateur technologique, un outil pour tester les moteurs et leur guidage. L'intéressant, c'est ce qui est censé venir après, le StarShip annoncé par Elon Musk et sa bande. Et là, c'est une très grosse fusée, faite de tout un tas d'éléments réutilisable. Et là où ça m'amuse, c'est que dans mon bouquin Cosmonautes (dont j'ai filé des extraits ici même le mois dernier) j'actais la mort de ce que j'appelais "le dard chromé", la fusée à papa (voire à grand-papa) qu'on voyait dans la vieille SF des origines et dont l'avatar le plus iconique, quoique pas chromé, est la fusée de Tintin. La complexité du vol spatial, l'absence d'un quelconque besoin d'aérodynamisme dès qu'on a quitté l'atmosphère et l'obligation de passer par des é...

Attentes

Ah, je pense que toute l'imposante fraction geek de mon lectorat est au courant, il y a un nouveau trailer, ou teaser, ou je ne sais quoi, pour le prochain Star Wars . La nouvelle trilogie Star Wars , on en a déjà parlé dans ces pages, c'est un grand malade : ça tente de bâtir du nouveau sans aller au bout du truc, tout en flattant les vieux fans, et ce grand écart fout la zone. Au moins, avec la très décriée Prélogie, George Lucas faisait œuvre d'auteur, il faisait son truc à sa façon et l'assumait, pour le meilleur et le pire. Et il parvenait à raconter quelque chose de cohérent. Y a plein de trucs agaçant dans la Prélogie, plein de choix malheureux, mais il y a un vrai arc narratif. Et quelques petites merveilles dans les visuels et l'écriture. Pas assez, pas tout le temps, et c'est parfois gâché par des raccourcis, mais Lucas avait plutôt pas mal bouclé son histoire. Sur cette nouvelle trilogie, on sent un souci de direction, et les moments formidables o...

Dans l'espace, personne ne vous entendra avancer

Je repensais à ces longs travelings sur des vaisseaux spatiaux qu'on voit dans plein de films, d' Alien à Star Wars , et parodiés dans La Folle Histoire de l'Espace . Pour ce que j'en sais,  le premier du genre est dû à Kubrick dans 2001 . La caméra y regarde longuement passer le Discovery, ce qui nous donne à la fois une idée des dimensions du bidule, mais aussi de la lenteur (relative : la vitesse d'un machin pareil sur une telle trajectoire doit dépasser les 11 km/seconde) des voyages spatiaux. Ces plans magnifiques donnent une impression de majesté et sont toujours hyper importants dans l'icônisation d'un gros engin de ce genre. Et comme souvent, un tel plan n'a de sens que cinématographique. Dans la réalité, je vois mal comment un observateur quelconque pourrait se trouver en situation d'observer un tel déplacement par un vaisseau. Il faudrait une trajectoire absolument synchrone, hormis en ce qui concerne la vitesse, qui me semble difficile ...

Archéologie narrative

Tiens, en fouillant de vieux fichiers, j'ai retrouvé un brouillon d'article resté inachevé et datant de 2007 intitulé "l'inconstance de l'éphèbe" (je me la racontais déjà vachement avec des titres à la con dans le genre, à l'époque). Le sujet en était les rapports complexes entre Mouche, Crochet et Peter Pan dans leur île imaginaire. Ce brouillon n'est constitué que de pistes en vrac, d'embryons de paragraphes, de phrases isolées, comme souvent ces premières étapes dans la création d'un article de ce genre, avant que je ne me livre à des recherches ou que je structure le bazar. Ce qui est rigolo, c'est que si j'ai laissé le truc en plan (le machin date de l'époque où je bossais à fond sur les scénars de Tengu-Do, très compliqués à organiser vu la nature du récit, et ceux de Crusades, compliqués par le fait que nous étions deux scénaristes à bosser dessus, et pas toujours d'accord, je n'ai donc sans doute pas eu beaucoup de...

Back

Bon, reviendu de quelques jours au vert. Ça m'aura pas fait de mal, même si j'ai quand même un peu bossé dans l'intervalle. 70.000 signes sur le Projet Péniche, 10.000 sur Projet Tentacules 2 (non, ce n'est pas le tome 2 de Celui qui Ecrivait dans les Ténèbres, mais un autre truc lié à HPL, ça va être dans un style un peu foutraque, cette fois-ci) et un peu de traduction. Mais j'ai fait des balades, je me suis trempé dans l'eau de mer et j'ai glandé (en fait, j'ai même rattrapé quelques mois de sommeil en retard). Quelques rêves notables. Un avec Tina Turner en mode Dôme du Tonnerre, c'était un peu curieux vu qu'il fallait que je conduise une voiture à la Mad Max et que là, même en rêve j'avais parfaitement conscience de pas être foutu de tenir un volant. Et un autre truc carrément étrange. On était en 1992 et je croisais dans un squat d'artistes un type que je n'ai rencontré que des années plus tard. Et qui n'est en f...

Projet Péniche

Bon, mon prochain roman a atteint aujourd'hui les 300.000 signes, ce qui est à peu près la taille que faisait L'Île de Peter . Et il est loin d'être bouclé, le bougre. Je pense qu'il culminera à 450.000 signes, voire 500.000, ce qui le rapprocherait du format d' Eschatôn . Curieusement, je n'en ai pas encore écrit la fin, contrairement à mon habitude. Les grandes lignes en sont déjà tracées, bien sûr, mais je me réserve la possibilité de prendre quelques chemins et canaux de traverse. C'est déjà le cas, d'ailleurs : le narrateur de la portion que je vous donne à lire aujourd'hui était un personnage assez secondaire au départ, dont j'ai fini par étoffer le rôle, histoire de multiplier encore un peu plus les points de vue (ce sera un roman choral, un patchwork de textes très différents les uns des autres, comme le sera un autre bouquin que je prépare, un recueil de nouvelles à fil conducteur dans lequel on trouvera pèle-mêle coupures de journaux,...

Irresponsables, mais pas coupables

Les comics sont remplis de personnages de savants fous. Mais ils regorgent aussi de savants posés en modèles, qui travaillent pour l'amour de la science et le progrès de l'humanité. L'archétype en est bien entendu Reed Richards, un monsieur que tout le monde s'accorde à trouver fantastique. Pourtant, quand on y regarde de plus près, les savants "bons" des comics sont aussi dangereux que leurs contreparties maléfiques. Commençons donc par Reed Richards, emblématique des Marvel Comics. Lançant sa fusée au mépris du danger, il s'expose à des radiations inconnues, et pourrit au passage ses compagnons d'aventure. Par la suite, il inventera des transmetteurs de matière, qui deviennent prétexte à une invasion skrull, et le célèbre portail vers la Zone Négative, source d'emmerdes incroyables, exposant la Terre à des menaces de type Annihilus ou Blastaar. Pourtant, Richards est souvent présenté comme le savant le plus génial de la planète, caution morale ...