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Articles

Rentrée

Bon, c'est bientôt la rentrée, et je vais avoir un automne un peu chargé en interventions. Je vous donné déjà les trucs bordés : le mercredi 19 septembre, je donnerai un conférence "Figures et mythes des super-héros" à 20h30 la bibliothèque de Thouars (c'est juste en-dessous de Saumur), et il y aura à 18h une séance de dédicace à la librairie Brin de Lecture. Le jeudi 4 octobre, je dois participer à une table ronde à Paris, je vous en dis plus dès que les choses se précisent. Vendredi 12 octobre, je dédicace à Quai des Bulles à St Malo, avec les éditions 21g. Le dimanche 21 octobre, je donne une conférence débat sur les super-héroïnes à 14h30 au cinéma théâtre André Malraux de Chevilly la Rue, dans le 94, à l'occasion d'une projection d'Ant-Man and the Wasp. Du vendredi 2 au dimanche 4 novembre, je serai en dédicace au Salon Fantastique, porte de Champerret, sur le stand des Indés de l'Imaginaire, avec les Moutons électriques. Les jeudi 8 e...

Prochainement dans les bacs

J'en avais déjà causé, mais je suis au sommaire du Novelliste n°2 , qui sort tout bientôt. Je vous mets la 4 de couve, histoire de vous montrer qu'il y a plein de gens bien dedans. Et du coup, histoire de vous allécher, je vous mets les premières lignes de mon texte : -- Une douce fraîcheur retombait sur la petite cour. C'était ce moment béni entre tous où la touffeur de la journée fait place à une brise légère, à ce dernier souffle du jour que les Hébreux, dans la Genèse, semblaient associer à la Présence divine dans le jardin originel. C'était l'heure où l'homme dépose le fardeau de ses travaux et peut s'accorder un moment pour réveiller son âme, en secouer la poussière avant d'aller s'installer autour du grand plat, avec les autres, pour remplir son ventre. Hakem ibn Wathik al Musafir écoutait le doux bruissement des jets d'eau, les yeux mi-clos. Le vieil homme s'émerveillait du luxe que p...

Bateleur 1

Aujourd'hui c'est le Bradbury Day, et en hommage au vieux Ray qui aurait eu 98 ans aujourd'hui, plein d'auteurs diffusent gratuitement une nouvelle. Voilà la mienne. C'est une vieillerie, qui a un peu plus d'une vingtaine d'années et est grevée de grosses scories de style, et des éléments qui datent le texte. Idéalement, ce serait à retravailler en profondeur, mais ça représenterait un énorme boulot (vu que ce texte est le premier d'une série qui en compte une demi-douzaine) (mais qui demeure inachevée à ce jour). Peut-être que je vous passerai le suivants à l'occasion, si ça vous plait. L'illus est de Jim Lainé je l'avais colorisée à l'époque, sous 'Toshop 2,5 ou 3, je ne sais plus Quelque part au bout de la nuit Le Bateleur se mit à rire, de ce rire moqueur mais désabusé qui était sa marque personnelle. Il porta le verre de bière à ses lèvres, en aspira une gorgée, puis le reposa sur un carré de carton à l’effigie d’...

Rule Britannia

J'en parlais hier, mais tenez, c'est l'occasion de vous montrer à quoi ressemblera mon Uther : -- Uther était jeune enfant encore, lorsque la nouvelle du sac de Rome par les Goths parvint en Bretagne. Pour certains, et même pour la plupart de ses compatriotes, la Ville n’était qu’un maître lointain, surtout pourvoyeur d’impôts et de corvées. Pour d’autres par contre, Rome représentait la présence vivante d’une grandeur touchant au cosmique, une source jaillissante de civilisation qui soudain s’était tarie. Dans les vertes campagnes de l’île, bien entendu, cela ne changea rien de prime abord à la vie quotidienne, ou si peu. Certes, les quelques légions s’en étaient allées sur le continent défendre ce qu’il restait de la cité impériale, mais l’alternance des saisons ne s’en trouvait pas perturbée pour autant, pas plus que les moissons. Dans les villes, les vieilles familles tentaient de grappiller le pouvoir abandonné par ceux qui gouvernaient jusqu’alors au nom des distant...

Tentacules et épées magiques

L'article du jour commence par un petit erratum : dans mon album sur HP Lovecraft, page 70, HPL débarque chez une Madame Miniter, habitant à la campagne. Je savais qu'ils étaient correspondants, mais j'ai commis une erreur : au moment où à lieu cette scène, ils se sont déjà rencontrés au moins deux fois, alors que je l'écris comme s'ils ne s'étaient jamais vus en vrai. (Je viens de m'apercevoir de ma bévue en lisant un chapitre de I am Providence , la biographie d'HPL par Joshi, à la traduction de laquelle je participe sous la direction de Christophe Thill pour le compte des éditions Actu SF) (j'ai bossé à partir de bouquins de Joshi, notamment son encyclopédie Lovecraft, mais pas de la bio elle-même) Sinon, et je vous parlais de ce bouquin  ici même , une de mes lectures de vacances, ça a été Uter Pandragon , de Thomas Spok, aux éditions Les Forces de Vulcain. Je vous en avais causé parce que mon prochain roman est justement sur le même sujet, e...

El ritorno del Niko

Bon, reviendu de vacances. Ce qui m'a permis de souffler un peu, de me poser à droite à gauche pour griffonner sur des carnets de croquis, d'avancer la relecture de mon prochain roman, de boucler une novella promise pour une revue (ça reprend, affine et termine le bout de roman feuilleton que j'avais posté ici même ), gratter un projet collectif de comics. Bref, j'ai rien foutu ou presque. Faut dire que j'étais secoué : un problème de tuyauterie a provoqué une inondation dans mon bureau bibliothèque deux jours avant mon départ. Plein de bouquins ont pris la flotte, et j'ai réussi à en sauver l'essentiel, mais ça m'a usé et déprimé. Là ça va mieux, mais dans la pièce flotte encore une méchante odeur de cave. Bref, la reprise va être compliquée.

Sous quels soleils exactement ?

Ce soir, c'était la conjonction avec Mars. De notre vivant, le moment où nous serons au plus proche de la planète rouge. Bon, ça fait quand même un bon paquet de millions de kilomètres, donc on ne la voit que comme une assez grosse étoile, mais ça valait le coup d'aller y regarder (bon, on restera très proches encore quelques jours, hein, vous pouvez essayer demain, il fera beau). Du coup, j'ai pris mes jumelles et je suis allé dans un coin de mon patelin d'où on a une belle vue, et d'où l'on tourne le dos à la majeure partie de la pollution lumineuse. Et j'ai pris bien soin d'étudier une carte du ciel avant de partir. Résultat des courses, ce sont quatre planètes que j'ai pu observer ce soir. D'Est en Ouest, Mars, Saturne, Jupiter et Vénus. C'est d'ailleurs la première fois que j'ai réussi à repérer Saturne à coup sur dans le ciel, j'étais content. Et j'ai peut-être vu (mais peut-être était-ce en fait un artefact dû à mo...

Trop peur de la torpeur

Et voilà que l'on s'enfonce doucement dans l'été. Enfin, doucement… souvent les températures sont tout sauf douces. Mon bureau est devenu une étuve à faire suer un Finlandais. Mais quand je sors dehors, c'est pire. Et je suis souvent déçu. Le moment où j'aurais voulu du beau temps, genre hier soir, pour monter l'éclipse à mes mômes, on a eu les seuls nuages de la semaine. Bien joué. Je sors acheter des bières à la supérette, le type devant moi est un parfait sosie de Charles Bukowski, coupe de cheveux et joues grêlées incluses. Et puis y a les moments où, pris d'un coup de folie ou victime d'obligations diverses, je dois m'infliger un voyage en train. Et donc être exposé à l'affichage en gare. Non, je ne veux pas parler des horaires incohérents, mais, une fois encore, de la publicité. Là, à l'arrêt en gare, j'ai vu une affiche dehors qui m'a estomaqué. Elle vantait fièrement un sirop contenant "85% de fruits". Or, il s...

Bishop takes queen

On pourrait croire (j'aurais pu le croire moi-même) qu'après avoir bouclé Howard P. Lovecraft, Celui qui écrivait dans les ténèbres (toujours en vente en librairie, dispo le 2 septembre en version anglaise aux USA), je n'en pourrais plus de l'œuvre tentaculaire d'HPL. Mais les circonstances veulent que je continue d'en bouffer, vu que je participe à la traduction du Je suis Providence de S.T. Joshi. Et puis, en rangeant la doc et l'étagère Cthulhu, je me suis avisé que je n'avais jamais fini le recueil L'horreur dans le cimetière , qui reprend une partie des collaborations d'HPL avec d'autres écrivains. Je m'étais arrêté juste après "La chevelure de Méduse", co-écrit avec l'autrice Zealia Bishop. J'ai donc attaqué celui des trois Bishop que je n'avais pas lu, "Le tertre", qui a bonne réputation auprès des amateurs. Et dans la foulée, j'ai relu les deux autres, "Méduse", bien sûr, mais aussi ...

Phase Deux

Bon, ayé, ça me pendait au-dessus de la tête comme une épée de Damoclès rouillée attachée à l'éthique d'un député LREM, et fatalement ça m'est tombé dessus : mon éditeur (loué soit son nom, tout ça tout ça) m'a renvoyé une version relue de mon prochain bouquin. Alors j'avais déjà eu des versions relues, mais par des ami.e.s qui m'avaient déjà déblayé plein de trucs, et aux remarques desquel.le.s je pouvais opposer parfois toute la morgue et la certitude de l'auteur avec un grand H (oui, ceux qui m'ont déjà vu en vrai et debout peuvent goûter cette blague nulle et éculée), mais là, non. Ce sont les mecs qui décideront ou pas d'envoyer le machin se faire coucher sur papier à grands coups de rotatives offset. L'affaire est donc sérieuse. Et oh putain y a cinquante correctifs par page (ce qui fait un paquet de correctifs au total). Dieu sait que le bouquin a pourtant été pas mal retravaillé depuis son tout premier jet, mais ça surtout permis de déb...

La valeur des chiffes face aux avaleurs de chiffres, à moins que ce ne soit l'inverse

Je suis content, ma fille a compris d'un coup la notion de "propagande silencieuse". Oh, de nos jours, la propagande est partout. il suffit de voir les dialogues de sourds autour de la directive européenne (finalement rejetée) sur le droit d'auteur. Avec d'ailleurs, dans ce dernier cas, une construction bien faux-cul d'emblée : comme elle entremêlait quelques avancées positives au milieu de grosses saloperies, ses critiques sont accusés (y compris par des vieilles badernes séniles comme Cavada, qui est la démonstration vivante des dégâts qu'induit le report perpétuel de l'âge de la retraite) de faire le jeu des grands groupes que pénaliseraient vaguement ces avancées. Bon, le filtrage automatique de tous les contenus n'est pas encore à l'ordre du jour, mais les réactions outrées au rejet de la loi démontrent bien que nous sommes face à un totalitarisme en voie de constitution. Mais la propagande plus insidieuse dont je lui ai fait prendre con...

Quelques trads avant l'été

Ah, j'ai eu dans ma boite quelques bouquins que j'ai traduits. La petite gâterie, en ce moment, c'est Jimmy's Bastards, la nouvelle série de Garth Ennis. Si vous avez aimé The Boys, ce truc est pour vous. C'est la version James Bond. Qui pose la question lancinante : à force de baiser puis d'abandonner toutes les femmes qu'il croise, le héros de film d'espionnage n'a-t-il pas créé toute une légion de mômes qui lui en veulent ? C'est trash et drôle, et comme souvent chez Ennis, beaucoup plus fin qu'il n'y paraît au premier abord. C'est chez Snorgleux, éditeur marseillais hyper sympa. Lazarus, chez Glénat, arrive à son tome 6. Cette excellente série d'anticipation se permet un détour, un petit point sur la guerre commencée quelques pages auparavant, vue non pas par l'héroïne, le Lazare du titre, mais par les gens normaux, les journalistes, bidasses et parents de cet univers glauque qui nous pend au bout du nez si l'on n...