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Reviendu

Ayé, reviendu d'une petite quinzaine de jours au vert, ce qui m'a permis d'avancer sur mon prochain roman (j'en ai largement dépassé la moitié, à présent), d'aller dédicacer à Rennes (je recommande la petite buvette du parc du Thabor, on y mange très bien) (et ils ont des canards à houppette dans le parc, genre des canards Don King et Donald Trump, c'est absolument ridicule, faut voir ça une fois dans sa vie), mais aussi d'aller nager un peu, de mettre au pillage quelques bouquinistes (et du coup de me péter le dos en traînant la valise au retour).

Bref, c'était cool.

Et comme toujours dans ces cas-là, j'en ai profité pour bouquiner.

Mon Alexandre Dumas d'été, cet année, ça aura été le Chevalier d'Harmental, récit d'une conspiration foireuse contre le Régent Philippe d'Orléans (et dès qu'on connaît un peu l'histoire de la Régence, on sait que la combine n'a pas pu fonctionner, et du coup ça se lit un peu comme un Dortmunder). Très sympa et distrayant, avec un personnage secondaire de vieux capitaine sur le retour qui a un côté presque proto-Alatriste, si Alatriste avait été le fils de Porthos. Factoïde amusant : un conseiller cité une fois s'appelle Chirac, et une mère maquerelle qui loge un des personnages s'appelle la Fillon.

Je n'avais jamais lu le Journal d'un vieux dégueulasse, de Bukovski. C'est à présent chose faite. Une espèce de galeries de portraits et d'anecdotes passés en rubrique dans une revue. De gros moments de dinguerie, par un type qui s'y est toujours entendu à décrire des gueules de bois de compétition.

Relu un Hawking, pour m'apercevoir que, quand même, ma compréhension de la physique moderne a fait quelques progrès depuis que je l'avais lu une première fois il y a vingt ans, celui-là.

Potassé les Lettres d'Arkham, un petit recueil de correspondances de Lovecraft sorti il y a une éternité chez Glénat.

Lu les Onze Mille Verges, d'Apollinaire. Bon, c'est rigolo dans la démesure sadienne. Ça a dû bien choquer le bourgeois à l'époque, et ça doit continuer, c'était visiblement fait pour, avec une absence de finesse qui force l'admiration. Ça m'aura au moins appris le mot "mousmé".

Trouvé un exemplaire de Z comme Zorglub dans un coin de la baraque où je logeais, et ça m'a permis de le relire.

Et puis voilà. Des vacances un peu light en lecture, du coup (le Rivage des Syrtes était sur ma pile, ça fait longtemps que je voulais le lire et il traînait sur une étagère, mais j'ai pas eu le temps et ce sera pour les prochaines vacances, du coup).

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