Ah, demain, c'est Premier Avril et c'est Vendredi, donc doublement jour de poisson. Bon, moi j'en mange assez peu, moi, du poissecaille, parce que je préfère le vin rouge au vin blanc (et il parait que c'est meilleur pour l'organisme, le vin rouge, alors quand on me dit que le poisson est un aliment plus sain, je ricane) (et en fait, à tout prendre, le vin blanc je le préfère sans poisson). Bon, par contre, du calmar, tiens, je dirais pas non. Mais un calmar d'avril, ça risque de pas le faire. Alors que faire ?
J'ai de la chance dans le malheur : les grands arbres du quai limitent un peu le carnage. Tant que le trottoir et les façades sont dans leur ombre, ça génère un poil de fraîcheur. Mais à partir de 15-16 heures, le soleil tourne et paf, le trottoir et les façades s'échauffent. Et la pierre d'Oise dont sont faits la plupart des bâtiments du coin absorbe bien, et rend pendant des heures ensuite. Mais le pire, c'est quand on doit sortir de la zone des arbres. La petite place du marché, plus loin, a été refaite il y a quelques années. Le vilain goudron a cédé la place à de jolis pavés de granit. Le problème, c'est de ce temps-là, chacun d'entre eux se transforme en une mini porte de l'enfer. Ils brillent, renvoient chaleur et radiations, de quoi roussir les poils de mollets. Même l'eau qui peut tomber dessus, lorsque les brumisateurs de la place s'active, lorsque le temps orageux lâche quelques gouttes, lorsqu'un cafetier ou un poissonnier passe un ...
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