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La fin du monde, "gong", la fin du mooooooonde !

Ah, d'après les premières estimations, les Grecs renverraient les FMI et les créanciers se faire voir... Eh bien, chez les Grecs.

Je note au passage, après avoir potassé quelques camemberts statistiques (oui, en toute logique, ils devraient plutôt être adeptes de la feta statistique, mais vous savez ce que c'est, le système français est tellement le meilleur du monde que les autres pays utilisent notre système) (bon, je sais que les Américains appellent ça genre des Apple Pie Diagrams ou une connerie dans le genre, mais vu que le quatre juillet est passé, qu'ils remballent leur patriotisme mal placé, merde) (sont cons, aussi, les Ricains, d'avoir le quatorze juillet le quatre. c'est vraiment n'importe quoi), donc, après avoir potassé quelques camemberts expliquant la dette grecque, j'ai découvert que les créanciers les plus bruyants et les plus exigeants ne détenaient qu'un pourcentage assez faible de l'ensemble de la dette, et se comportent donc exactement comme les fonds vautours qui tentaient de faire rendre gorge à l'Argentine il n'y a pas si longtemps (ça s'était finit comment, cette histoire, d'ailleurs ? faudra que j'aille vérifier).

C'est très rigolo de voir Juncker horrifié par toute cette histoire. D'autant qu'il a beaucoup à se reprocher, vu qu'il a méticuleusement organisé l'exil fiscal des armateurs Grecs en faisant du dumping quand il était le patron du Luxembourg. Mais bon, il suffit de se rappeler de l'histoire de l'Europe Orientale et de l'extension du domaine d'influence germanique au Moyen-Âge pour savoir tout le mal qu'il y a à penser des Junkers.

Ce qui était intéressant aussi dans toute cette histoire grecque, c'est qu'une partie de la dette était détenue par des états souverains. Dont la France. Et donc que des états endettés prêtent à leur tour à d'autres états plus endettés qu'eux. Et donc que ces états endettés (ceux qui prêtent), comme ils sont moins mal notés, prêtent à un taux supérieur à ceux auxquels ils empruntent eux-mêmes. Et donc, si j'ai tout bien compris, (et j'espère sincèrement que j'ai compris de travers), la France (et l'Allemagne) (et d'autres) réduisent leur déficit budgétaire en jouant les usuriers avec la Grèce.  (j'espère vraiment avoir pigé de travers) (mais hélas, je me fais tellement peu d'illusions sur la nature humaine, et la nature de nos dirigeants politiques, que bon...)

En tout cas, tous ces créanciers brandissent des risques d'apocalypse budgétaire si les Grecs leur mettent un gros doigt dans l'urne. De mon côté, je note que la loi française autorise les parlementaires à lancer des Référendums d'Initiative Partagée, et qu'il suffit pour ça de la signature de 185 parlementaires pour lancer le bazar.

Et là, ce "frout-frout" que vous entendez, c'est moi qui me frotte la barbe en réfléchissant.



Nous devrions écrire à nos députés, là....




Edit * :

Le résultat à l'heure où j'écris ces lignes : 65 % de participation, le non l’emporte à 61 %

C'est donc bien un gros doigt à la BCE et au FMI.

Vous connaissez la célèbre malédiction chinoise « puissiez-vous vivre en des temps intéressants » ?


Eh bien je crois que nous y sommes.




* Et Marcel.

Commentaires

Unknown a dit…
Comme disait le président grec a son ministre de l'économie...Si tu ne redresse pas la situation tarama main sur la gueule.

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