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Au bonheur des connards

Ah, je me suis aperçu que j'avais oublié de m'accréditer pour le Salon du Livre.

Qu'à cela ne tienne, je suis allé, comme tous les ans, me connecter au site du Salon (qui envoie de mails de ses évènements aux gens accrédités les années précédentes, mais ne les pré accrédite pas pour autant). L'idée était de demander un badge d'accès, que j'obtiens toujours sans difficultés (sauf il y a deux ans, souvenez-vous).

Et donc, cette année, je découvre que donner son numéro Agessa ne suffit plus pour faire la preuve qu'on est un auteur. Il faut scanner une carte d'un syndicat des auteurs, maisons des auteurs, etc. Mais être affilié au régime de sécu ne suffit plus. Alors que donner un numéro facilement vérifiable, c'est pas compliqué. C'était pas assez compliqué, visiblement. Et donc, c'est reparti comme y a deux ans, on filtre les auteurs au Salon du Livre. Les gens qui les font, les livres. Qui les créent. Mais la tendance de fond, visiblement, c'est de laisser la place aux distributeurs, attachées de presse, sous-ministres divers et candidats municipaux qui sont des gens sérieux, eux. Et aux cochons de payants, bien entendu, parce qu'on est là pour gagner des sous. La promotion de la culture, c'est un prétexte.

Okay, très bien. Dont acte.

C'est de plus en plus souvent que je n'y mettrai plus les pieds, à ce Salon, ça se confirme.

Messieurs les organisateurs (c'est toujours une filiale la société Elsevier qui organise, je crois, cette même société dont il me semble qu'elle se traine assez de casseroles pour remplir les cuisines de tous les restaurants de Paris du fait de ses méthodes dans le domaine de la presse scientifique), veuillez donc agréer l'expression de mon plus profond mépris.

Et il va de soi que les communications du SdL Paris finiront désormais toutes dans ma boite "indésirable".

Commentaires

Zaïtchick a dit…
Tu leur a dit que tu connaissais Julien Lepers ?
Unknown a dit…
Tu connais Julien Lepers toi?
Tu frequentes des aigles, des geants des cadors
et tu n'le dis meme pas?
Alex Nikolavitch a dit…
ah, oui, toi, loin dans tes steppes, tu n'as pas suivi cet immense moment de télévision.
Et pour s'inscrire, par exemple, à la SGDL (Société des Gens de Lettres), il faut fournir comme justificatif son plus récent contrat d'édition. Donc, plutôt que de vérifier eux-mêmes que l'auteur est bien un auteur, les organisateurs du Salon du Livre attendent que cette vérification soit effectuée par la SGDL et autres organismes professionnels (alors qu'ils pourraient donner le choix de justifier de sa qualité d'auteur par un numéro AGESSA ou la carte d'un organisme pro).
Bref, ils font faire le boulot de vérification par d'autres (sans les payer).
Uriel a dit…
Punaise, entre ce texte et les photos de la conf de la semaine dernière, je passe mon temps à te voir sur facebook, ça fait bizarre...
Unknown a dit…
Alex is on Facebook?.....
Shame on you Alex, shame on you!
Alex Nikolavitch a dit…
Mais j'y suis pour rien, moi, si les gens répercutent mes vaticinations aigries sur le culs des chèvres !

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