J'étais toute la semaine dans le Toku Show sur J-One. L'intégrale de l'émission passe demain soir, samedi, à 21 heures. Il y est beaucoup question de mangas, avec les responsables mangas de Glénat et de Soleil, plus moi, venu représenter les auteurs. Le tout présenté par Guillaume Dorison, avec lequel j'ai pas mal travaillé par le passé (on me chuchote que c'était peut-être bien lui qui se cachait sous le masque d'Izu, mon co-auteur sur Crusades, excellente série toujours disponibles dans les bonnes librairies).
J'ai enfin pris le temps de mettre le nez dans le nouveau Mignola, Le carnaval des cadavres , sorti à la rentrée chez Delcourt. Mignola, je suis fan depuis longtemps, depuis que j'avais pris ses Corum en VO (ils ont été traduits trente ans plus tard par ma pomme), le voyant évoluer sur Cosmic Odyssey, Le cycle des épées , son Alien qui était très bien et son Doc Strange que je vénère, puis ses Batman , avant d'arriver à Hellboy , l'univers qui l'a quand même pas mal occupé pendant les décennies suivantes. Là, il se lance dans un nouvel univers, de fantasy, qui m'évoque très fort les contes de Dunsany (que Mignola doit probablement connaître) liés au cycle des Dieux de Pegàna (récemment réédité en intégrale chez Kalidor, je crois) qui reste un des fondements discrets de la fantasy d'avant Tolkien, ayant notamment influencé le Cycle du Rêve de Lovecraft. Chez Dunsany, les grandes épopées sont esquissées en quelques pages, ce qui compte vraiment ce sont...
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