Bon, j'en étais au café, j'ai mis la télé pour avoir les infos, c'était la météo. Et la nana disait "ce début d'année débute dans la douceur". Douceur n'est pas le mot qui qualifie le mieux le geste d'énervement qui m'a permis d'éteindre sur le champ la télé. Je sais qu'un jour férié, on file le taf aux stagiaires, remplaçants, punis et autres dix-neuvième roue du carrosse. Je sais aussi que savoir parler à peu près correctement n'est plus un prérequis depuis longtemps, ni en télé, ni en politique. Mais au temps de l'ORTF, c'était un coup à être muté pour aller présenter la météo sur les îles Kerguelen, histoire de faire marrer les pingouins. Autres temps, autre mœurs, les pingouins d'aujourd'hui peuvent dormir tranquilles.
Vous aurez peut-être vu passer les nouvelles sur la fin de Makassar. C'était un distributeur de livre, spécialisé dans les petits éditeurs. Ils ont permis la mise à disposition aux libraires de cinq des miens, dont mes biographies chez 21g, celles de Lovecraft, Disney et Gagarine (plus des trucs que j'avais traduits). En tombant, ils laissent des ardoises parfois imposantes chez pas mal de petits éditeurs dont certains n'y survivront pas. Un distributeur indépendant qui disparaît, des éditeurs indépendants qui disparaissent, c'est encore une victoire pour les gros requins qui essaient de mettre la main sur la totalité du secteur culturel et dont les piles omniprésentes de bouquins ineptes torchés par des fils à papa ou négrés pour des débiles légers exhibées dans toutes les gares et toutes les grandes surfaces culturelles ne nous donnent qu'un avant goût. Dans le même temps, même des gros groupes de librairie sont à la peine (plutôt que de faire leur boulot de libra...
Commentaires
On a du faire des générations de pingouins analphabètes....
Bonne année, meilleurs vœux! ^_________^
c'était pour voir si vous suiviez, maître.
hop, c'est correctionné... correctitudifié... remis bien, quoi.