En mettant de l'ordre dans mon disque dur, qui malgré tous mes efforts d'archivage rationnel sur des unités externes reste un incroyable foutoir*, je suis retombé sur cette photo :
Ça date du premier vol de Gagarine. C'est une photo moins connue que le portrait de trois quarts, souriant, la visière relevée, qui est devenu légendaire, mais c'est une belle image, une image forte. Si on n'y voit pas assez le héros pour en faire un bon document de propagande, et si la qualité laisse à désirer (et la compression jpeg n'arrange rien), ça reste quand même, sept ans avant la sortie du film de Kubrick, une extraordinaire annonce de ce que serait l'esthétique de 2001. J'ignore totalement si le cinéaste connaissait cette photo : il est allé se documenter à la NASA plutôt qu'à Baïkonour, mais ça reste néanmoins tout à fait possible (la récente expo et les recherche effectuées chez lui ont démontré qu'il collectionnait et accumulait la doc avec une complétude maniaque).
S'il ne connaissait pas le cliché, la coïncidence est amusante. S'il le connaissait, il a su en tirer un parti iconique incroyable, qu'il aura été seul à discerner avant d'en faire un film.
C'est le genre de document qui me fait rêver, en tout cas.
*Si ça peut vous rassurer, mes disques durs externes et mes archives CD sont aussi un incroyable foutoir. Je sais, en fait ce n'est pas rassurant.
Vous l'aurez peut-être remarqué, même si j'en parle assez rarement ici, j'aime bien Joseph Conrad. Les plus attentifs d'entre vous l'auront d'ailleurs repéré dans mes divers suppléments à l'univers du Château des Étoiles, où j'ai réussi à le glisser en douce. Il a ressurgi récemment (ce midi, en fait) dans le cadre d'une mini-conférence donnée en visio (malgré le fait qu'une fois encore, je sois une quiche en terme de matos son, heureusement, ne me laissant pas abattre par le décès de mon adaptateur USB-C-Mini-Jack, j'ai pu faire le truc quand même), conférence qui était plutôt orientée Lovecraft. Le rapport, me demanderez-vous ? Très ténu. Mais c'est sur ce fil tenu que j'ai tiré à un moment. Parce que je suis comme ça, on me changera pas. Le sujet, c'était l'horreur maritime, un genre que HPL a quand même un peu exploré. Et, à un moment, je comparais celle-ci à sa grande soeur, l'aventure maritime. Dès lors, le nom de ...

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