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Articles

Goûtons voir si le vin est bon

Bon, j'avance à grands pas sur le troisième tome de mon triptyque arthurien, consacré à Perceval. J'ai déjà le titre, encore un truc à rallonge, mais je ne vous le donnerai que lorsque le truc sera annoncé officiellement. Les éditeurs préfèrent étager ce genre de choses.    Y a encore du boulot à abattre dessus, mais je tiens le bon bout et j'ai déjà des discussions sur les corrections éditoriales concernant la première moitié. Et du coup, je vous en colle un petit extrait : Le roi attablé à l’autre extrémité de la table l’observait intensément, comme s’il attendait quelque chose de sa part. Maladroitement, Perceval leva son gobelet de vin dans sa direction pour le saluer, ne sachant que faire d’autre. Le vieux roi lui jeta un regard triste. La procession avait disparu dans l’ombre mouvante. On n’en apercevait plus que la vague lueur verte de la pierre précieuse, ou parfois dorée de la coupe. Perceval s’écarquillait les yeux pour ne pas les perdre complètement. Il se se...

Niko goes to Hollywood

Dans mon rêve de cette nuit, nous nous étions donnés rendez-vous à la gare routière avec quelques copains auteurs et autrices. Nous avions un grand projet. Nous partions à la conquête d’Hollywood. Chacun s’était apprêté en conséquence et nous formions dans le car une troupe disparate, attifée, endimanchée, mais avec ses sacs à provisions pour le voyage.   Je me suis trouvé un très beau smoking, mais les chaussures me font mal aux pieds. Dans le car, je les retire pour manger mon sandwich en évitant (en essayant d’éviter) de foutre des miettes partout sur la soie noire du costard. Après un temps considérable, après avoir traversé des ponts démesurés et des déserts, nous arrivons à destination. Nous descendons dans une autre gare routière, plus ensoleillée mais aussi crade que la précédente. Nous essayons de nous orienter. Un de mes collègues avise une patrouille armée. Il veut aller demander son chemin. « Fais pas le con, lui dis-je, c’est la police de Los Angeles. » Une voiture de...

Niko en vadrouille

 Bon, c'est reparti pour un mois et demi un peu trépidant, donc je vous file le programme. Mercredi 18 octobre, je serai en dédicace à partir de 17h30 à la  librairie la Croisée des Mondes, rue de Bellevile à Paris Je suis reçu pour une rencontre à la médiathèque de Gonnesse le samedi 21 octobre à 10h30 Je dédicacerai et participerai à une table ronde sur les Pulps au Campus Miskatonic de Verdun du 3 au 5 novembre. Dimanche 26 novembre, je serai salon du livre de Val de Briey, à Mancieulles, Grand Est, avec les éditions Leha et la librairie La Momie de Metz  Et enfin, les 1er et le 3 décembre au SOBD, Halle des Blancs Manteaux à Paris, avec les éditions La Cafetière

La Berge 2

 Je parlais dernièrement de ce quai ancien et sympathique sur lequel mes songes me portent souvent, et dont je n'arrive pas à trouver de contrepartie dans le monde réel. Un autre bord de fleuve qui hante mes rêves, mais dont la source est plus évidente, se trouve à Paris, dans ma tête, quand je m'y trouve, c'est quelque part entre Saint Michel et le Jardin des Plantes. À ceci près que certaines des rues perpendiculaires au fleuve sont occupées en leur milieu par d'étroits canaux, qui forment un réseau un peu plus haut, avec de petites écluses.   Les petites rues transversales sont sympa, avec des arcades, de chouettes librairies, de petits restaus. Un peu plus haut, une fac, qui semble mixer Censier et Jussieu, mais en joli. Là, la géographie se délite un peu, elle n'est plus la même d'un rêve à l'autre. Le large et long boulevard est parfois une avenue très cossue et passante, parfois un truc sordide et bien plus inquiétant, aux devantures en déréliction fe...

Lancer de Fhtagn

 Bon, le financement participatif pour le Pop Icons consacré à Lovecraft (textes de ma pomme) est lancé ! C'est conçu comme une introduction au bonhomme et à son oeuvre, c'est richement illustré, c'est fait pour être accessible.   Le lien du financement participatif    

La berge

 Il est étrange, ce quai. Très large, séparant le fleuve des maisons trapues en pierre, pavé, la voiture n'y a semble-t-il pas cours. J'y déambule souvent, en rêve. Il ne correspond que par minuscules bribes à des lieux réels. L'espèce de marécage ou de vasière, en amont, qui marque le confluent avec une rivière paresseuse, ressemble peut-être partiellement à un bout de bras de mer que je connais, mais qui est loin de toute ville d'importance. Diverses rampes et volées de marche permettent de descendre jusqu'à l'eau. Souvent, pour rejoindre des canots amarrés, parfois des péniches ou de plus gros navires arrivés là Dieu sait comment. Suivant les rêves qui m'y conduisent, il peut y avoir des bouquinistes, des guinguettes, une digue séparant l'immense fleuve de la vasière, de l'activité de transbordement, voire même de la bagarre, mais ces éléments n'apparaissent pas systématiquement, et d'une fois sur l'autre les lieux évoluent. Parfois, j...

Pré-face

 J'en parlais y a quelques temps, parfois il m'arrive de commettre de l'accompagnement éditorial pour des bouquins, que ce soient des comics ou des romans de SF. En novembre sortent deux vieux trucs des années 90 sur lesquels on m'a demandé de faire des bafouilles contextuelles, du texte permettant de resituer les oeuvres. Le premier c'est le Batman Spawn de 1994, où l'on retrouve une dream team de la décennie précédente, le tandem Frank Miller/Klaus Janson. Sauf que c'est séparément. Miller, ici, écrit un épisode dessinée par Todd McFarlane, tandis que Jason dessine l'épisode coécrit par Doug Moench, Alan Grant et Chuck Dixon (qui étaient les auteurs réguliers de Batman à l'époque). Troisième fois que je traduis du Miller (après le Bad Boy avec Simon Bisley, et son épisode de Spawn écrit juste avant cette rencontre au sommet). Il est déjà quasiment dans la veine parodique de son All Star Batman & Robin . C'est une curiosité plus qu'aut...

Ça n'arrête jamais

 Bon, cet aprème, j'ai pas retrouvé ma motivation. Alors que ce matin, j'avais bien bossé, j'ai une traduction à finir dans la semaine, j'en ai dépoté pas mal ces derniers jours, mais là je calais. Ce sont des choses qui arrivent. Je soupçonne ma motivation d'être crunchée entre deux bouquins que j'ai déplacés. Alors, vous me direz, j'ai un Perceval à finir. Qui est très loin d'être fini. Mais l'avancer, là, ça veut dire reculer. J'ai un bout déjà fait que je tiens à remanier avant de continuer le récit. Et là, bon, les deux bouquins, le truc aplati entre, vous voyez de quoi je veux dire. Quand c'est comme ça, je vais marcher sur le quai, je m'oxygène un peu, et puis je fouille mes dossiers et je peux gratter, selon, le scénar de BD sur Villon qui me trotte dans la tête depuis des années, ou celui sur Gilgamesh, voire les bidules expérimentaux qui ne sont même pas conçus en vue de publication, mais à titre d'exercice intellectuel. To...

Fhtagn toujours

 Bon, il me semble vous avoir teasé à plusieurs reprises un nouveau projet autour de Lovecraft. Les choses se précisent. Il s'agit du nouveau tome de la collection Pop Icons, et un kickstarter va bientôt démarrer. L'adresse du preview sur Kickstarter. Et sinon, une gentille critique des Exilés de la Plaine.

Slave to the rythm

 Non je ne vais pas vous parler de Grace Jones, je vous rassure tout de suite. On n'est plus dans les années 80, quand même. En fait, mon sujet du jour concerne un conseil d'écriture que je vois passer assez fréquemment : écrivez tous les jours. C'était même une devise que le père Zola avait au fronton de sa cheminée (je sais pas si les cheminées ont des frontons, je vais pas aller vérifier, en vrai je m'en contre-carre le coquillard) (en latin, parce que bon, tout est mieux en latin). Et... Et si j'en parle, c'est parce que je suis... disons croyant mais pas trop pratiquant. Ou avec une pratique tellement foutraque de la chose que ça vaut peut-être le coup d'en causer un poil. En vrai, il se passe pas un jour sans que je ne pisse quelque chose sur le clavier (oui, faut que je rebosse mes métaphores, on y pensera), que ce soit un bout d'article, une note de blog comme celle-ci, un bout de scénar, de nouvelle ou de roman ou un gros bout de traduction. D...

Signé Niko

Bon, c'est la rentrée, avec sa bruine et sa grisaille, et le retour des réunions ici et là pour mettre en place les activités de l'année.   Et puis, comme j'ai de l'actu, les libraires, festivals et médiathèques me tirent par la manche. Donc : Vendredi 8 septembre à partir de 18h, je serai à la Dimension Fantastique, à Paris, avec Christophe Guillemain. À noter, la librairie s'est déplacée d'une centaine de mètres, elle se trouve désormais rue Chabrol, ça donne en haut de la rue d'Hauteville. Je ferai peut-être un saut à Octogônes, à Lyon, le dimanche 1er octobre sur le stand des éditions Leha. Mercredi 18 octobre, je serai en dédicace à la Croisée des Mondes, rue de Bellevile à Paris, (et non pas le 6 comme annoncé précédemment / à confirmer) Je suis reçu pour une rencontre à la médiathèque de Gonnesse le samedi 21 octobre au matin. Et comme de juste, je viendrai traîner mes bottes au Campus Miskatonic de Verdun du 3 au 5 novembre. Voilà pour l'instan...

Les derniers du culte

 Pour des raisons compliquées de discussions diverses et de visionnage de conférences par des spécialistes qui donnaient des éclairages intéressants sur le sujet, j'ai remis le nez dans certains prophètes mineurs de l'Ancien Testament. Ce qui est l'occasion d'une homélie du dimanche, ce qui tombe toujours bien. Ces gens là avaient une tablette connectée au cloud C'est fou quand on y pense C'est assez curieux, les Prophètes. La plupart de leurs textes sont des écrits de circonstance, correspondant à un événement politique qui leur semblait crucial et aurait été oublié sans eux. Un roi qui se déculotte trop vite devant les Assyriens, un autre qui va privilégier tel clan de prêtres par rapport à tel autre, etc. Les fulminations contre Moab ou Edom nous parlent peu, ces peuples n'ont pas pesé bien lourd face à certaines tempêtes de l'Histoire. Les condamnations de Guilgal ou Beth-Aven non plus, je connais peu de gens capables de situer ces villes sur une car...