Accéder au contenu principal

The Urne Identity

Bon, demain ce sera un jour de papier dans la boiboite. Alors vous aussi, allez mettre un papier dans la boiboite.

Et ce serait pas mal qu'il y ait assez de papier dans la boiboite pour empêcher le Napoléon de Neuilly d'être même au second tour. Il me semble qu'à ce stade, l'honneur de la France en dépend.

Je crois être capable même de comprendre des gens qui voteraient pour Cheminade ou Dupont-Aignan. Mais après les dix années que l'autre à passées au pouvoir (comme ministre ou comme président), j'avoue avoir beaucoup de mal à comprendre des gens normaux qui arrivent encore à croire en ce gars-là. Bon, après, j'ai du mal à comprendre les gens qui aiment regarder le foot, la chaine E! sur le câble ou les émissions de Benjamin Castaldi, alors du coup, le Président s'est retrouvé un peu dans la même case, pour moi, celle d'une espèce de phénomène médiatique un peu absurde ne servant qu'à illustrer les étranges processus mentaux de mes contemporains.

Ouais. Demain, papier dans la boiboite. Ne serait-ce que par prophylaxie politique.


PS : Il serait peut-être temps, par contre, de faire une loi pour interdire au médias d'utiliser le mot "impétrant" à toutes les sauces sauf la bonne.

Commentaires

midnighter a dit…
pas faux ton interrogation sur les procesus mentaux de nos contemporains
Soren a dit…
Après, autour de moi, je vois beaucoup de gens qui vont voter à droite, voir très à droite non pas parce qu'ils croient vraiment en eux, mais contre "Mélenchon l’irresponsable" ou "Hollande, l'ami des immigrés". C'est moche, très très moche, mais la propagande à bien fait son boulot...
Alex Nikolavitch a dit…
oui, j'ai vu ça autour de moi : Mélenchon qualifié d'extrémiste, et les programmes d'irréalistes. On a beau rappeler que la parole de Sarkozy n'a plus aucune valeur (si elle en a jamais eu : quand il était directeur de campagne de Balladur, je me faisais déjà la remarque qu'avec un tel regard, c'était le genre de mec auquel j'hésiterais à acheter une voiture d'occasion). Si Chirac était qualifié de Supermenteur il y a dix ans, je crois qu'on manque de superlatifs pour Sarko : voir ses déclarations récentes sur les accords commerciaux avec Khadafi.
Tonton Bakounine a dit…
Moi, j'ai du mal à comprendre que vous puissiez croire au sens d'un suffrage dans le cadre des institutions anti-démoratiques de la 5ème république et de l'union européenne. Mais quoi qu'il arrive, Hollande et Sarkozy feront la politique voulue par le grand capital.
Soren a dit…
Je suis farpaitement d'accord avec ça, sans parler de son attitude cynique (le traitement de la réforme des retraite m'a particulièrement marquée à ce sujet).
Et, toujours dans mon entourage, cela se ressent : ceux qui ont voté pour lui ont voté pour le "moins pire" alors qu'il y a cinq ans ils votaient pour quelqu'un dont ils pensaient vraiment qu'il allait changer les choses et rendre la France meilleure (on a vu que ce n'a pas été un franc succès).
Alex Nikolavitch a dit…
Mon cher bakounine, il me semble quand même que la manière a aussi son importance. Et les manières, si quelqu'un a tenté de les apprendre à NS, force est de constater que la greffe n'a pas pris. Je peux tolérer bien des avanies, mais dans ce cas-là, il faut qu'il y ait au bout du compte un minimum d'efficacité ou un semblant de respect du mandat.
Tonton Bakounine sous anti dépresseur a dit…
Un semblant de respect du mandat? Mais il y eu des projets de constitutions pendant la révolution avec des mandats impératifs. Cela, les bourgeois n'en voulaient pas, cela n'a jamais pris effet. Donc, il est prévu dans le principe même de nos institutions que celui qui est élu fait ensuite ce qu'il veut, peut importe les promesses faites auparavant.
Demande aux grecs ou aux espagnols si une alternance change quoi que ce soit.

Posts les plus consultés de ce blog

Pollution sonore

Vous savez ce qu'il existe de pire que les télé-réalités où des gens superficiels essaient de faire de l'introspection sur leurs sentiments avec un vocabulaire que même un CRS trouverait pauvre ? Les mêmes, mais traduites. Là on touche au sublime. La télé-réalité c'est toujours un truc qui m'a mis mal à l'aise, même à l'époque de The Real World sur MTV, à une époque où la télé était dans la pièce où je bossais, et où je mettais en fond soit une chaîne info, soit MTV. C'était il y a plus de vingt ans et c'est la dernière période de ma vie où j'ai été vaguement à jour sur ce qui se faisait en termes de musique. Bon, l'arrivée de The Real World a plus ou moins coïncidé avec celle de la RnB et j'ai décroché de MTV, puis globalement de la télé. Je ne regarde quasi plus d'émissions classiques, seulement des films, des séries et des documentaires. Résultat des courses, je suis à la rue sur tous ces trucs. Mais parfois, notamment pendant les vac...

Tombent les renards en feu

Ça faisait des années que j'utilisais et que je défendais Firefox, ce navigateur internet qui est le très lointain héritier de l'antédiluvien Netscape. L'outil était puissant, rapide, efficace, des lieux devant l'immonde Explorer. Mais depuis les mises à jour de cet été, tout déconne. Gestion du Java complètement aléatoire, persistances d'affichage anormales, perte de la prise en compte de balises HTML pourtant classiques... Et à chaque nouvelle mise à jour, je me prends à espérer que ces problèmes seront réglés, et à chaque nouvelle mise à jour, c'est pire. Tout se passe comme si la Mozilla Corporation, éditeur du logiciel, était devenue Microsoft de la grande époque. Firefox 6.0 sur Mac, c'est un merdier total. Et la version 5, sortie deux mois plus tôt, déconnait déjà dans les grandes largeurs. J'envisage très sérieusement de passer à un autre navigateur. Je n'aime pas ça : j'ai mes habitudes, mes paramétrages, mes kilos de signets, et il v...

Mangé aux mythes

Bon, je sue sang et eau pour finir dans les délais la rédaction de Mythe et Super-Héros , mon ouvrage à paraître chez les Moutons Electriques. Et puis je me suis avisé qu'il faudrait que je commence à réunir l'iconographie, aussi. Depuis ce matin, je scanne, je cherche, j'épluche. Et j'adore. Mais c'est du boulot, la vache, j'aurais pas cru à ce point.

Le Fils du Retour

J'étais allé traîner mes bottes dans une grande surface culturelle, une de celles dont le nom évoque une vieille chanson de Louise Veronica Ciccone, même pas pour y acheter des trucs, c'était sur le chemin d'une grande surface de bricolage où j'avais des trucs à récupérer d'urgence pour plier des travaux chez moi. Bref. Une jeune libraire était en train de ranger des trucs dans un rayon et de mettre un peu d'ordre (je sais pas si vous avez remarqué, mais en librairie, la plupart des clients semblent physiquement incapables de remettre un bouquin à l'endroit où ils l'ont pris pour le feuilleter, ce qui fait que n'importe quel rayon tourne au boxon en quelques heures dès lors que des gens passent devant, c'est ce ce qu'on appelle le Second Principe de la Littérodynamique ). J'en étais à remarquer que les éditions Bragelonne sortent du Robert E. Howard en mode rafale et qu'il va falloir que je rattrape mon retard en la matière. Le Bran M...

C'est dans les vieilles soupes qu'on fait les meilleures lectures

C'est marrant, en ce moment, je me fais une cure de vieux bouquins, parfois en rééditions, parfois en exhumations de derrière mes étagères, ou en récupérations dans des bacs à vils prix. J'ai pourtant pas mal de trucs récents sur ma pile des "à lire", pile aux dimensions de plus en plus conséquentes, mais il y a des moments, comme ça. C'est une question d'humeur. Besoins de lectures à papa… Voire à grand-papa. J'ai fait une cure de Mickey Spillane, par exemple. C'est pas fin, vous me direz. C'est pas ce qu'on lui demande non plus, je vous répondrai. Là, c'était En quatrième vitesse , le premier Mike Hammer. Où l'on voit que Frank Miller a une dette importante (il ne s'en est jamais caché) envers Spillane. Ce ouiquainde, je suis en plein dans Seul contre la Légion , de Jack Williamson. Ça, c'est du bon vieux space opera pulpesque. C'est à peu près contemporain du cycle des Fulgur, de E.E. Doc Smith, pour situer. Bon, c'es...

Sale année pour le futur

Entre Ray Bradbury qui a passé l'arme à gauche avant  les vacances, Roland C. Wagner mort plus tôt ce mois-ci et Neil Armstrong décédé hier soir, on peut dire que ça va mal pour le futur. Notre futur se meurt à mesure que ceux qui le rêvent ou l'incarnent tirent la révérence et se retrouvent enfermés dans un passé figé. Vous noterez que je n'inclus pas Steve Jobs dans les incarnations du futur. Le futur vendu par Jobs (et Zuckerberg et les autres de cet acabit), en fait, il ne m'intéresse pas tellement, je le considère même comme une escroquerie : l'iphone et fèces-bouc, ce n'est pas le futur, c'est le culte de l'immédiateté, c'est l'enfermement dans le présent, justement, avec juste un petit vernis technophile qui, sur le fond, était déjà moisi à l'époque du futurisme italien. C'est baisser la tête pour voir ses messages inutiles genre "je like" ou "kikoulol", alors que Ray Bradbury et Roland C. Wagner nous forçai...

Le super-saiyan irlandais

Il y a déjà eu, je crois, des commentateurs pour rapprocher le début de la saga Dragonball d'un célèbre roman chinois, le Voyage en Occident (ou Pérégrination vers l'Ouest ) source principale de la légende du roi des singes (ou du singe de pierre) (faudrait que les traducteurs du chinois se mettent d'accord, un de ces quatre). D'ailleurs, le héros des premiers Dragonball , Son Goku, tire son nom du singe présent dans le roman (en Jap, bien sûr, sinon c'est Sun Wu Kong) (et là, y aurait un parallèle à faire avec le « Roi Kong », mais c'est pas le propos du jour), et Toriyama, l'auteur du manga, ne s'est jamais caché de la référence (qu'il avait peut-être été piocher chez Tezuka, auteur en son temps d'une Légende de Songoku ).    Le roi des singes, encore en toute innocence. Mais l'histoire est connue : rapidement, le côté initiatique des aventures du jeune Son Goku disparaît, après l'apparition du premier dr...

Seul au monde, Kane ?

Puisque c'est samedi, autant poursuivre dans le thème. C'est samedi, alors c'est Robert E. Howard. Au cinéma. Et donc, dans les récentes howarderies, il manquait à mon tableau de chasse le Solomon Kane , dont je n'avais chopé que vingt minutes lors d'un passage télé, vingt minutes qui ne m'avaient pas favorablement impressionné. Et puis là, je me suis dit "soyons fou, après tout j'ai été exhumer Kull avec Kevin Sorbo , donc je suis vacciné". Et donc, j'ai vu Solomon Kane en entier. En terme de rendu, c'est loin d'être honteux Mais resituons un peu. Le personnage emblématique de Robert Howard, c'est Conan. Conan le barbare, le voleur, le pirate, le fêtard, le bon vivant, devenu roi de ses propres mains, celui qui foule de ses sandales les trônes de la terre, un homme aux mélancolies aussi démesurées que ses joies. Un personnage bigger than life, jouisseur, assez amoral, mais tellement sympathique. Conan, quoi. L'autre...

Tiens, ça faisait longtemps...

Que je n'avais pas mis en ligne un nouvel extrait du tome 2 de Crusades (La Porte d'Hermès, par Izu, Nikolavitch et Zhang Xiaoyu, mais ça vous le saviez probablement déjà). Voilà, c'est chose faite !

Arriver dans une ville neuve

En repensant à mes deux dernières notules sur ce blog, je m'avise que j'y développe deux discours en apparence contradictoires. Je semble y exiger de la SF ce que je ne réclame pas du tout aux films puisant dans les mythes : une fidélité à une forme de réel. La contradiction apparente n'en est pas une. La pensée scientifique et la pensée mythique ne fonctionnent pas sur les mêmes paramètres et vouloir appliquer aux œuvres relevant de l'une les outils conceptuels de l'autre n'aurait aucun sens. Il faut juste savoir ce qui rentre dans quelle catégorie. D'où ma mention de Star Wars comme relevant essentiellement de la seconde. J'y repensais à cause d'un film de science-fiction tout récent qui m'a fort impressionné. Il s'agit de Premier Contact ( Arrival , en VO), film du canadien Denis Villeneuve, qui relève clairement de la première catégorie. Si vous ne l'avez pas vu, disons qu'il narre les efforts d'une linguiste pour commun...