Je suis complètement au taquet, en ce moment, avec à peu près deux fois trop de boulot, des obligations dans tous les sens, la cervelle qui commence à disjoncter et des nuits de sommeil plus tout à fait assez longues pour me permettre de récupérer sereinement.
Et bien entendu, j'ai des amis malintentionnés qui m'envoient des vidéos rigolotes pour voir comment je pourrai réagir. Vidéos qui prennent bien entendu du temps à regarder. comme celle-ci, vibrant hommage à un grand homme de l'Union Soviétique finissante :
C'est d'une classe imparable, ça convoque et télescope trop d'univers symboliques à la compatibilité pas fondamentalement évidente, et forcément, donc, ça me plait. Néanmoins, et parce qu'il doit y avoir une justice en ce bas monde, si vous voulez punir quelqu'un d'avoir diffusé ce genre de trucs, allez emmerder le type qui tient le rayon polar/Sf du Gibert Joseph de la station Cluny-La Sorbonne. Vous pouvez pas le louper, il y a deux types à tête de geek poilu dans ce rayon, et le coupable, c'est le plus malingre des deux.
"Le vivant est un voyageur de passage ; le mort, celui qui est rentré chez lui." Il y a trois poètes que je place au-dessus de tous les autres. Curieusement, ce sont trois pochetrons et trois esprits libres. La ressemblance s'arrête là. L'un était un matheux par ailleurs, un autre un voyou et le troisième un mystique. J'ai déjà dû parler dans ces colonnes d'Omar Khayyam, le Persan qui a un cratère lunaire à son nom, excusez du peu, et de Villon, qui à mon sens a écrit l'une des pages les plus poignantes de la littérature française (et sur lequel j'ambitionne toujours de publier une BD, le scénar est prêt, il ne me manque qu'un dessinateur et un éditeur). Mais je ne crois pas avoir parlé de Li Bai, ou seulement en passant. À peu près contemporain de Pépin le Bref, Li Bai est un homme au destin en dents de scie. Né en exil (son père était en disgrâce), puis conseiller d'un empereur, puis à nouveau exilé. Il faut dire qu'il avait été recrut...
Commentaires
Vais aller me faire un thé, tiens.
Mal aux yeux.
Et puisque tu es en plein trip culturel, il ne faudrait pas que tu aies raté ceci (depuis 1988 que je me le traîne, celui-là) : http://www.youtube.com/watch?v=5rp8qGigqYk
O.