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Articles

De l'air !

Il y a des moments comme ça où le bazar d'un monde extérieur en voie de nazification rapide conduit à se bunkeriser un peu et à se réfugier dans le travail. Le travail, c'est par exemple la phase de relecture intensive d 'Eschatôn Diakonoï , mon premier roman qui sortira en juin prochain chez les Moutons électriques. Et par les temps qui courent, comme il y est fortement question de fanatisme religieux (et d'instrumentalisation de celui-ci), faut en fait que j'avance à petite dose. Du coup, je me remets à la traduction. Et en fait, c'est pire. Dans un album traduit au moment des attentats, il est question d'un… D'un attentat. Dans une crèche. De quoi bien foutre le bourdon. Pas grave, passons à un autre truc, un autre bouquin, ça me changera les idées. Là, il a une scène de funérailles. Où ça pleure beaucoup et où ça s'engueule en cherchant des responsables. Bien, bien, bien... Bon, y en avait qu'un épisode, de celui-ci. Qu'est-ce qui res...

Wilkommen zu Frank-Reich

Je ne suis pas resté silencieux, ces quinze derniers jours, c'est juste que je foutais au panier mes notules écrites sous le coup de l'émotion à mesure que je les écrivais. Mais là, je m'interroge. Si je m'étais couché en rentrant de Paris il y a quinze jours (j'y avais passé la journée pour des rendez-vous que j'avais trop remis et pour voir un dessinateur qui coinçait sur un projet), et que je ne m'étais relevé qu'aujourd'hui, j'aurais sans doute l'impression d'être dans la peau du grand-père de la femme de Louis de Funès dans Hibernatus (on a les références qu'on peut) (mais c'est ça, la grandeur de la culture populaire française, oui Monsieur). Outre le choc du massacre (et ma tentation première qui était de bouffer de la charcuterie et de boire du pinard en matant des vidéos de Dita von Teese) (ou tout autre plaisir aussi simple que pas recommandé par les barbus), je serais sans doute épaté de voir autant de drapeaux par...

Back in the action again

Ayé, revenu d'Antibes, où j'ai été faire ma conférence sur les Villes rêvées des comics , une promenade dans tous ces lieux imaginaires, comme Gotham et la Latvérie, ou contaminés par un imaginaire, comme le New York où se dresse fièrement le Baxter Building. J'y ai été très bien accueilli et ça s'est très bien passé. Bon, faut que j'arrête de vouloir faire l'exhaustif, ça fait salement déborder du timing, par contre. Et ça m'a permis de découvrir Antibes, ville que je ne connaissais pas du tout, et donc le vieux quartier est vraiment très agréable. Et merci au patron de la Storia, rue Dugommier, qui m'a accueilli juste après la conf pour une platée de gnocchi au gorgonzola qui vaut le détour. Son gorgonzola est tout simplement une tuerie, je recommande vivement. Avant de repartir le lendemain matin, j'ai croisé des marathoniens. Y avait apparemment un marathon entre Nice et Cannes. Et après avoir croisé des tas de gens en ville portant les short...

Le soleil vu de près

Je suis très impressionné par cette vidéo de la Nasa, des visions des turbulences solaires en gros plan. Esthétiquement, c'est épatant. Alors y a tout un retraitement de l'image à la clé, et ça nous renvoie à ce que je disais l'autre jours sur la représentation artistique de la science, mais là, justement, ce qui m'impressionne le plus, c'est la puissance visuelle brute du truc. Foutez ça en plein écran et tapez-vous vous aussi votre trip David Bowman. Et sinon, rendez-vous demain chez Pulp's pour la dédicace des Dieux de Kirby !

Droit d'inventaire

Vous avez peut-être remarqué sur le côté de ce blog une liste de liens. Ils pointent vers des articles que je rédige avec une absence de régularité qui dépasse l'entendement pour le compte du site Comics Sanctuary . Si globalement ils traitent essentiellement de comics (vu la nature du site en question), ils dérapent assez souvent sur la pop culture en général et mes fixettes mythologiques ainsi que mes court-circuits conceptuels habituels. Je me suis dit que ça pourrait vous intéresser de savoir un peu plus de quoi il retournait, et en voilà une petite présentation rapide, du plus récent au plus ancien : Super-saiyan irlandais En listant dernièrement un bouquin sur la mythologie celtique, je suis retombé sur une description de la fureur guerrière de Cuchùlainn, grand héros épique irlandais. Et là ça a fait tilt, je me suis dit "oh putain merde, en fait c'est un super-saiyan". Et l'article s'est écrit tout seul, du coup. Totoro Tout le monde conn...

Des-Accor de principe

Je reste profondément dubitatif de cette nouvelle : le POPB, alias Bercy, cette espèce de grosse pyramide verte derrière la Gare de Lyon, va changer de nom pour devenir l'Accor Hôtels Arena. Alors déjà, le coup de mettre côte à côte le mot français Hôtels et le mot anglais Arena (même s'il est issu du latin) me semble profondément idiot. Parce que la structure de la nouvelle dénomination est profondément anglaise. Alors tant qu'à faire, autant aller au bout du truc et virer le circonflexe. Là, c'est le cul entre deux chaises, et le cul entre deux chaises d'un gradin de palais omnisport, c'est chiant et ça fait mal au cul, surtout si la rencontre s'éternise. Mais ça, à la limite, c'est de la pinallerie, du branlage d'accent qui court le risque de me faire surtout passer pour un obsessionnel du détail à la con. Ce que je suis aussi, c'est vrai, d'accord. Mais bon. Le vrai problème, c'est que ça vient alors que le truc est ouvert depuis ...

Quand on Nem, on ne compte pas (proverbe Chinois, tendance buffet à volonté)

C'est en faisant un peu de paperasse que je me suis retrouvé en situation de compter le nombre d'albums que j'avais pu traduire. Eh bien on a passé la barre des 300 en cours d'année, j'ai l'impression. Ça fait tout drôle, quand on y pense. Et accessoirement une moyenne de 20 par an. Ma moyenne de création d'album, sur ma même période, est de 1 par an. Ça fait tout drôle, calculé comme ça. Au palmarès des séries que j'ai le plus traduites, on trouve Batman, Spawn, Star Wars et The Boys, à peu près dans cet ordre.

Planning

Bon, vu que ça se précise, je refais le planning des prochaines interventions et dédicaces : On m'a posé la question plusieurs fois cette semaine : je ne suis PAS à la Comicon. Y avait un truc de prévu avec un libraire, mais ça a été annulé. Et j'y aurais bien été faire une conférence, mais je ne suis pas expert en youtube et réseaux sociaux, je croyais que c'était une convention de comics, moi. Bref. Par contre, vendredi 6 novembre à 17h00, je devrais dédicacer Les dieux de Kirby chez Pulp's , rue Dante à Paris. Venez nombreux. Samedi 7 à 16 heures, c'est à dire le lendemain, je donne une conférence à la médiathèque Albert Camus d'Antibes, sur le thème Les villes rêvées des comics. Il est possible qu'il y ait une dédicace avant, ça reste à préciser. Dans le doute, amenez vos bouquins à la conf, je ferai un grigri dedans. Le dimanche 6 décembre, je participerai à une table ronde sur la traduction au Salon des Ouvrages sur la BD , aux Blancs Manteaux ...

Espace, frontière de la photographie

Je suis un peu gêné de voir que de plus en plus, dans les articles annonçant des découvertes ou des avancées en astronomie, la part belle soit faite aux "interprétations d'artiste", et que les sources visuelles ne soient pas tellement accessibles. Pas plus tard qu'hier, je suis tombé sur un article parlant d'un couple d'étoiles, des géantes bleues dans un des Nuages de Magellan. Elles se sont tellement rapprochées qu'elles sont en train de fusionner. Le fait est, je suppose que la détermination du comportement des deux étoiles s'est fait par calcul (sans doute avec une histoire d'effet Doppler), parce que même Hubble a du mal à discriminer l'image. Mais ce qui est mis en gros, dans l'article, c'est ça : Image spectaculaire s'il en est, mais qui relève de la création artistique (informée par la science, comme le trou noir d'Interstellar) plus que de l'astronomie à proprement parler. Pour trouver l'image source (e...

Le retour du futur

Ah, il serait temps, si je puis dire. C'est officiel, nous sommes dans le futur puisqu'on est le 21 octobre 2015. Franchement, ça tombe bien parce que le présent, j'en avais un peu ma claque, à force. Et le court-termisme de tout le monde, ces derniers temps, il ne faisait qu'amplifier cette sensation désagréable de présent, je ne sais pas si ça vous fait ça aussi. Quand on écoute ceux qui devraient penser large, avoir le regard rivé sur les lendemains, préparer l'évolution et tout, on voit que leur horizon s'arrête à 2017. Et qu'il sera toujours temps à ce moment-là de passer à la suite. Dans le boulot (tous les boulots), c'est pire. C'est tout, toujours plus vite, toujours plus tôt, et sinon ça devient tout de suite obsolète comme l'iPhone 4 que les gens faisaient la queue pour l'avoir avant les autres. Bon, les voitures volantes, c'est bon, on en a fait notre deuil, puisqu'on sait depuis l'an 2000 et les pubs IBM nous ...

Les gars de la Marine

Ce que j'aime bien, avec la Gauche, c'est qu'il y a souvent un responsable de Gauche qui parvient à synthétiser en une phrase simple tout ce qui me fatigue terriblement dans la Gauche telle qu'elle se pratique aujourd'hui (en dehors du fait que Cahuzac y ait mis tu pognon, à gauche, ou que la conscience sociale du PS y ait passé l'arme. à gauche aussi). Celui qui s'y est collé, cette semaine, c'est Julien Dray. Il est bien, Julien Dray, pour ça. Il arrive toujours à mettre le doigt où ça fait mal. Souvent sans le faire exprès, à la Pierre Richard, mais quand même. Là, il a eu cet aveu magnifique : «Si la gauche n'est pas capable de faire barrage au FN, à quoi sert-elle?» Paf. Comme ça. Cash. Donc, si on le comprend, ce à quoi sert la Gauche, c'est à faire rempart aux Autres. Un peu comme la garde de nuit dans le Trône de Fer , mais sans le vieil aveugle rigolo et les peaux de bêtes (et puis DSK et Hollande, avec le vœu de chasteté des garde...