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Tout fout le camp, ma bonne dame...

Ce soir, tout le monde dans mon quartier était devant sa télé à regarder le foot.

Du coup, j'ai squatté la télé en zappant sur toutes les autres chaînes, et je suis tombé sur la rediff' d'un basho de sumo.

Pour ceux qui connaissent pas, le Sumo, c'est ça.


Ça faisait très longtemps que je n'avais plus suivi le sumo, faute de temps et de chaînes le retransmettant à des horaires compréhensibles, et je n'en avais plus vu un tournoi complet depuis ce match mémorable entre Musashimaru et Takanohana, qui coûta son genou à ce dernier d'ailleurs, ce qui ne l'empêcha pourtant pas de l'emporter. Et ça ne nous rajeunit pas, tout ça.

Bref, j'avais suivi de loin la dérive d'un sport que les scandales ont pas mal secoué entre 2008 et 2010.

Et puis là, pouf, je tombe sur un basho, et je suis assez surpris. Du temps de Musashimaru, les lutteurs non japonais étaient l'exception. Après ces scandales impliquant ce lutteur mongol il y a quelques années, on aurait pu craindre un repli. Eh bien non ! Des Russes, est Estoniens, des Hongrois, des Mongols… Maintenant il y a de tout, et on a un lutteur gaïjin dans un combat sur trois, voire un combat sur deux. Bon, tous ces poilus sont dûment nantis de noms nippons, hein, parce qu'il ne faut pas déconner.

Ce qui m'a gêné, par contre, ce sont les combats. Pour beaucoup, ils sont plus longs, pas toujours beaux techniquement, et parfois même carrément inélégants. Va falloir que je me penche sur la question, mais il y a peut-être un souci, là. Qu'un combat soit piteux, de temps en temps, parce qu'un athlète n'est pas en forme, ou se rate dans ses appuis, ça peut arriver. Mais là, y a quasiment un combat sur quatre qui se termine avec les deux adversaires par terre, ou sur une maladresse énorme et manifeste d'un des combattants.

Suis-je tombé sur un tournoi un peu décevant, ou assiste-t-on au déclin d'un noble sport ? J'en sais rien. Faudra que j'investigue, et je vais donc essayer de trouver un programme annonçant les prochaines retransmissions…

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