Accéder au contenu principal

Ça pête de partout !

Ne nous voilons pas la face (en plus, ça va bientôt être interdit), mais entre les massacres en Côte d'Ivoire (attribués au camp soutenu par la France, oups), le bordel en Libye qui devient de plus en plus indémerdable, la centrale au Japon où là, pour le coup, c'est Benny Hill à tous les étages (genre on arrose le réacteur de flotte pendant dix jours, et après on fait mine de se demander "mais d'où sort cette eau radioactive qui coule partout, là ?") et Raffarin qui appelle les gens de droite à jouer collectif avec le Président (Président qui, quand il n'était encore que Sinistre, le jouait pas du tout collectif avec le Raffarin), je dois dire que la semaine commence sur les chapeaux de roue. Voire que le monde travaille sérieusement du chapeau de roue. Au moins.

Pour nous remonter le moral, je vais donc essayer de voir plus loin que ça, et surtout plus haut. Bon, c'est une aventure que j'aurai probablement jamais les moyens de me payer, mais le tourisme spatial privé, c'est un pas de plus vers un univers de SF. C'est déjà ça, non ?




(Bon, en théorie, c'est une vidéo sur le vaisseau spatial de Virgin, mais le site de partage vidéo de la BBC est en flash, alors ça prend des plombes à afficher)

Commentaires

soyouz a dit…
Le risque, c'est qu'on ne va même pas avoir le temps de lire la fin de Crusades* avec toutes ces âneries !




* bientôt adapté à la télé par El Guégué
Zaïtchick a dit…
Une navette bourrée de rupins qui explose au décollage... Quel pied !
Odrade a dit…
La politique de l'autruche me semble de plus en plus attrayante devant les conneries mondiales.
J'y peux rien, tout ça m'émeu.


O.
Jim Lainé a dit…
Ouais, un pas de plus vers un univers de SF… mais du coup, c'est encore une claque dans la gueule de la SF, justement.
Parce qu'elle n'est plus du tout glamour, la SF. D'une part elle est réalisable (et en partie réalisée : l'univers cyberpunk des virus informatique, de la pollution mondiale et des banlieues bidonvilles, on l'a déjà) puisqu'on est en train de développer des projets de navette spatiale touristique… Et d'autre part, c'est de la SF pour riches, qui entérine les fossés sociaux qu'on creuse à grands coups de pelleteuses.
Donc vraiment, ça fait plus rêver du tout, la SF.
Pas étonnant que ça se vende plus en librairie, la SF. ET que ce que les gens achêtent, c'est des trucs de zombies post-apo pour bien mariner dans le marasme, ou des trucs da fantasy où l'on s'imagine être un elfe agile ou un nain farouche face à un monde hostile.

Ça fait dix ans que je le dis, qu'il est pourri, l'an 2000.




Jim
Alex Nikolavitch a dit…
Même l'ordinateur personnel, c'était un truc de riche au départ. Mais on peut espérer que ça se démocratisera.

Et de toute façon, c'est ça ou le Mad Max que les japonais nous mitonnent...
Jim Lainé a dit…
Et comme assez souvent, ce qu'on aura sera quelque part au milieu… en version molle et décevante.








Si on survit pour la voir.



Jim
Jim Lainé a dit…
Quant à l'ordi personnel, tout le monde en a un désormais.
Les téléphones font plus de choses que les ordis qu'on a vus débouler, désormais.

Comment veux-tu que les gens soient enivrés par la SF ?
Elle est dans les salons, et elle marche une fois sur deux, la SF.



Toi, moi, et quelques autres sur ce blog, on a connu un temps d'avant la navette spatiale, d'avant l'ordi personnel, d'avant les e-mails et le réseau mondial, donc on s'étonne encore de certains trucs.
Mais de plus en plus, cette "SF" est une chose acquise.

Et comme il n'y a plus personne pour faire un discours comme celui de Kennedy sur la conquête de la Lune, les politiques nous font pas rêver. Internet pour tout le monde, c'est pas aussi glamour.




Jim

Posts les plus consultés de ce blog

Sonja la rousse, Sonja belle et farouche, ta vie a le goût d'aventure

 Je m'avise que ça fait bien des lunes que je ne m'étais pas penché sur une adaptation de Robert E. Howard au cinoche. Peut-être est-ce à cause du décès de Frank Thorne, que j'évoquais dernièrement chez Jonah J. Monsieur Bruce , ou parce que j'ai lu ou relu pas mal d'histoires de Sonja, j'en causais par exemple en juillet dernier , ou bien parce que quelqu'un a évoqué la bande-son d'Ennio Morricone, mais j'ai enfin vu Red Sonja , le film, sorti sous nos latitudes sous le titre Kalidor, la légende du talisman .   On va parler de ça, aujourd'hui Sortant d'une période de rush en termes de boulot, réfléchissant depuis la sortie de ma vidéo sur le slip en fourrure de Conan à comment lui donner une suite consacrée au bikini en fer de Sonja, j'ai fini par redescendre dans les enfers cinématographiques des adaptations howardiennes. Celle-ci a un statut tout particulier, puisque Red Sonja n'est pas à proprement parler une création de Robert H...

Il faut que tout change pour que rien ne change (air connu)

Quand vous écrivez un texte, surtout sous le coup d'une idée que vous suivez à fond de train en essayant de voir où elle vous mènera, y a plein de trucs qui vont déconner. Vous allez omettre une description importante, vous apercevoir que votre choix de temps de narration est moisi, que tel personnage masculin serait mieux s'il était féminin, que ça vaudrait le coup de signaler un détail important bien plus tôt, mais que vous ne l'avez pas fait parce que le détail en question, vous en avez eu l'idée en cours de route... Et cette petite voix dans votre tête qui vous signale le truc, ça vaut le coup de l'écouter. La vraie question, c'est quoi foutre lorsqu'on l'écoute. Plein de collègues vous diront de continuer, d'intégrer le changement à la volée, si c'est un changement de temps ou de genre, ou de noter à part les modifications à faire au début du texte une fois le premier jet terminé. À leurs yeux, ça fait partie de la phase de révisions du text...

Tout cela est bel et Bond, mais...

Tout était parti de rien, ou en tout cas de pas grand-chose. Discussion avec des potes, l'un deux qui évoque des catastrophes à répétition dans son environnement professionnel, et moi qui pioche à la volée et de mémoire une citation dans James Bond , le célèbre "Une fois c'est un accident, deux fois une coïncidence, trois fois une action ennemie". Question du pote, "ça sort d'où ?", et là, le blanc. Duquel James Bond ça sortait, tiens ? Je vérifie, et c'était dans Goldfinger , et c'était d'ailleurs de Goldfinger lui-même. Et en vérifiant, je tombe sur ce scoop (bon, d'accord, un scoop un peu usagé, c'était déjà de notoriété à l'époque, semble-t-il, mais moi, en tout cas, j'étais pas au courant) : Gert Froebe, qui jouait le malfaisant Goldfinger dans le film, était un ancien nazi. Alors oui, on savait qu'il jouait très bien les méchants et les nazis, voire même les méchants nazis, mais je fus sidéré de voir à quel point ce...

Noir c'est noir. Ou pas.

 Je causais ailleurs de l'acteur Peter Stormare, qui jouait Czernobog (ou Tchernobog, ou Crnobog, prononcer "Tsr'nobog" dans ce dernier cas) dans la série American Gods , mais qui était aussi Lucifer dans le film Constantine et le nihiliste qui veut couper le zizi du Dude.   de nos jours, il lui latterait plutôt les roubignoles au Dude Tchernobog (ou Czernobog, ou Crnobog) c'est un dieu classique des mythologies slaves, sur lequel il a été beaucoup écrit, un dieu noir et hivernal opposé à la lumière, enfermé dans un cycle de mort et de résurrection, avec donc un rôle dans la fertilité. C'est sur ce mythe-là que Gaiman base son personnage dans American Gods , justement. Les chrétiens l'ont immédiatement assimilé à un diable, et c'est la lecture qu'en fait Disney dans le segment "La nuit sur le Mont Chauve" dans Fantasia .   J'entends cette image   Faut dire que le gars est pas aidé : son nom signifie précisément "dieu noir"...

Coming out

C'est un énorme scandale que celui qui secoue la blogosphère. Amina, la blogueuse syrienne qui couvrait l'explosion de son pays était en fait un écossais de 40 ans un peu désœuvré. C'est un choc pour tout le monde. Un séisme numérique. Du coup, comme pour l'affaire DSK qui a fait ressurgir toutes les coucheries saumâtres des uns et des autres (et plus curieusement, des histoires d'emplois fictifs dans des universités, mais là, ce sont les étudiants et les contribuables qui se font baiser), nous risquons l'opération mains-propres sur le Web 2.0 que nous avons mis tant de sueur, de posts et de pixels à bâtir. Ça risque d'être horrible. Une sorte d'inquisition bloguesque. Affreux. Je sais que, pour ma part, je suis un être faible et lâche, et je n'y survivrai pas (d'ailleurs, ils repassent l'Aveu , avec Yves Montand, à la téloche, ces jours-ci, et je sais que c'est exprès pour me faire flipper. quelle bande de salauds, les directeurs des pro...

Le super-saiyan irlandais

Il y a déjà eu, je crois, des commentateurs pour rapprocher le début de la saga Dragonball d'un célèbre roman chinois, le Voyage en Occident (ou Pérégrination vers l'Ouest ) source principale de la légende du roi des singes (ou du singe de pierre) (faudrait que les traducteurs du chinois se mettent d'accord, un de ces quatre). D'ailleurs, le héros des premiers Dragonball , Son Goku, tire son nom du singe présent dans le roman (en Jap, bien sûr, sinon c'est Sun Wu Kong) (et là, y aurait un parallèle à faire avec le « Roi Kong », mais c'est pas le propos du jour), et Toriyama, l'auteur du manga, ne s'est jamais caché de la référence (qu'il avait peut-être été piocher chez Tezuka, auteur en son temps d'une Légende de Songoku ).    Le roi des singes, encore en toute innocence. Mais l'histoire est connue : rapidement, le côté initiatique des aventures du jeune Son Goku disparaît, après l'apparition du premier dr...

L'univers impitoyaaaaaaa-ha-bleu !

J'étais en train de vérifier deux trois infos sur la bibliographie d'A.E. Van Vogt, pour des raisons assez obscures que j'ai déjà oubliés, quand j'ai été interrompu par un mail m'annonçant une fracassante nouvelle. Non, pas l'éviction de Frigide Barjot de son appart (je déteste cette bonne femme : elle n'a aucun sens de l'orthographe, elle ne sait même pas comment s'écrit son propre nom, c'est désobligeant. Ça s'écrit Bargeot, chez moi, parce que ça permet de construire dessus le substantif "bargeotage", un élément clé de mon vocabulaire), qui est pourtant une nouvelle intéressante, parce que personne encore n'a réussi à m'expliquer comment elle paye 34.000 euros de loyer en déclarant 36.000 euros de revenus. Et en arguant de "faibles revenus" en prime. Y a des trucs qui m'échappent. Ou alors ils mangent des nouilles sans beurre matin, midi et soir. Non, le mail de mon confrère parlait du retour de Dallas* . ...

Le matin des magiciens, et le soir, et jusqu'à tard dans la nuit

Plus le temps passe, et plus je m'aperçois qu'il y a un truc que j'ai oublié de coller sur ma carte de visite. Sous mes casquettes de traducteur, de scénariste, d'essayiste, de conférencier, je m'aperçois que je suis devenu aussi, et de plus en plus souvent, "consultant en trucs foutraques". Je veux dire, ça a toujours été le cas. Rien qu'un bouquin comme Apocalypses ! , "ça a débuté comme ça", aurait pu en dire Céline. C'était la mise au propre et l'extension de notes du même genre que celles que je poste parfois ici, de réflexions sur la croyance et la façon dont elle se transforme vite en rapport au monde et en Weltanschauung (mot très pratique à placer dans les dîner en ville pour faire genre j'ai lu Shopenhauer) (en vrai, je n'ai pas lu Shopenhauer) (et de toute façon, je n'ai que faire des platoniciens, je considère Platon comme une fripouille et, plus généralement, comme une belle saloperie, mais ça nous éloigne de...

Nom de Zeus, fichtre, bigre et palsambleu !

Je ne sais pas si vous vous rappelez de Shine on me , ce chef d'oeuvre de... Comment dire... Je suis pas sûr qu'il y ait exactement un mot pour ça. Et pourtant, j'ai un vocabulaire qui ferait vomir un bouc normalement constitué. Bref. Machin, là, Chris "regard de braise et cheveux de vampire pédé dans un manga pour jeunes filles" Dane Owens (ou alors c'est Chris Dane "regard de braise et cheveux de vampire pédé dans un manga pour jeunes filles" Owens, je ne sais pas exactement) a récidivé. Nous avons enfin droit à la suite de Shine on Me et c'est merveilleux. Y a des explosions, de l'air guitar pourrie, des poses de poseur, et même une guerrière avec un slip en fer, que demander de plus, franchement ? C'est l'équivalent en clip vidéo d'une fanfic de lycéenne ou d'un roman Bragelonne. C'est vraiment très fort.