Accéder au contenu principal

Articles

Affichage des articles du novembre, 2009

Del Close, dit Azrad l'Incombustible

"Tu serais surpris du nombre de fois ou ce chat m'a raconté des trucs ces derniers mois. Depuis que j'ai mis la main sur cette cargaison d'herbe, en fait."

(Del Close, 1934 -1999)

Chicago est une ville qui a enfanté bien des légendes. Al Capone et Eliot Ness sont parmi les plus connues. Plus discrète est celle de Del Close, un acteur local, grand comique devant l'Éternel. Il aura été le maître de stars telles que Bill Murray, Dan Ackroyd, les frères Belushi ou Mike Myers (grosso modo, un quart des vedettes du Saturday Night Live ont été ses élèves). Mais lui-même n'est jamais devenu une star.

D'ailleurs, il n'est même pas né à Chicago, en fait, mais au Kansas. Nul n'est prophète en son pays, et ce compagnon de route des Merry Pranksters et des Grateful Dead moins que personne. Mais il n'était pas du genre à s'encombrer de ce genre de détails. Et puis, de toute façon, Chicago, ça ne ressemble pas du tout au Kansas, c'est pas Dorot…

Dans les bacs à traduction

Début décembre, petit mois en termes de sortie pour mes boulots de trad (par contre, énorme mois pour la réalisation, va falloir que je prenne l'option "journées de 35 heures" chez Chronos).

Mais signalons néanmoins :

Chez Panini : Simon Dark, le tout nouveau vengeur rapiécé de Gotham. Non, Ragman n'était plus dispo...

Chez Delcourt : Si jamais d'aventure vous aviez trouvé que le premier tome de Wormwood était vraiment très con, attendez d'avoir lu ça fait mal quand je fais pipi... C'est... Pire. Je me suis bien marré à le traduire, celui-là.



Et puis complètement dans la série ça n'a rien à voir, j'ai vu qu'il y avait dans les bacs deux jeux DS qui étaient sortis, L'île aux dauphins 3 : Aventures sous-marine, et Léa Passion Vétérinaire Safari, dont j'ai co-écrit les dialogues avec le Hank McCoy de St Jean, Jim Lainé lui-même.

William Hope Hodgson

"Comme si, en son sein, toutes les abominations de la mer avaient trouvé refuge…"

(William Hodgson, 1875-1918)

C'est parfois le destin des écrivains que d'être oubliés. Et d'être redécouverts par la suite, pour des raisons extérieures à leur œuvre. En effet, de nos jours, William H. Hodgson est surtout vu, à l'instar d'Arthur Machen, comme "le précurseur direct d'Howard Philips Lovecraft", ce qui, sans être faux, est néanmoins réduire quelque peu la portée de son travail dans le domaine de l'horreur, même si, par sa puissance visionnaire, La Maison au Bord du Monde chasse en effet sur des terres qui seront plus tard largement explorées par le reclus de Providence.

Le jeune Hodgon s'était engagé dans la marine à l'âge de 13 ans. Fort maltraité par un autre membre d'équipage, il se mit au judo et au culturisme pour pouvoir se défendre, ce qui lui permit de sauver un de ses compagnons dans une mer infestée de requins.

À l'usage,…

Nouvelles du Front

Profitant dernièrement de ma présence à Montreuil pour cause de salon (le célèbre dernier salon où l'on cause, d'où le nom), un estimable collègue traducteur à la voix rocailleuse que je ne nommerai pas pour ne pas faire de pub à The Goon m'a emmené dans un endroit fort curieux. à première vue, c'est un restaurant. Où l'on mange très bien (demandez leurs falafels à l'aubergine. ce ne sont pas des falafels, en vrai, mais c'est très bon).

Et quand on monte à l'étage, c'est une très sympathiques librairie BD.

Alors voilà, ça s'appelle Des Bulles et des Ballons, c'est place de la République à Montreuil et c'est un endroit extra.





Non, en vrai, ce n'était pas dans l'établissement représenté ci-dessus.

Cochon qui s'en dédi

Bon, j'ai passé la journée au festival de Montreuil (livre jeunesse), c'est aussi épuisant que les autres années, mais ça reste toujours une ambiance sympa.

Petit planning de présence : je serai au stand G33, celui de Vertige Graphic, vendredi et lundi, et peut-être un peu dimanche.

On a du stock de Dernière Cigarette et du Portfolio qui va avec.


Nestor Ivanovitch Makhno

"Quand il se développe, l'anarchisme ne reconnaît aucune limite."
(Nestor Makhno, 1888-1934)

Dans la mythologie gauchiste, Makhno, homme d'action bien plus que théoricien, tient une place à part. D'aucuns aiment à le réduire à un simple "chef des anarchistes", expression paradoxale pourtant non dénuée de vérité, mais le personnage est, comme souvent dans ce genre de cas, plus complexe. Il faut déjà savoir que la "république" libertaire mise en place par Makhno et ses compagnons couvrait l'Est de l'Ukraine, un territoire peuplé de près de 7 millions d'habitants, qui vécurent donc pendant quelque temps sous ce que l'on appellera, faute de mieux, un régime anarchiste. Le mode de fonctionnement de cet état sans état semble avoir été viable, et ce sont des forces extérieures (principalement l'Armée Rouge commandée à l'époque par Trotski) qui en ont précipité la chute. Il faut dire que le communisme libertaire des makhnovistes …

Océanique !

Je viens de boucler la traduction d'un excellent album signé Warren Ellis et Chris Sprouse. Cela fait des années que je faisais du lobbying pour qu'il sorte enfin en VF... Et il a failli m'échapper. Heureusement, un certain Jérémy M. a été totalement impérial et m'a permis (au mépris de mon emploi du temps déjà surchargé) de m'attaquer à Ocean, un des trop rares comics de hard SF, et une histoire absolument épatante.

J'ai pris un pied absolument fabuleux à faire cette trad. J'adore traduire Ellis, et Ellis qui fait de la SF a un gros avantage sur pas mal d'auteurs qui s'amusent à toucher à la SF : quand Warren Ellis emploie des concepts de physique des particules ou d'astronomie, il sait de quoi il parle. Et quand il écrit une histoire, il la peuple de gens qui ont très mauvais fond. Inutile de dire que je m'éclate quand je bosse sur ce genre de matériel.

Ça devrait sortir en mars-avril prochain chez Panini. Ça s'appelle (au risque de me r…

Capitaine Richard Francis Burton

"Enfin ! Une fois de plus, mes destinées me font échapper à la prison de l'Europe civilisée."

(Richard F. Burton, 1821-1890)

Il est essentiel de ne pas confondre Richard Burton, le capitaine, et Richard Burton, l'acteur. Le premier étant, paraît-il, l'arrière grand-oncle du second. Soldat efficace, espion polyglotte, explorateur de l'extrême et traducteur en roue libre, l'homme pourrait être un personnage de roman (et il l'a d'ailleurs été, sous la plume de Philip José Farmer).

Ce découvreur des sources du Nil, premier occidental à pénétrer dans la Kaaba à La Mecque (il s'était déguisé en derviche afghan, et s'était circoncis lui-même pour l'occasion, histoire de passer inaperçu, parce qu'il courait le risque de se faire couper d'autres morceaux par les gardiens des Lieux Saints), ce traducteur d'une version notoirement licencieuse des Mille et Une Nuits était un homme hors du commun, et du coup bien moins considéré en Anglete…

Edmond Moore Hamilton, dit Brett Sterling

"Toutes les choses grandioses pour lesquelles vous aurez combattu tomberont en poussière et sombreront dans le néant. (...) Ce qui compte, c'est la manière dont vous menez cette lutte."

(Edmond Hamilton, 1904-1977)

La génération des trentenaires nostalgiques, dite aussi "génération gloubiboulga", n'aime généralement rien tant que se trémousser sur le générique français de la série animée Capitaine Flam, signé Jean-Jacques Debout, faisant au passage l'impasse sur les très belles compositions disco-jazzy de Yuji Ohno, qui étaient pourtant pour beaucoup dans l'identité sonore si particulière du dit dessin animé.

Les représentants de cette même génération vénèrent aussi, en général, la vieille trilogie Star Wars, celle avec ces brushings si caractéristiques de leur époque qu'ils font qu'on ne devrait jamais s'abaisser à regretter les années 70.

Généralement, le seul rapport que ces gens-là trouvent entre Star Wars et Capitaine Flam, c'est l&…

Ça va très mal

Dans mon rêve de cette nuit, je débarquais dans une sorte de café concert tenu par Bernard Blier, censé me devoir du fric parce que son nouveau spectacle était tiré d'un truc que j'avais écrit. J'arrivais accompagné de Pierre Richard déguisé en berger landais et de Lino Ventura, d'assez mauvais poil. Micheline Dax faisait la meneuse de revue, déguisée de façon peu convaincante en Mireille Darc (ou alors c'était l'inverse). Ça a dégénéré, mais j'ai réussi à avoir mon fric (Blier avait tenté de s'échapper en mettant une perruque et un combiné lunette-faux nez-moustache façon Groucho Marx, mais on ne me la fait pas).

Depuis que je me suis réveillé, la question me taraude, lancinante. Pourquoi Pierre Richard sur des échasses de berger landais ???

Pourquoi ???

Je rêve...

Hop, en faisant ma pause entre deux pages de traductions, je viens de remettre le nez dans les stats google du blog.

Je suis atterré. D'ailleurs, vous êtes atterrants.

"Patate Plus" fait son grand retour en tête de classement. Je comprends juste pas.

"Crusades Humanos" se maintient, ça c'est sympa.

"Fulchibar" fait une entrée remarquée. Ça peut se comprendre, mais ça en dit long.

"Dracula", "Vlad Tepes" et "le Volcan" font de la figuration (mais divers détails me donnent l'impression que le volcan, c'était un gamin qui cherchait des trucs pour un exposé).

et en queue de liste, un "j'arrive pas à bander", dont je vois même pas le rapport avec le site, vu que je n'ai pas encore parlé de spam. Incroyable qu'une phrase soit formulée comme ça dans google (les gens n'ont toujours pas compris la notion de mots clés, depuis le temps ?), et surtout qu'elle donne la War Zone dans les résultats.

C&…

Général Jean-Joseph-Amable Humbert

"- Mais que comptiez-vous faire avec si peu de monde?

-Aller à Dublin et libérer une nation qui souffre sous votre joug.

- Voilà bien une idée qui ne pouvait germer que dans une tête française."

(Général Jean-Joseph-Amable Humbert, 1767-1823, dialogue avec le général Lake)

Il y a des gens qui ont la poisse. Ils accomplissent des exploits incroyables, et sont néanmoins disgraciés et oubliés. Le général Humbert est de cette sorte : héros des Révolutions Française et Irlandaise, de la défense de la Louisiane et de la flibuste, il est mort en exil, renié par sa patrie.

Avant de devenir général, l'homme avait été tanneur de peau de lapin. La Patrie étant en danger, il fut promu capitaine de la garde nationale de Lyon, participa au siège de Mayence puis à la guerre en Vendée, et fut nommé général de brigade à 26 ans. Devenu second de Lazare Hoche, il l'accompagna lors de la première opération (ratée) de soutien à la révolution en Irlande.

Après une deuxième tentative, Humbert pr…

Philip Kindred Dick

"La réalité, c'est tout ce qui ne disparaît pas quand on cesse d'y croire."

(Philip K. Dick, 1938-1982)

On a coutume de penser que les écrivains sont généralement un peu fous. Et que les grands écrivains le sont beaucoup. À ce tarif-là, Philip K. Dick était un grand écrivain. En tout cas, fou, il l'était probablement.

Il l'a dit lui-même : "De tout temps, les hommes ont parlé à Dieu. Et les ennuis ont commencé quand Dieu s'est mis en tête de répondre." Pour Dick (qui a de toute façon eu une existence agitée) les vrais ennuis ont commencé en 1974, quand Dieu (ou une entité extraterrestre supérieure, ou un effet secondaire d'une anesthésie dentaire un peu violente) lui est apparu sous la forme d'un rayon de lumière rose.

La vie de Dick en fut bouleversée, et il devint encore plus paranoïaque qu'il ne l'était avant, comme en témoigne sa réaction quand ses papiers personnels furent fouillés par la police : "Dieu merci ! Ça prouve qu…

Le début de la gloire

Tiens, en jetant un oeil aux stats du blog, je note que les gens commencent à taper "Crusades Humanos" dans Google pour se renseigner. C'est peut-être le début d'un buzz, c'est bien.

J'en profite donc pour donner quelques news.

La date de sortie n'est toujours pas fixée avec précision, mais c'est du début janvier (les premiers exemplaires ne devraient pas tarder à sortir de chez l'imprimeur).

Pour ceux qui n'auraient pas tout suivi, Crusades est une nouvelle série signée Zhang Xiaoyu, Izu et Alex Nikolavitch (ça, c'est moi), qui renverra le Da Vinci Code 600 ans en arrière.

Le tome 1 fera près de 140 pages, histoire de bien installer le récit.

Le tome 2 est déjà écrit pour un quart, et j'ai eu une réunion hier avec Izu, le co-scénariste et initiateur du projet, pour nous répartir le travail sur le reste.

Et attention, il est possible que Zhan Xiaoyu passe par Angoulème fin janvier. Mais là aussi, je vous tiens au courant à mesure que …

Werner Heisenberg

"L'univers n'est pas seulement plus étrange que nous le pensons, il est aussi plus étrange que nous pouvons le penser."

(Werner Heisenberg, 1901-1976)

Heisenberg, en faisant avancer la science, lui porta aussi un bien mauvais coup. En effet, il formula le célèbre principe d'incertitude (dit aussi principe d'indétermination) qui porte son nom, et qui consomma le divorce entre le sens commun et la science de haut niveau, jetant les bases de la physique quantique. Après Heisenberg, la physique devint relativement inaccessible même à la vulgarisation, brassant des concepts difficiles à exprimer sans un solide bagage mathématique, et dont la formulation verbale était obligée de passer par des métaphores hardies comme celle du Chat de Shö… Shü… Shreude… Schrödinger, putain, voilà, j'ai réussi à l'écrire, à la fois mort et pas mort, un état que l'on ne retrouve guère dans le monde à échelle humaine que chez les papes en fin de règne et les dictateurs sovié…

Go East (Wood)

On peut ne pas aimer le nain psychop... Le président de ce pays, force est de reconnaître que le voir décorer ce grand homme qu'est Clint Eastwood fait plaisir (d'autant plus grand homme que Clint doit faire deux têtes de plus que son décorateur) (pour situer, Clint est à peine plus petit que moi, il doit se cogner la tête tout pareil en montant dans le métro) (sauf qu'il ne se cogne pas, lui, parce que c'est Clint. Alors que moi, pas).

Donc, au lieu de pendre des gens à un croc de boucher, l'autre jour, le Président a pendu un insigne de commandeur de la Légion d'Honneur au Clint. C'est la classe.

Et le Président, tout content, a ajouté, je cite : "Le type qui a fait La Route de Madison, c'est énorme." Ça ne s'invente pas. Bon, pourquoi pas, après tout ? Mais bon, j'aurais peut-être, pour ma part, plutôt cité Bird, ou Impitoyable, ou Josey Wales Hors-la-Loi. Non que je n'apprécie pas Sur la Route de Madison, qui est un beau film. Ma…

Oh pinaise !

Les Humanos viennent de mettre en ligne la bande-annonce de Crusades.

C'est con pour moi, je l'ai déjà lu, le bouquin.

Mais quand même.

ça donne envie.

Et c'est ici.

Rusticiano (ou Rustigielo, ou Rustichello) di Pisa , dit Rusta de Pise, dit Rusticien

Le roman de chevalerie a eu, au Moyen Âge, ses grands. On mentionnera bien entendu en tête de liste des gens comme Wolfram von Eschenbach, Chrétien de Troyes ou Thomas Mallory, dont les textes arthuriens font encore référence aujourd'hui.

Rusta le Pisan est sans doute moins connu. Son nom n'évoque plus grand-chose de nos jours. Pourtant, il était à l'époque un auteur renommé, écrivant en Français, et dont les ouvrages se retrouvaient jusque dans la bibliothèque d'Henry III d'Angleterre. On peut mentionner dans sa riche production un Tristan, un Palamède, un Merlin, un Saint Graal, un Lancelot et un Guiron le Courtois, oubliés de nos jours, mais fort lus à l'époque. Gageons d'ailleurs (je n'ai pas été vérifier) que quelques uns de ses textes faisaient partie de la bibliothèque de certain hidalgo de la Manche.

Toujours est-il que le Grand-Œuvre de Rusta n'a pas été publié sous son nom. Pourtant, c'est un livre qui a changé le monde. Certes, Rusta …

la barbe

Bon, comme aujourd'hui, c'est le 11 Novembre, et que le 11 Novembre est le jour des Poilus, j'ai décidé de ne pas me raser.



Hein ?

Quoi ?


Oui, bon, d'accord, ça ne change pas grand-chose par rapport aux autres jours.

Charles Maurice de Talleyrand-Périgord, dit le Diable Boiteux

"Il y a trois savoirs : le savoir proprement dit, le savoir-vivre, et le savoir-faire, les deux derniers dispensant généralement du premier."
(Talleyrand, 1754-1838)


Il y a beaucoup à dire sur Monsieur de Talleyrand. D'ailleurs, nombreux sont ceux qui ont beaucoup dit ou beaucoup écrit sur lui. D'aucuns passent des pages et des pages à creuser les motivations de ce grand homme d'état qui servit un certain nombre de régimes et de maîtres, avec une constance dans l'infidélité qui force l'admiration. Mais sans doute est-ce parce que Charles-Maurice, Prince-Duc de Talleyrand, Comte de Périgord, Prince de Bénévent, Prince de Chalais, Marquis d'Excideuil, Comte de Grignols, Évêque d'Autun, Duc de Dino et Vice-Grand-Électeur a tout fait pour rester une énigme. Boiteux, pas forcément beau, capable d'une grande force d'inertie, jouant la montre quand les ordres lui déplaisaient, c'était aussi un diplomate-né, un homme de spectacle et d'appare…

Un bonsoir en passant

Moins de War Zone ces jours-ci, vous l'aurez peut-être remarqué...

Il se trouve que la famille s'est agrandie hier (bon, c'est pas exactement une surprise, hein*) et donc que les heureux parents (moi et madame) sont très occupés.

Donc moins de vaticinations Warzonesques dans l'immédiat.

Je vais essayer de fouiller mes sauvegardes pour vous gratifier ce soir d'un bout de l'Encyclopédie des Connaissances Inutiles, quand même.








* la surprise, ce sont les conditions du truc. la clinique était en train de déménager. Je vous ferais bien un topo des opérations, mais vous n'y croiriez juste pas. C'est resté très bon enfant grâce au professionnalisme de tout le monde là-bas, mais, c'était du genre "tiens, y pas de lavabo dans cette salle ?" "non, il n'a pas encore été livré" ou la noria de chirurgiens en tenue qui poussaient des brancards chargés de cartons (je vous jure devant Dieu, je les vu de mes yeux et j'étais à jeun). Mais bon, …

Bande de patates

Alors Blogmachin, là, la plateforme sur laquelle je déverse mes éructations, propose des outils de gestion du blog. Je viens de mettre un peu le nez dedans, pour voir.

Et il y a entre autre un listing des mots clés tapés dans Google qui vous auront amenés ici.

"Nikolavitch War Zone" arrive en bonne position. Ce qui est assez flatteur.

Mais cette position n'est que la quatrième.

Et en première position (9 personnes, quand même) (vous 9, je ne veux même pas savoir qui vous êtes. vous me faites PEUR d'emblée), vient l'énigmatique expression "patate plus".

Non, franchement, je veux même pas savoir.

Vlad Tepes, dit Dracula

"Vous allez vous manger entre vous. Ou bien partir lutter contre les Turcs."(Dracula, 1430 -1476)
Dracula... Le surnom du prince des Valaques est devenu au fil du temps synonyme d'horreur et de canines pointues, principalement sous l'impulsion d'un écrivain irlandais, Bram Stoker, qui le dégrada d'ailleurs au point de le faire passer pour un comte, un bien triste destin pour un voïévode qui fit trembler l'empire qui faisait trembler l'Europe chrétienne.
Tout se serait pourtant bien passé s'il n'avait pas été élevé à la cour du Sultan, comme cela se pratiquait à l'époque. En effet, il fut avec son demi-frère Radu otage des Turcs, afin de garantir la coopération de la famille, son père Vlad Dracul étant devenu par la force des choses le fantoche de l'envahisseur (le père se révolta pourtant et y laissa la vie. Mircea, le grand-frère, tenta le coup à son tour avec le même résultat. il est intéressant de noter que les otages ne furent pourta…

Traducs dans les bacs

Si vous allez chez votre libraire préféré et que vous voulez compléter vos oeuvres complètes de Niko il traditore, voilà ce que vous risquez de trouver ces jours-ci :

Chez Panini :
Solomon Kane 1
Project Superpowers 2
Terror Inc
The Boys 4

Chez Delcourt :
Intégrale Spawn 7
Clone Wars Aventures 3
Et le Chroniques de Spawn 27, aussi, en kiosque.

Paul Myron Anthony Linebarger, dit Anthony Bearden, dit J. W. Doublewood, dit Felix C. Forrest, dit Carmichael Smith, dit Cordwainer Smith

"Il n'existe pas de meilleur moyen d'apprendre le métier de la propagande que d'être totalement soumis à la propagande d'un autre."
(Paul Linebarger,1913-1966)

Les barbouzes ont-ils une âme ? La question mérite d'être posée, quand on voit le cynisme total et le mépris des plus élémentaires convenances (du genre respect des droits de l'homme en général et de la vie humaine en particulier) dont fait généralement montre la corporation barbouzarde dans son ensemble (appelées aussi communauté du renseignement, c'est plus élégant). Même ceux qui en sortent ont du mal à s'en extraire totalement : ceux qui deviennent écrivains continuent à ressasser des version plus ou moins idéalisées de leur ancien travail, comme Ian Fleming ou John Le Carré.

Quoiqu'il ait, à l'instar de ses collègues, donné lui aussi dans le roman d'espionnage, Cordwainer Smith est un cas un peu à part, connu à l'état-civil et chez les barbouzes sous le nom de Paul Lin…

Edgar Allan, lama sabachtani ?

Dans mon rêve de cette nuit, j'étais suivi partout par une chanson de Jacques Higelin à la guitare sèche qui expliquait que, puisqu'Edgar Poe était crevé, on allait tous mourir un jour nous aussi. C'était à la Higelin, donc assez guilleret malgré tout.

C'est con que j'ai pas pu noter l'air (je suis trop une buse en solfège, de toute façon) ni les paroles exactes, parce que c'était quand même assez sympa et je lui aurais bien envoyé le machin.

Même si, sur le principe, la notion de "je rêve de Jacques Higelin" a un côté assez flippant.

Hassan Ben Ali Ben Mohammed Ben Ja'fr Ben Hussein Ben Mohammed al Sabbah al Hamiri, dit Hassan Ibn Sabbah, dit le Vieux de la Montagne

"Rien n'est réel, tout est permis." (Hassan Ibn Sabbah, 1034 ? - 1124 ?)
La langue française doit un mot à Hassan Ibn Sabbah : assassin. En effet, ce terme dont la connotation est plus que péjorative vient, dit-on, de haschischin, un terme persan signifiant, selon les sources, gardien de la foi ou fumeur de haschisch. Selon une légende jamais totalement vérifiée (mais colportée en occident par Marco Polo en personne, c'est dire si c'est du sérieux), Hassan aurait pris le contrôle, sur la montagne d'Alamut, d'une forteresse dans laquelle il droguait au haschisch de jeunes hommes, avant de leur faire découvrir un jardin des délices dans lequel de superbes jeunes filles se livraient sur leurs corps à des actes réprouvés par la morale et Télérama. À l'issue de quoi, le Vieux les droguait à nouveau, avant de les réveiller dehors. Ensuite, le pacte était simple : les garçons pourraient retourner dans ce paradis seulement après avoir accompli une mission cons…

La pomme de terre, plus noble conquête de l'homme

Vous me direz, la patate, y a peut-être pas de quoi en faire tout un plat, non plus. Déjà, je vous répondrais qu'il faut être extrêmement vulgaire ou au moins Anglais pour appeler "patate" le noble tubercule amené sous nos latitudes par Parmentier, auquel on a offert une station de métro à son nom peu après, en remerciement, tubercule qui ne doit en aucun cas être confondu avec la patate, autre tubercule originaire d'Amérique du Sud, comme la Pomme de Terre, mais qui a essaimé un peu partout. Bon, comme la pomme de terre aussi. Foutez-moi tranquille, ça n'a pas du tout le même goût, quoi, merde !

Et depuis, sur nos tables, la pata... La pomme de terre a la frite, qu'elle se fasse sauter, en robe de chambre ou qu'elle ait ses vapeurs. Pas forcément dans cet ordre, d'ailleurs. Et c'est des champs, la robe, confondons pas tout non plus, quoi, merde encore.

Mais l'homme ne se nourrira pas que de frites seulement, avait sagement décrété monsieur Bari…

Remember the fifth of november

Moi qui pensais souffler un peu en Novembre (et me consacrer à ma petite famille, à mes travaux et, soyons fous, à mes prochains scénars), j'en suis pour mes frais.

à traduire ou en cours de traduction : du Spawn (le prochain numéro du mag, bien sûr, mais aussi le prochain tome de l'intégrale), The Nobody (un joli graphic novel Vertigo), des raccords sur Tank Girl, et un truc qui s'appellera Irrécupérable en VF (avec un titre pareil, forcément, c'était pour moi, vous pensez bien). Et j'ai une pile de nom de Zeus pour Décembre, avec entre autres ce qui devrait être le tome 6 de The Boys, avec Huggie en mission d'infiltration chez les X-Me... Pardon, les G-Men. Et va encore y avoir du poil d'arraché, des gros mots que y a que moi qui les connais et et des flaques de substances qu'il vaut mieux ne pas chercher à identifier.

Laisser le temps OTAN

C'est vrai que, tant d'années après, poursuivre un homme, fusse-t-il un ancien chef d'état, cela semble un peu exagéré. Surtout un homme qui a fait si longtemps partie de la vie politique de son pays, dont la calvitie naissante et les grosses lunettes ont longtemps été la marque. Un homme qui a fait l'histoire.

Mais non, pas Chirac, triples buses !

Les Polonais jugent le général Wojciech Jaruzelski, qui dirigea le pays pendant une époque compliquée, et qui participa à sa façon à la chute du régime. En tant que dictateur à abattre. Maintenant, c'est un vieux monsieur, avec encore moins de cheveux et des carreaux encore plus épais. Le temps a un peu adouci ce qui avait été une mine assez spectaculairement caricaturale de méchant dans un film de James Bond, des années avant Vladimir Poutine.

Faut-il juger le Général ? J'en sais juste rien, moi qui ai pourtant l'habitude des jugements à l'emporte-pièce. Quand j'étais ado, ce type était une image du mal, co…

Dernière minute

Le forum de Superpouvoir est enfin de retour. Après un accident qui l'a rendu amnésique de tous les évènements entre à peu près le 11 septembre et hier.

On remerciera Nico D. qui a bossé comme un dingue pour sauver ce qui était sauvable.

Dans l'intervalle, j'ai créé cette nouvelle Warzone ici-même. J'ignore encore si j'en ferai le suivi intégral sur superpouvoir ou si elle reste ici. On verra bien.

En tout cas, champagne.

Sur le volcan

Premier Novembre 2009, jour des morts. 70 ans après l'action d'Au-dessous du Volcan.

Il y en a à dire sur cet horrible bouquin… Horrible, le mot est peut-être mal choisi, d’ailleurs. Et pourtant, Au dessous du volcan véhicule de l’horreur. Il en transpire à toute les pages, il en exhale presque à chaque mot. Malcolm Lowry a flirté pendant des années avec le fond du gouffre, à tel point qu’il a fini par s’y engloutir à jamais. Son roman en est l’illustration, à la fois commentaire et message d’adieu*, mise en garde et justification. Et accessoirement, à mon sens, un des romans du siècle.

Pourquoi s’intéresser à ce consul dépressif, arrivé au dernier degré d’un processus autodestructeur ? Par pitié, sans doute. Oui, on va dire que c’est par pitié, c’est plus sécurisant. Et que va-t-on chercher dans cette petite ville perdue du Mexique, écrasée par la silhouette du volcan ? Rien, si ce n’est une forme d’oubli. Restent six cent et quelques pages qui couvrent une période d’à peu p…