Accéder au contenu principal

Quelques trads avant l'été

Ah, j'ai eu dans ma boite quelques bouquins que j'ai traduits.

La petite gâterie, en ce moment, c'est Jimmy's Bastards, la nouvelle série de Garth Ennis. Si vous avez aimé The Boys, ce truc est pour vous. C'est la version James Bond. Qui pose la question lancinante : à force de baiser puis d'abandonner toutes les femmes qu'il croise, le héros de film d'espionnage n'a-t-il pas créé toute une légion de mômes qui lui en veulent ? C'est trash et drôle, et comme souvent chez Ennis, beaucoup plus fin qu'il n'y paraît au premier abord. C'est chez Snorgleux, éditeur marseillais hyper sympa.

Lazarus, chez Glénat, arrive à son tome 6. Cette excellente série d'anticipation se permet un détour, un petit point sur la guerre commencée quelques pages auparavant, vue non pas par l'héroïne, le Lazare du titre, mais par les gens normaux, les journalistes, bidasses et parents de cet univers glauque qui nous pend au bout du nez si l'on n'y prend pas garde.

Chez Delcourt, deux rééditions de Star Wars, le Classics 8 avec des vieux comics Marvel très sympa, et surtout la compile des bandes quotidiennes signées Russ Manning, dont le dessin élégant est toujours un bonheur à regarder. Et le tome 16 de l'intégrale Spawn. On ne va pas tarder à boucler la boucle avec les épisodes de la Saga Infernale.

Le deuxième The Authority contient des épisodes que j'ai traduits, n'hésitez pas à essayer Bruce Wayne, meurtrier et fugitif qui met notre héros dans une drôle de posture, et si vous aviez raté les Batman de Morrison et les Batman & Robin de Tomasi et Gleason, une intégrale est en cours. Et tout ça c'est chez Urban.

Chez 21g (maison où je suis également auteur), j'ai traduit la bio du Dalaï Lama, en tout cas un bouquin qui retrace sa jeunesse jusqu'à son exil. Sans doute un peu trop hagiographique (et ça glisse pudiquement sur deux trois événements de l'histoire tibétaine qui montrent que la situation est un peu plus complexe qu'annoncé) mais ça permet de resituer un peu tout ça.

Voilà pour les traductions. Et ma nouvelle dans le Novelliste sortira fin août, vu que la revue a un chouille de retard. Et sinon, j'ai deux articles dans le Geek le Mag de ce mois-ci (un sur les rapports entre science et fiction dans la SF, l'autre sur l'Atlantide avec de vrais morceaux de slip de Patrick Duffy dedans) et la Gazette des Etoiles n°12 ne devrait pas tarder à sortir, avec à nouveau d'authentiques articles d'époque réalisés avec mes petits doigts.

Commentaires

Zaïtchick a dit…
'tain ! Trop de bons trucs. Je ne peux pas suivre.
Unknown a dit…
Maître es trads...

Posts les plus consultés de ce blog

Origines pas si secrètes

Même si dans l'espace, on ne vous entend pas crier, rien n'arrive dans le vide. C'est un fait connu, même une oeuvre marquante et, comme disent les Américains, "séminale" (ce qui est rigolo en parlant de mon sujet du jour), a toujours des sources, des racines ailleurs. J'ai fait des conférences explorant les éléments agglomérés lors de la création Superman ou de l'oeuvre de Lovecraft.  Un exemple rigolo, c'est Alien . Le film de Ridley Scott a marqué les imaginaires. On n'avait jamais vu ça à l'époque. Pourtant, une partie de son decorum, les travelings sur le vaisseau au départ, par exemple, vient de Star Wars , qui avait élaboré à partir de ce qu'il y avait dans le 2001 de Kubrick. Mais ça, ce n'est que la partie émergée du Nostromo. On peut fouiller tout le reste et trouver, qui pointent le bout de leur nez, bien des choses en somme. L'histoire de base n'est pas due à Ridley Scott, mais à Dan O'Bannon qui avait recyclé...

Sonja la rousse, Sonja belle et farouche, ta vie a le goût d'aventure

 Je m'avise que ça fait bien des lunes que je ne m'étais pas penché sur une adaptation de Robert E. Howard au cinoche. Peut-être est-ce à cause du décès de Frank Thorne, que j'évoquais dernièrement chez Jonah J. Monsieur Bruce , ou parce que j'ai lu ou relu pas mal d'histoires de Sonja, j'en causais par exemple en juillet dernier , ou bien parce que quelqu'un a évoqué la bande-son d'Ennio Morricone, mais j'ai enfin vu Red Sonja , le film, sorti sous nos latitudes sous le titre Kalidor, la légende du talisman .   On va parler de ça, aujourd'hui Sortant d'une période de rush en termes de boulot, réfléchissant depuis la sortie de ma vidéo sur le slip en fourrure de Conan à comment lui donner une suite consacrée au bikini en fer de Sonja, j'ai fini par redescendre dans les enfers cinématographiques des adaptations howardiennes. Celle-ci a un statut tout particulier, puisque Red Sonja n'est pas à proprement parler une création de Robert H...

La plupart Espagnols, allez savoir pourquoi

 Avec le retour d' Avatar sur les écrans, et le côté Danse avec les loups/Pocahontas de la licence, ça peut être rigolo de revenir sur un cas historique d'Européen qui a été dans le même cas : Gonzalo Guerrero. Avec son nom de guerrier, vous pourrez vous dire qu'il a cartonné, et vous n'allez pas être déçus.  Né en Espagne au quinzième siècle, c'est un vétéran de la Reconquista, il a participé à la prise de Grenade en 1492. Plus tard, il part pour l'Amérique comme arquebusier... et son bateau fait naufrage en 1511 sur la côte du Yucatan. Capturé par les Mayas, l'équipage est sacrifié aux dieux. Guerrero s'en sort, avec un franciscain, Aguilar et ils sont tous les deux réduits en esclavage. Il apprend la langue, assiste à des bagarres et... Il est atterré. Le peuple chez qui il vit est en conflit avec ses voisins et l'art de la guerre au Mexique semble navrant à Guerrero. Il finit par expliquer les ficelles du combat à l'européenne et à l'esp...

Le slip en peau de bête

On sait bien qu’en vrai, le barbare de bande dessinées n’a jamais existé, que ceux qui sont entrés dans l’histoire à la fin de l’Antiquité Tardive étaient romanisés jusqu’aux oreilles, et que la notion de barbare, quoiqu’il en soit, n’a rien à voir avec la brutalité ou les fourrures, mais avec le fait de parler une langue étrangère. Pour les grecs, le barbare, c’est celui qui s’exprime par borborygmes.  Et chez eux, d’ailleurs, le barbare d’anthologie, c’est le Perse. Et n’en déplaise à Frank Miller et Zack Snyder, ce qui les choque le plus, c’est le port du pantalon pour aller combattre, comme nous le rappelle Hérodote : « Ils furent, à notre connaissance, les premiers des Grecs à charger l'ennemi à la course, les premiers aussi à ne pas trembler d’effroi à la vue du costume mède ». Et quand on fait le tour des autres peuplades antiques, dès qu’on s’éloigne de la Méditerranée, les barbares se baladent souvent en falzar. Gaulois, germains, huns, tous portent des braies. Ou alo...

Par le pouvoir du crâne ancestral, je détiens la force toute puissaaaaaaante !

En fait non. Mais vous captez l'idée. Et puis je viens de vous graver dans la tête l'image de mes bras malingres brandissant une épée plus grande que moi comme si c'était un bâton d'esquimau. En fait, je voulais vous entretenir de ça : C'est un recueil de nouvelles à sortir chez Rivière Blanche ce printemps, sur le thème des super-pouvoirs, mais dans une optique un peu Robert Silverberg, pas tant le pouvoir lui-même que l'impact qu'il a sur la vie du pauvre couillon qui s'en retrouve nanti. C'est anthologisé (anthologifié ? anthostiqué ? compilé, on va dire) par mon vieux comparse Monsieur Lainé, et il y a tout un tas d'autres gens très bien dans le coup, comme Olive Peru, Pat Lesparre, André-François Ruaud ou Frank Jammes et j'en passe. Que des gens bien, quoi. Et bien entendu, j'y suis aussi (quoique j'ignore si j'ai les qualifications requises pour être classé dans les gens biens), avec un texte intitulé l'invisib...

Seul au monde, Kane ?

Puisque c'est samedi, autant poursuivre dans le thème. C'est samedi, alors c'est Robert E. Howard. Au cinéma. Et donc, dans les récentes howarderies, il manquait à mon tableau de chasse le Solomon Kane , dont je n'avais chopé que vingt minutes lors d'un passage télé, vingt minutes qui ne m'avaient pas favorablement impressionné. Et puis là, je me suis dit "soyons fou, après tout j'ai été exhumer Kull avec Kevin Sorbo , donc je suis vacciné". Et donc, j'ai vu Solomon Kane en entier. En terme de rendu, c'est loin d'être honteux Mais resituons un peu. Le personnage emblématique de Robert Howard, c'est Conan. Conan le barbare, le voleur, le pirate, le fêtard, le bon vivant, devenu roi de ses propres mains, celui qui foule de ses sandales les trônes de la terre, un homme aux mélancolies aussi démesurées que ses joies. Un personnage bigger than life, jouisseur, assez amoral, mais tellement sympathique. Conan, quoi. L'autre...

Philip Kindred Dick

" La réalité, c'est tout ce qui ne disparaît pas quand on cesse d'y croire. " (Philip K. Dick, 1938-1982) On a coutume de penser que les écrivains sont généralement un peu fous. Et que les grands écrivains le sont beaucoup. À ce tarif-là, Philip K. Dick était un grand écrivain. En tout cas, fou, il l'était probablement. Il l'a dit lui-même : "De tout temps, les hommes ont parlé à Dieu. Et les ennuis ont commencé quand Dieu s'est mis en tête de répondre." Pour Dick (qui a de toute façon eu une existence agitée) les vrais ennuis ont commencé en 1974, quand Dieu (ou une entité extraterrestre supérieure, ou un effet secondaire d'une anesthésie dentaire un peu violente) lui est apparu sous la forme d'un rayon de lumière rose. La vie de Dick en fut bouleversée, et il devint encore plus paranoïaque qu'il ne l'était avant, comme en témoigne sa réaction quand ses papiers personnels furent fouillés par la police : "Dieu merci ! Ça prou...

De géants guerriers celtes

Avec la fin des Moutons, je m'aperçois que certains textes publiés en anthologies deviennent indisponibles. J'aimais bien celui-ci, que j'ai sérieusement galéré à écrire à l'époque. Le sujet, c'est notre vision de l'héroïsme à l'aune de l'histoire de Cúchulainn, le "chien du forgeron". J'avais par ailleurs parlé du personnage ici, à l'occasion du roman que Camille Leboulanger avait consacré au personnage . C'est une lecture hautement recommandable.     Cúchulainn, modèle de héros ? Guerrier mythique ayant vécu, selon la légende, aux premiers temps de l’Empire Romain et du Christianisme, mais aux franges du monde connu de l’époque, Cúchulainn a, à nos yeux, quelque chose de profondément exotique. En effet, le « Chien du forgeron » ne semble ni lancé dans une quête initiatique, ni porteur des valeurs que nous associons désormais à l’héroïsme. Et pourtant, sa nature de grand héros épique demeure indiscutable, ou en tout cas...

Un peu tôt pour Carnaval

J'ai enfin pris le temps de mettre le nez dans le nouveau Mignola, Le carnaval des cadavres , sorti à la rentrée chez Delcourt. Mignola, je suis fan depuis longtemps, depuis que j'avais pris ses Corum en VO (ils ont été traduits trente ans plus tard par ma pomme), le voyant évoluer sur Cosmic Odyssey, Le cycle des épées , son Alien qui était très bien et son Doc Strange que je vénère, puis ses Batman , avant d'arriver à Hellboy , l'univers qui l'a quand même pas mal occupé pendant les décennies suivantes.   Là, il se lance dans un nouvel univers, de fantasy, qui m'évoque très fort les contes de Dunsany (que Mignola doit probablement connaître) liés au cycle des Dieux de Pegàna (récemment réédité en intégrale chez Kalidor, je crois) qui reste un des fondements discrets de la fantasy d'avant Tolkien, ayant notamment influencé le Cycle du Rêve de Lovecraft.  Chez Dunsany, les grandes épopées sont esquissées en quelques pages, ce qui compte vraiment ce sont...