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Mutualisation militaire, et roubignoles de l'être aimé

J'ai tendance à regarder les panneaux publicitaires, quand je prends le train. Ça me permet à peu de frais de me gausser de la nouvelle comédie musicale à la mode ou de la nouvelle campagne pour un burger-encore-plus-meilleur-dépêchez-vous-tant-qu'il-en-reste.

Et puis là, il y avait des affiches pour une mutuelle complémentaire de l'Armée. Qui m'ont sérieusement interpelé.

Parce qu'elles posent question, ces affiches. En tant que telles, je veux dire.

S'il s'agit d'une mutuelle de l'Armée, réservée aux militaires, n'est-il pas plus facile et plus efficace de cibler la pub au lieu de la mettre dans des gares, sur une ligne qui ne passe à ma connaissance par aucune ville de garnison ? C'est du pognon foutu en l'air, et à la place des adhérents, je ferais la gueule.

Ou bien, avec la libéralisation du secteur et le fait que les mutuelles complémentaires deviennent bientôt obligatoires (d'une certaine façon seulement : c'est la mutuelle d'entreprise qui est obligatoire, ce qui permettra d'exclure de la CMU les petits employés au SMIC qui n'ont pas les moyens de payer plein pot une complémentaire) (mais qui du coup la paieront quand même, un peu moins plein pot). Mais dans ce cas, et si la mutuelle de l'Armée peut recruter des adhérents ailleurs que chez les bidasses, pourquoi continuer à communiquer sur le fait que c'est la mutuelle de l'Armée ? Par les temps qui courent, je ne sais pas si c'est un argument de vente (c'est pas l'Armée qui avait des problèmes délirants avec son logiciel de paye, dernièrement ?).

Bref, ces affiches sont pour le moins problématiques. Les communicants qui les ont pondues n'ont peut-être pas pris en compte tous les paramètres.






Sinon, et ça n'a rien à voir, j'ai constaté que le paquet de céréales qui était sur la table du petit déjeuner portait en grosses lettres la mention "Honey Balls". Mon sang de traducteur n'a fait qu'un tour. Des "couilles de chéri" ? Fichtre, l'agro-alimentaire tente vraiment des trucs bizarres, de nos jours. Ou alors faut vraiment que j'arrête de lire et de traduire du Garth Ennis.

Commentaires

JayWicky a dit…
Comme disait un grand poète en son temps, avant d'être avalé par le fantôme de Ron H. :
"Suck on my chocolate salty balls/
Put'em in your mouth and suck'em."
Anonyme a dit…
hum... concernant l'argument de la ville de garnison, les militaires ont 75% de réduction sur le train, donc ils prennent le train comme d'autres le bus. Si bien qu'habiter à proximité de leur lieu de travail n'est pas une nécessité pour leur budget transport. Il suffit d'une concentration de circonstance de résidences de militaires pour la justifier. Mais même sans ville de garnison, il suffit aussi d'administrations de la défense, pas nécessairement visibles, de civils affiliés à ce statut ou encore de gendarmes, pour justifier la présence d'une réclame à leur intention dans une gare a priori éloignée.

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