Accéder au contenu principal

The revolution will be youtubized. Ou pas.

Alors, c'est quand même bien, les grands sites d'info. Genre les sites de grands quotidiens et de grands hebdomadaires, ou de gens comme Arrêt sur Images (putain, quel dommage qu'ils aient confié la gestion de leur système de paiement en ligne à des mongoliens, moi j'aurais volontiers lâché mes 40 euros de cotise annuelle, mais pas question que j'ouvre un compte paypal rien que pour eux, et leur système de paiement par CB ne marche juste pas, malgré ou à cause de sa complexité sécuritaire à faire salir son slip à un Alain Bauer sous amphétamines). C'est un des points forts d'internet, ça, cette capacité qu'il nous donne d'aller chercher l'info partout et très vite, en flux tendu, que ce soit de l'ultra local ou du lointainement exotique.

Alors tout n'est pas accessible, il y a des contenus payants, tout ça, mais on peut déjà se faire une bonne idée avec tout ce qui est accessible, quitte aussi à se prendre les versions papier des grands quotidiens pour les versions qui nous tiennent à cœur. Alors oui, tout n'est pas de grande qualité, et bien des liens du Monde.fr pointent vers Télérama, ou pire, vers le Huffington Post, qui est quand même une bauge assez répugnante, le symptôme navrant et putride d'une morandinisation rampante de la vie des médias.

Un des avantages du net, c'est le multimédia, les infographies interactives qui permettent de jouer au Dessous des Cartes chez soi (c'est con que ce soit si cher, aussi, les coffrets du Dessous des Cartes), les émissions de radio en replay, etc. Et puis les vidéos. Alors il y a les traditionnels zappings, mais aussi les interviews du journal en live, des éditos et tout. Alors là, autant pour de la critique ciné, du commentaire d'actu scientifique et tout ça, j'aime bien la vidéo, parce qu'on a les images qui vont avec en général, j'aime bien, autant pour les éditos et interviews, la plupart du temps, je ne vois pas l'intérêt. Ça prend trois fois plus de temps à absorber que la version écrite des mêmes infos, c'est chiant. Et sur de l'édito, ça renvoie à cet "effet Soral" que je caractérisais dernièrement, cette façon d'asséner son point de vue en réduisant la distance critique du spectateur, parce que la vidéo enchaine et se poursuit alors que le texte écrit permet au besoin de faire une pause pour digérer et repérer une énormité. Diffuser un speech de ce genre en vidéo au lieu de le faire par texte, dans ces cas-là, ça relève d'une volonté forcément délibérée (il y a plus de logistique et de stockage pour la vidéo), et d'une volonté qui du coup me semble un peu inquiétante.

Et puis ces vidéos sont souvent, quand on clique dessus, précédées d'une publicité plus ou moins inzappable (genre pendant 15, 17, voire 24 secondes*), ce qui ajoute à la lancinante sensation de perdre son temps engendrée par le format. Et là, j'espère que les outils d'analyse de ces sites sont pointus et utilisés. Parce que du coup, les ouaibemastères de ces sites pourront repérer un phénomène très significatif : si je n'attends même pas trois secondes pour fermer la fenêtre, c'est que la vidéo promise ne m'intéressait pas au point que j'accepte de m'infliger pour elle dix-sept secondes de pub pour un prêt bancaire, une bagnole à la con ou un parfum que la plus jolie des pubs ne pourra me convaincre d'acheter puisqu'elle ne me dit pas ce qu'il sent. Si la personne qui avait mis la vidéo en ligne avait vraiment un message à me faire passer, la pub avant l'a empêché de me parvenir. Et plus le temps passe, plus ma tolérance baisse. C'est très bien, en fait : ces pubs chronophages m'empêchent d'encore plus perdre mon temps. Ce n'est pas le moindre de leurs paradoxes.


* Le problème se pose aussi sur Youtube, mais souvent les durées d'inzappabilité sont plus courtes. Il arrivent néanmoins que certaines vidéos ne m'intéressent pas assez pour que j'aille m'infliger ne serait-ce que quatre à cinq secondes de pub avant.

Commentaires

Unknown a dit…
Surfer sur internet c'est un peu comme se promener dans le pays des malices de Lewis Carol.
Avant de trouver l'info que tu cherchais tu vas forcement t'egarer un peu, voire meme beaucoup.
Personnellenemt j'aime bien ce concept. Un truc se passe dans le monde est en quelques click je peux avoir le point de vue des Francais, Americains, Turcs, Russes, Chinois, Belges, Serbes.....
Ca me permet de me faire une opinion souvent erronee mais toujours objective.
Anonyme a dit…
C'est vrai que ces "pubs" sont contreproductives... généralement mal placées et soulantes... (ne parlons mêmes pas des publicités ciblées,encore plus risible que le reste).

Mais bon,il faut bien que chacun se fasse sa petite piece, et à terme on pourra stocker des videos
n importe ou , exit Youtube... qui ne se sera plus que la photocopie d un monde dont personne ne veut. , rempli de femmes denudées,de blagues pas droles et d interviews de "paquets de lessives" !!

Faut être reconaissant envers ces sites d acceuillir tout ce qui ne présente aucun interet et de le garder chez eux!
Il y a quelques docu intéréssants sur YT, mais c'est plus un effet collatéral..
Alex Nikolavitch a dit…
Il y a aussi pas mal de vieux ciné libre de droits, sur Youtube. Je me suis refait pas mal de vieux Chaplin et autres Keaton comme ça, ainsi que du Eisenstein.

Posts les plus consultés de ce blog

The road to the War Zone

Il m'arrive parfois de mettre le nez sur la provenance gougueule de mes lecteurs : le système de ce blog me permet en effet de savoir quelles requêtes gougueule ont amené ici les gens qui ne me connaissaient pas (parce que les gens qui me connaissent ont depuis longtemps l'adresse de la War Zone, vous vous en doutez*). Et à chaque fois, je suis surpris, et souvent atterré. Que "Alex Nikolavitch" ou "War Zone" (mais parfois, visiblement, il s'agit de gens cherchant des infos sur la suite d'un jeu vidéo, je crois) ou Crusades caracolent en tête des requête, c'est un peu normal. Fulchibar aussi (si vous ne savez pas ce qu'est le fulchibar, ne vous en faites pas, nous non plus, mais c'est justement à ça que tient le concept) (et puis le fulchibar, ça ne s'explique pas. ça se vit). Les noms de personnalités évoquées dans ces pages servent aussi de point d'entrée, comme Vlad Drakul, Frédéric Lefebvre, Makhno, Tesla ou Crowley. C'est...

Sonja la rousse, Sonja belle et farouche, ta vie a le goût d'aventure

 Je m'avise que ça fait bien des lunes que je ne m'étais pas penché sur une adaptation de Robert E. Howard au cinoche. Peut-être est-ce à cause du décès de Frank Thorne, que j'évoquais dernièrement chez Jonah J. Monsieur Bruce , ou parce que j'ai lu ou relu pas mal d'histoires de Sonja, j'en causais par exemple en juillet dernier , ou bien parce que quelqu'un a évoqué la bande-son d'Ennio Morricone, mais j'ai enfin vu Red Sonja , le film, sorti sous nos latitudes sous le titre Kalidor, la légende du talisman .   On va parler de ça, aujourd'hui Sortant d'une période de rush en termes de boulot, réfléchissant depuis la sortie de ma vidéo sur le slip en fourrure de Conan à comment lui donner une suite consacrée au bikini en fer de Sonja, j'ai fini par redescendre dans les enfers cinématographiques des adaptations howardiennes. Celle-ci a un statut tout particulier, puisque Red Sonja n'est pas à proprement parler une création de Robert H...

Tombent les renards en feu

Ça faisait des années que j'utilisais et que je défendais Firefox, ce navigateur internet qui est le très lointain héritier de l'antédiluvien Netscape. L'outil était puissant, rapide, efficace, des lieux devant l'immonde Explorer. Mais depuis les mises à jour de cet été, tout déconne. Gestion du Java complètement aléatoire, persistances d'affichage anormales, perte de la prise en compte de balises HTML pourtant classiques... Et à chaque nouvelle mise à jour, je me prends à espérer que ces problèmes seront réglés, et à chaque nouvelle mise à jour, c'est pire. Tout se passe comme si la Mozilla Corporation, éditeur du logiciel, était devenue Microsoft de la grande époque. Firefox 6.0 sur Mac, c'est un merdier total. Et la version 5, sortie deux mois plus tôt, déconnait déjà dans les grandes largeurs. J'envisage très sérieusement de passer à un autre navigateur. Je n'aime pas ça : j'ai mes habitudes, mes paramétrages, mes kilos de signets, et il v...

Seul au monde, Kane ?

Puisque c'est samedi, autant poursuivre dans le thème. C'est samedi, alors c'est Robert E. Howard. Au cinéma. Et donc, dans les récentes howarderies, il manquait à mon tableau de chasse le Solomon Kane , dont je n'avais chopé que vingt minutes lors d'un passage télé, vingt minutes qui ne m'avaient pas favorablement impressionné. Et puis là, je me suis dit "soyons fou, après tout j'ai été exhumer Kull avec Kevin Sorbo , donc je suis vacciné". Et donc, j'ai vu Solomon Kane en entier. En terme de rendu, c'est loin d'être honteux Mais resituons un peu. Le personnage emblématique de Robert Howard, c'est Conan. Conan le barbare, le voleur, le pirate, le fêtard, le bon vivant, devenu roi de ses propres mains, celui qui foule de ses sandales les trônes de la terre, un homme aux mélancolies aussi démesurées que ses joies. Un personnage bigger than life, jouisseur, assez amoral, mais tellement sympathique. Conan, quoi. L'autre...

Go East (et puis West après)

 Bon, je serai pendant quatre jours aux Imaginales d'Epinal à dédicacer à tour de bras. Il y aura également une table ronde sur Dune samedi à 19h. N'hésitez pas à passer, à m'amener des trucs à signer, tout ça tout ça. J'en profite pour filer le programme de dans 15 jours, quand je serai aux Utopiales de Nantes. Donc un peu à l'autre bout du pays : Je participerai à trois tables rondes : Vendredi 29 octobre 14h00 – Demain, les super-héros militants avec, X. Dollo, A. Mottier, N. Allard  Samedi 30 octobre 11h00 – V for anonymat avec K. Si-Tayeb, R. Cousin, C. Ecken  Dimanche 31 octobre 18h00 - La politique du loup-garou avec M. Caussarieu, O. Bruneau, M. Dupont-Besnard

Considération geek

Une récente discussion sur un forum m'a conduit à réfléchir. C'était parti d'un truc assez idiot : un lecteur de manga qui lisait de temps en temps du comics s'étonnait du fait que les lecteurs de comics n'en avaient souvent pas grand chose à faire de commencer leurs séries dans l'ordre et du début du numéro 1, et que même les tentatives d'intégrales n'étaient souvent qu'approximatives, quand elles existaient. Ce à quoi les lecteurs de comics lui avaient répondu qu'il était un tout petit peu complexe de démarrer la lecture des aventures de Batman et de Spiderman à partir  du numéro 1, vu que primo, pour Batman le numéro 1 c'était Detective Comics 27 et pour Spider-Man Amazing Fantasy 15, et qu'en plus, sur respectivement 50 et 80 ans, c'était difficile de tout avoir, surtout que chacun des personnages avait eu droit à jusqu'à quatre ou cinq séries simultanément. De fait, le lecteur qui s'intéresse au comics se fait très vi...

C'est dans les vieilles soupes qu'on fait les meilleures lectures

C'est marrant, en ce moment, je me fais une cure de vieux bouquins, parfois en rééditions, parfois en exhumations de derrière mes étagères, ou en récupérations dans des bacs à vils prix. J'ai pourtant pas mal de trucs récents sur ma pile des "à lire", pile aux dimensions de plus en plus conséquentes, mais il y a des moments, comme ça. C'est une question d'humeur. Besoins de lectures à papa… Voire à grand-papa. J'ai fait une cure de Mickey Spillane, par exemple. C'est pas fin, vous me direz. C'est pas ce qu'on lui demande non plus, je vous répondrai. Là, c'était En quatrième vitesse , le premier Mike Hammer. Où l'on voit que Frank Miller a une dette importante (il ne s'en est jamais caché) envers Spillane. Ce ouiquainde, je suis en plein dans Seul contre la Légion , de Jack Williamson. Ça, c'est du bon vieux space opera pulpesque. C'est à peu près contemporain du cycle des Fulgur, de E.E. Doc Smith, pour situer. Bon, c'es...

Tiens, ça faisait longtemps...

Que je n'avais pas mis en ligne un nouvel extrait du tome 2 de Crusades (La Porte d'Hermès, par Izu, Nikolavitch et Zhang Xiaoyu, mais ça vous le saviez probablement déjà). Voilà, c'est chose faite !

Beware the blob

La perversion alimentaire prend parfois des allures d'apostolat suicidaire. Que ce soit en termes de picole ou de bouffe, il m'arrive de taper dans le bizarre et de tenter des expériences qui tétaniseraient d'effroi une créature lovecraftienne. Comme on a les amis qu'on mérite, et que j'ai dû commettre des ignominies sans nom dans une vie antérieure, certain de mes amis, camarades et autres proches ont aussi leur bouffées culinaro-délirantes. C'est ainsi que certain libraire sévissant dans une grande enseigne vendant de la culture neuve et d'occasion dans le quartier étudiant de Paris m'a initié à toutes sortes de pickles qui arrachent la gueule et à des boissons polonaises que même les Polonaises évitent de prendre au petit déjeuner. C'est aussi ce douteux personnage (ou un ami commun exilé, je ne sais plus, il y a des traumas que l'esprit humain tente miséricordieusement de brouiller) qui m'avait fait découvrir la pâte à tartiner au spe...