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Monde de dingues

Tout le monde ne parle que de DSK, et personne de Jeff Jones. Les encravatés amateurs de soubrettes comptent plus, dans le monde où nous vivons, que les génies du pinceau. En plus, Jeff Jones avait l'outrecuidance de faire dans le figuratif, alors de nous jours, vous pensez bien que ça ne peut intéresser que des sous-développés de la culture dans mon genre, ou dans le vôtre d'ailleurs, car je sais que la plupart d'entre-vous qui suivez mes vaticinations êtes amateurs ou susceptibles de l'être. Jack Lang ne parle pas de Jeff Jones, alors qu'il parlerait de Jeff Koons si Jeff Koons cassait sa pipe. Et qu'en attendant, c'est des pipes présumées dans les hôtels newyorkais qu'il parle, le Jack. 

 


 

Sérieux, Jeff Jones c'est quelqu'un qui nous manquera très fort, un de ces illustrateurs qui réenchantaient le monde.
Ah, et pendant ce temps-là, les bonnes âmes s'émeuvent des sorties de Lars von Trier. Fin bourré (je pense, vu les retranscriptions hachées, je pense qu'il était bourré), il sort des trucs délirants sur le nazisme. Juste après l'affaire Galliano, fallait pas laisser passer. Sauf que von Trier est si je ne m'abuse, le provocateur qui avait demandé à ce qu'on passe l'Internationale pour sa Palme d'Or, devant tout le parterre des embagouzés du Palais des Festivals. Un dingue notoire et un provocateur multirécidiviste et comme un seul homme, tout le monde donne dans son jeu.
(flûte, pas trouvé de version avec les sous-titres en francuz, mais j'adorais ses génériques de fin, dans l'hôpital et ses fantômes, quand après nous avoir assenné un cliffhanger de tuerie, il débarquait hilare pour raconter des conneries. Oui, c'est peut-être un sale type, mais je pardonne beaucoup aux sales types qui me font rire) (Danois de mes fesses, comme disait l'autre)

Commentaires

Zaïtchick a dit…
Là-bas, la Suède, plantée dans le granit et là, le Danemark, sur des chiures de calcaire !
JayWicky a dit…
C'est marrant, j'ai beau chercher partout sur google (enfin... 'pas que ça à foutre non plus), je ne retrouve pas le nom de l'idiote qui pose des questions à base de nazis et de "ton Papa était Allemand, alors, mon petit Lars?" qui n'ont rien à foutre dans une conférence de presse.

Ça me rappelle l'histoire de ce cinéaste (que je viens d'inventer) à qui la même idiote a demandé: "Votre mère vous a eu très jeune et vous avez déclaré que Lolita était votre livre de chevet". Et le cinéaste, un tantinet agacé, de rétorquer, pince-sans-rire: "oui, d'ailleurs j'encule un enfant tous les soirs, c'est le meilleur des somnifères". Résultat: "l'information" est scrupuleusement reprise *au premier degré* par la presse unanime d'incompréhension, et le cinéaste est blacklisté à vie.

Purée, mais après ça, comment voulez-vous prendre au sérieux de prétendus "critiques de cinéma" qui ne sont pas foutus de capter que Lars Von Trier qui se prétend Nazi, c'est un *gag*!!
Zaïtchick a dit…
Ahahaha... On sait plus si c'est du Lars ou du cochon, alors ! ^^ (Kolossal rigolade.)
"Mariage, baptême, bar mitzvah, Lars von Trier animera vos soirées !"

Peut-être pas les bar mitzvah...
Anonyme a dit…
Oui, quand Von Trier dit "oui, je suis un nazi", c'est la conclusion d'un délire — pas hyper drôle, certes — où, très clairement, il résume la pensée qui vient à tout le parterre devant lui. Il ne s'agit absolument pas d'une revendication; c'est hallucinant de voir tout le monde s'étrangler d'horreur devant des conneries qui ne méritaient qu'un peu de lassitude devant un numéro sans grand intérêt.

Et je m'inquiète de voir qu'il est inadmissible qu'on "puisse comprendre Hitler" (alors qu'il n'était pas question de l'Holocauste, et LvT se hâte de le préciser), parce qu'apparemment Hitler est désormais tellement tabou qu'il sort de l'humain et qu'il est impossible de s'identifier à lui à quelque moment que ce soit sans basculer dans l'adoration de la barbarie. Je déteste le terme de "politiquement correct" qui désigne tout et son contraire, mais là, on y est clairement: Hitler, on ne plaisante pas dessus, sous peine de passer pour approuver.

Les journalistes n'ont aucune maîtrise du texte. Hier, pendant un reportage sur le Serpent, le célèbre tueur en série, on nous annonce tout benoîtement: "On a retrouvé 3 passeports appartenant à des personnes qu'il avait assassinées dans son réfrigérateur".

Et là, on se dit que c'était un tueur vraiment pervers ou que le journaliste est infoutu d'écrire correctement — et donc de raisonner de façon cohérente.

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