"Mais pour qui vous prenez-vous ?" Voilà bien une question qui m'insupporte, tiens. Bon, ça fait longtemps qu'on ne me l'a pas trop adressée, vu que la réponse est alors "pour un Serbe de 2 mètres et 110 kilos, pourquoi ?" ce qui peut avoir tendance à calmer le jeu, surtout si je pose bien ma voix. Mais bon, quelqu'un que je connait y a encore eu droit. Qu'est-ce qu'elle signifie, cette question qui n'en est pas une ? Elle n'en est pas une parce que la réponse induite, dans la tête de qui la pose est : "quelqu'un qui n'a pas à la ramener". C'est le signe d'une absence d'argument, c'est le dernier recours pour maintenir une position de surplomb symbolique, de se raccrocher à une convention sociale fumeuse qui permet de rester au-dessus, de balayer le désaccord en le ramenant à l'aigreur du petit (par coïncidence, c'est un peu le sens de la longue tirade de la responsable du festival d'Angou...
Des lunettes pour voir l'invisible en relief !

Commentaires
En tout cas, voilà le fin mot de l'histoire :
"Créé à Paris en 1887, le Laboratoire Pautauberge portait le nom de son créateur et de l'inventeur de la solution Pautauberge. Le Laboratoire s'installe en 1905 à Courbevoie.
La solution Pautauberge était un chlorhydro-phosphate de Chaux créosolé mis au point pour le traitement des affections pulmonaires sans irriter les voies digestives. Il existait également des capsules de créosole, des dragées expectorantes et calmantes et une eau Fortunia contre les pertes blanches, ce qui nous a valu de jolies images publicitaires."
Toujours est-il que la notion de "collection de la solution Pautauberge" me turlupinait un peu. En fait, c'était comme le chocolat Poulain, il y avait des cartes à collectionner. On trouve sur le net des fables de La Fontaine, par exemple. J'ignore de quelle série sort ce Godzi-sextoy, par contre. Sans doute d'un truc sur la Grosse Bertha, allez savoir.