dimanche 4 décembre 2016

Et dire que j'aurais pu avoir le Nobel

Ah, déceptions que nous inflige un monde cruel, par le truchement des plus sympathiques coups de mains.

J'étais convié comme vous le savez sans doute à une animation autour de Lovecraft. Y participait également un auteur qui, quand il n'écrit pas des bouquins, bosse dans la physique des particules. Comme j'ai le ciboulot qui surchauffe non stop, j'ai forcément, vous vous en doutez, tout un tas de foultitudes de théories qui me trottent dans les neurones, mais que je manque de l'équipement et, osons le dire, du niveau en maths pour valider ou infirmer. Il me fallait donc un spécialiste pour répondre à quelques questions. Comme j'en avais un sous la main (je lui avais demandé auparavant par mail si ça ne l'embêtait pas de m'éclairer, ce qu'il avait fort aimablement accepté), j'ai dévoilé mes batteries.

Bon, à moins qu'il soit fourbe et qu'il garde ma piste pour lui, je me suis fourvoyé. Les perturbations du champs scalaire de Higgs au passage des particules "massives" ne se propagent pour ce qu'on en sait qu'à des distances infinitésimales et ne sont pas cumulatives. Certes, la crème de l'élite des physiciens n'y comprend pas encore tout, mais en l'état mon bel édifice conceptuel s'effondre comme un château de cartes un jour de rhume des foins.

C'est con, parce que j'avais une idée qui aurait pu révolutionner tout un tas de trucs. Les gens auraient parlé de moi avec respect et j'aurais été en Suède toucher un Nobel.

Caramba, encore raté.

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