dimanche 24 mars 2013

Back from the books

Et donc, j'étais en dédicaces au Salon du Livre. C'est quand même une manifestation épuisante. Non que j'aie énormément dédicacé, quoique je l'ai fait aussi (la queue pour mes dédicaces du matin était face au stand Casterman, qui recevait Tardi. C'est ainsi que j'ai découvert que Tardi avait une plus grosse queue que moi), mais il y a quand même un brouhaha énorme et permanent, dans ce hall immense.

Entre deux, j'ai quand même pu faire mon petit tour, croiser des gens que je connaissais, mais aussi des gens que je ne connaissais que de vue (genre de vue télévisuelle, comme Jean-Louis Debré ou Jean-Claude Dreyfus), ou à l'inverse des gens que je connaissais sans les avoir jamais vus, comme mes éditeurs chez les Moutons électriques (et ça c'est très bien, parce que ça permet de discuter boulot de façon plus directe).

Et puis j'ai fait mon marché, aussi, des bouquins sympas qui vont encore alourdir mes étagères (dont un Dunsany et un Hogdson, on ne se refait pas) et je suis rentré par le tramway, parce que le fiston insistait, et c'est vrai que la ligne T2, c'est plus agréable que le métro, ça passe par des coins assez jolis. Et à la Défense, croisé des dingos surexcités qui revenaient de la "Manif pour Tous". Décidément, je ne supporte pas les braillards de ce genre, les brandisseurs de banderolles vociférants et sifflant. Je ne suis déjà pas franchement convaincu de la justesse de leur cause, mais je dois en plus admettre que c'est avec une satisfaction un peu goguenarde que je vois des cathos à foulard s'abaisser plus bas que la bête et se comporter comme des supporters de foot, comme les derniers de hooligans de Manchester. Ce sont les gens qui sont le plus persuadés de leur dignité qui se rendent le moins compte qu'ils la perdent en croyant la défendre.

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