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Articles

Traducs dans les bacs

Si vous allez chez votre libraire préféré et que vous voulez compléter vos oeuvres complètes de Niko il traditore, voilà ce que vous risquez de trouver ces jours-ci : Chez Panini : Solomon Kane 1 Project Superpowers 2 Terror Inc The Boys 4 Chez Delcourt : Intégrale Spawn 7 Clone Wars Aventures 3 Et le Chroniques de Spawn 27, aussi, en kiosque.

Paul Myron Anthony Linebarger, dit Anthony Bearden, dit J. W. Doublewood, dit Felix C. Forrest, dit Carmichael Smith, dit Cordwainer Smith

" Il n'existe pas de meilleur moyen d'apprendre le métier de la propagande que d'être totalement soumis à la propagande d'un autre. " (Paul Linebarger,1913-1966) Les barbouzes ont-ils une âme ? La question mérite d'être posée, quand on voit le cynisme total et le mépris des plus élémentaires convenances (du genre respect des droits de l'homme en général et de la vie humaine en particulier) dont fait généralement montre la corporation barbouzarde dans son ensemble (appelées aussi communauté du renseignement, c'est plus élégant). Même ceux qui en sortent ont du mal à s'en extraire totalement : ceux qui deviennent écrivains continuent à ressasser des version plus ou moins idéalisées de leur ancien travail, comme Ian Fleming ou John Le Carré. Quoiqu'il ait, à l'instar de ses collègues, donné lui aussi dans le roman d'espionnage, Cordwainer Smith est un cas un peu à part, connu à l'état-civil et chez les barbouzes sous le nom de Paul...

Edgar Allan, lama sabachtani ?

Dans mon rêve de cette nuit, j'étais suivi partout par une chanson de Jacques Higelin à la guitare sèche qui expliquait que, puisqu'Edgar Poe était crevé, on allait tous mourir un jour nous aussi. C'était à la Higelin, donc assez guilleret malgré tout. C'est con que j'ai pas pu noter l'air (je suis trop une buse en solfège, de toute façon) ni les paroles exactes, parce que c'était quand même assez sympa et je lui aurais bien envoyé le machin. Même si, sur le principe, la notion de "je rêve de Jacques Higelin" a un côté assez flippant.

Hassan Ben Ali Ben Mohammed Ben Ja'fr Ben Hussein Ben Mohammed al Sabbah al Hamiri, dit Hassan Ibn Sabbah, dit le Vieux de la Montagne

"Rien n'est réel, tout est permis." (Hassan Ibn Sabbah, 1034 ? - 1124 ?) La langue française doit un mot à Hassan Ibn Sabbah : assassin. En effet, ce terme dont la connotation est plus que péjorative vient, dit-on, de haschischin, un terme persan signifiant, selon les sources, gardien de la foi ou fumeur de haschisch. Selon une légende jamais totalement vérifiée (mais colportée en occident par Marco Polo en personne, c'est dire si c'est du sérieux), Hassan aurait pris le contrôle, sur la montagne d'Alamut, d'une forteresse dans laquelle il droguait au haschisch de jeunes hommes, avant de leur faire découvrir un jardin des délices dans lequel de superbes jeunes filles se livraient sur leurs corps à des actes réprouvés par la morale et Télérama. À l'issue de quoi, le Vieux les droguait à nouveau, avant de les réveiller dehors. Ensuite, le pacte était simple : les garçons pourraient retourner dans ce paradis seulement après avoir accompli une mi...

La pomme de terre, plus noble conquête de l'homme

Vous me direz, la patate, y a peut-être pas de quoi en faire tout un plat, non plus. Déjà, je vous répondrais qu'il faut être extrêmement vulgaire ou au moins Anglais pour appeler "patate" le noble tubercule amené sous nos latitudes par Parmentier, auquel on a offert une station de métro à son nom peu après, en remerciement, tubercule qui ne doit en aucun cas être confondu avec la patate, autre tubercule originaire d'Amérique du Sud, comme la Pomme de Terre, mais qui a essaimé un peu partout. Bon, comme la pomme de terre aussi. Foutez-moi tranquille, ça n'a pas du tout le même goût, quoi, merde ! Et depuis, sur nos tables, la pata... La pomme de terre a la frite, qu'elle se fasse sauter, en robe de chambre ou qu'elle ait ses vapeurs. Pas forcément dans cet ordre, d'ailleurs. Et c'est des champs, la robe, confondons pas tout non plus, quoi, merde encore. Mais l'homme ne se nourrira pas que de frites seulement, avait sagement décrété monsieur Bar...

Remember the fifth of november

Moi qui pensais souffler un peu en Novembre (et me consacrer à ma petite famille, à mes travaux et, soyons fous, à mes prochains scénars), j'en suis pour mes frais. à traduire ou en cours de traduction : du Spawn (le prochain numéro du mag, bien sûr, mais aussi le prochain tome de l'intégrale), The Nobody (un joli graphic novel Vertigo), des raccords sur Tank Girl , et un truc qui s'appellera Irrécupérable en VF (avec un titre pareil, forcément, c'était pour moi, vous pensez bien). Et j'ai une pile de nom de Zeus pour Décembre, avec entre autres ce qui devrait être le tome 6 de The Boys , avec Huggie en mission d'infiltration chez les X-Me... Pardon, les G-Men. Et va encore y avoir du poil d'arraché, des gros mots que y a que moi qui les connais et et des flaques de substances qu'il vaut mieux ne pas chercher à identifier.

Laisser le temps OTAN

C'est vrai que, tant d'années après, poursuivre un homme, fusse-t-il un ancien chef d'état, cela semble un peu exagéré. Surtout un homme qui a fait si longtemps partie de la vie politique de son pays, dont la calvitie naissante et les grosses lunettes ont longtemps été la marque. Un homme qui a fait l'histoire. Mais non, pas Chirac, triples buses ! Les Polonais jugent le général Wojciech Jaruzelski, qui dirigea le pays pendant une époque compliquée, et qui participa à sa façon à la chute du régime. En tant que dictateur à abattre. Maintenant, c'est un vieux monsieur, avec encore moins de cheveux et des carreaux encore plus épais. Le temps a un peu adouci ce qui avait été une mine assez spectaculairement caricaturale de méchant dans un film de James Bond, des années avant Vladimir Poutine. Faut-il juger le Général ? J'en sais juste rien, moi qui ai pourtant l'habitude des jugements à l'emporte-pièce. Quand j'étais ado, ce type était une image du mal, ...

Dernière minute

Le forum de Superpouvoir est enfin de retour. Après un accident qui l'a rendu amnésique de tous les évènements entre à peu près le 11 septembre et hier. On remerciera Nico D. qui a bossé comme un dingue pour sauver ce qui était sauvable. Dans l'intervalle, j'ai créé cette nouvelle Warzone ici-même. J'ignore encore si j'en ferai le suivi intégral sur superpouvoir ou si elle reste ici. On verra bien. En tout cas, champagne.

Sur le volcan

Premier Novembre 2009, jour des morts. 70 ans après l'action d'Au-dessous du Volcan. Il y en a à dire sur cet horrible bouquin… Horrible, le mot est peut-être mal choisi, d’ailleurs. Et pourtant, Au dessous du volcan véhicule de l’horreur. Il en transpire à toute les pages, il en exhale presque à chaque mot. Malcolm Lowry a flirté pendant des années avec le fond du gouffre, à tel point qu’il a fini par s’y engloutir à jamais. Son roman en est l’illustration, à la fois commentaire et message d’adieu*, mise en garde et justification. Et accessoirement, à mon sens, un des romans du siècle. Pourquoi s’intéresser à ce consul dépressif, arrivé au dernier degré d’un processus autodestructeur ? Par pitié, sans doute. Oui, on va dire que c’est par pitié, c’est plus sécurisant. Et que va-t-on chercher dans cette petite ville perdue du Mexique, écrasée par la silhouette du volcan ? Rien, si ce n’est une forme d’oubli. Restent six cent et quelques pages qui couvrent une période d’à ...

"Les criminels ! Ils les ont fait sauter, leurs calembours ! Les fous !"

Ils l'ont fait. On le voyait venir, mais ils n'ont pas résisté. Et les execs de la diffusion française, plutôt que de trouver un truc un peu astucieux et intelligent, genre "Le Sixième Saw", ont balancé le titre américain en l'état sur les affiches. Oui. Ils ont bien écrit "Saw 6". Lisez-le à haute voix plusieurs fois. Vous verrez, c'est beau. Bon, dans un pays où la Miss s'appelle Mortaud, quelque part, j'imagine que ça fait sens. Personnellement, j'ai jamais été client de la série. Le premier m'avait passablement emmerdé, la surenchère, je n'apprécie que quand c'est assumé comme tel, j'ai sans doute passé l'âge, ça me fait beaucoup moins rire que dans les films de cannibales italo-pingouins fauchés des années 70, par exemple. C'est dire.

Bonne nouvelle

Un comité de sages vient de rédiger un code de déontologie à l'usage de la presse, parce que, gnagna, trop de dérapages, blabli, perte de confiance, blablo, crise de la presse, trululu, redresser la barre face au nouveau paysage informationnel, etc... Voilà qui est bel et bon, on ne peut qu'applaudir à une telle initiative. Mais... Il y a des points qui risquent de poser problème. Comme, par exemple, "information libre, honnête et pluraliste" Déjà, il va falloir que le Figaro mette la clé sous la porte, comme 90 % de la presse auto et de la presse informatique (les 10% restant relèvent probablement d'une incertitude statistique et des gens bien qui n'ont pas encore été virés). C'est pas mal, vous me direz, ça économisera des arbres qui travaillent dur à faire baisser notre bilan carbone. Des notions comme "rigueur, vigilance, contrôle des sources" risque aussi de poser souci. Vous imaginez la couverture du Tour de France, par exemple, s'il fa...