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Il est passé le temps des cathédrales

 Dans mon rêve de cette nuit, j'étais reçu chez des amis (en vrai, les personnes en question sont des gens que je croise de temps en temps, mais que je ne connais pas plus que ça. Pourquoi mon rêve en a fait des amis proches ? Mystère) dans un immeuble au style assez ancien, mais que je n'arrivai pas à définir. Je débarquai chez eux pour manger après avoir pris un ascenseur bringuebalant, ils me présentent leur bébé, tout cool (et en vrai, les gens en question n'ont pas d'enfants). Je converse en babillant avec le petit, qui est gentil comme tout et très rigolo.

Puis ils doivent sortir faire une course, me laissant l'enfant. Nous jouons ensemble, je lui fais des dessins qui l'amusent, mais je commence à m'inquiéter. Ils ne reviennent pas. Bébé dans les bras, je sors, je descends dans la cour, à l'arrière. Je comprends alors pourquoi je n'arrivais pas à définir le style du bâtiment. Tout a été construit, il y a visiblement très longtemps, dans les ruines d'une cathédrale. Les deux immenses tours à demi effondrées ont été converties en lieux d'habitation. Tout a l'air rafistolé plusieurs fois, des couches de techniques et de matériaux de diverses époques. Un patchwork architectural bizarre. La cour est la nef effondrée. Je converse avec des voisins. Dans la tranchée, derrière, des trains passent.

Mes amis ne reviennent toujours pas. Je décide de remonter. Et là, curieusement, l'étage où me dépose l'ascenseur ne correspond à rien de ce que j'ai déjà visité. Quel était le bon numéro ? J'ai oublié. J'explore chacun des étages, tous décors dans des styles différents, mais antédiluviens. Papiers peins art-déco, boiseries, enduits craquelés...

Plus je remonte et je redescends, plus je me paume, moins je reconnais. Me voyant dépité, deux petits vieux m'invitent à utiliser leur téléphone. Mes amis ne répondent pas. Bébé semble tout calme. Les deux vieux ont un côté Jean Rochefort et Jean-Pierre Marielle marqué. Très sympa, ils me montrent leurs médailles de la guerre. La grande. La vraie. En quelle année suis-je, pour me retrouver face à deux hommes qui ont fait les Tranchées ?

Je finis par essayer de remonter, je me paume d'autant plus, sans avoir retrouvé l'appartement de mes amis. Par une fenêtre en ogive, je vois passer les trains en bas. Je redescends une nouvelle fois et je me poste dans la rue. Le quartier est une espèce de friche industrielle, ça ne m'avait pas frappé en arrivant. Je commence à me demander si je suis bien le même jour, voire la même année, qu'à mon arrivée. Les trains qui passent ne me semblent pas d'un modèle récent.

Bébé a faim.

je me réveille.



PS : Rappel, je suis en dédicace demain au Tales of Gourmet de Conflans, avec plein de chouettes auteurs, à partir de 17h30 :




Commentaires

Tonton Rag a dit…
Et il est passé, le temps de Joe Turkel...
Alex Nikolavitch a dit…
j'ai vu, ouais. Encore une sacrée gueule de cinéma.

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