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All work and no play (air connu)

 Les journées d'un freelance se ressemblent toutes et pourtant aucune ne ressemble tout à fait aux autres. On bosse toujours pour trois ou quatre clients en même temps, on twiste entre les deadlines avec l'agilité d'un toréador évitant les coups de corne (ou pas), et on essaie de glisser entre deux des projets persos, une vie de famille, voire dans les moments les plus dingues de voir des copains.


Là, ce matin, par exemple, j'ai attaqué à sept heures et demie par un boulot sur une traduction copieuse et difficile, que je devrais techniquement avoir finie, sauf que j'ai accepté une autre trad, urgente copieuse et difficile que je pensais pouvoir faire dans les temps. Elle m'a pris le double du temps prévu, donc je me retrouve avec un joli effet domino qu'il va me falloir gérer très vite.

Mais cette trad pas encore tout à fait en retard, j'ai dû l'interrompre. On me demandait un raccord sur la précédente (l'urgente), rendue tout dernièrement. Rien de bien compliqué, ça a été vite plié.

J'ai pu donc me remettre à la trad du jour.

Puis mail. Un éditeur me demande si j'ai toujours les fichiers d'une trad faire pour lui y a près de dix ans. J'ai, car je suis un être organisé. Mais comme je suis un être prudent, aussi, je remets le nez dedans avant de renvoyer. Dix ans et deux changements de logiciel plus tard, y a plein de trucs à revoir, sur les guillemets, les insécables, les formatages, et deux trois coquilles échappées à l'époque. Bref, une heure de boulot.

Je renvoie, je me remets à ma trad.

Après manger, j'ai plus envie de la voir en peinture. (oui, on m'a appelé pour manger au moment où je suait sang et eau sur une difficulté insoluble. elle n'est pas devenue plus facile pendant ma pause, la garce), donc je procrastine. En essayant, pour apaiser ma conscience, de procrastiner en faisant un truc que j'avais laissé traîner (je procrastine au cube, des fois, j'inceptionne la procrastination) et je fais le point sur mes factures, pour m'apercevoir que j'ai complètement oublié d'en établir une, et qu'un de mes éditeurs a un peu traîner à m'en valider d'autres. D'où un peu de taf fastidieux mais ne présentant aucune difficulté en soi (sauf que je laisse toujours trop filer ces conneries) (en général, c'est un coup d'oeil à mon compte en banque qui me motive à relancer tout le monde comme ça et à me foutre des coups de tatanne au derche).

Bref, cet aprème, je dois affronter une difficulté de trad à la con.

Et ensuite, quand j'aurai plié mon objectif en nombre de pages... Ben faudra que j'avance sur le perso. Un chapitre à boucler pour un bouquin sympa en coécriture, et avancer aussi sur l'ancelot, mon prochain roman en solo (dont je lis un bout demain soir) (suite à une erreur de copier coller, le lien que j'ai donné l'autre jour ne renvoyait pas du tout au bon endroit) (c'est corrigé depuis).

Bref. Y a des jours comme ça.

Et y a des jours tous les jours.

Prenez soin de vous et des gens que vous aimez.

Commentaires

Anonyme a dit…
Pourquoi tu n'utilise pas google trad ?
(Mais, pourquoi sors tu le bazooka ?)
Krka
Alex Nikolavitch a dit…
parce que Gougueuletrade c'est caca ?
plus sérieusement, j'ai été impressionné par Deep-L, dans le genre, qui laisse encore beaucoup de scories, mais fait un boulot relativement propre.

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