Accéder au contenu principal

Le point trad d'octobre

Pas mal de traductions continuent à sortir avec ma signature quelque part dans les crédits. Donc, je fais le point sur les plus récentes.

Ce mois-ci, deux Warren Ellis chez Urban Comics : la suite de Trees, et surtout la réédition de ses vieux Stormwatch, série absolument fondatrice qui mêle politique, super-héros, SF et mauvais esprit. La quintessence d'Ellis, donc.

Et toujours chez Urban, la suite de Batman et Robin. Le mois prochain, toujours chez Urban, il y a la suite de Flash.

Chez Delcourt, Genius, un petit polar sympa sur une révolte des quartiers, puis la suite de Spawn Renaissance et le tome 5 de Star Wars Classics avec une chouette période de la série sous les crayons de Walt Simonson.

Chez Glénat, Shame, la trilogie de la honte est un chouette conte peint par Bolton. Le troisième Drifter sort bientôt, et le mois prochain il y a l'intégrale des strips de Betty Boop (strip au sens de bande dessinée, bande de voyous voyeurs !) dont j'ai assuré toute la partie qui n'était pas déjà publié dans l'album consacré à la belle chez Vents d'Ouest et sorti y a déjà plus d'une demi-quatorzaine d'années.

Voilà, je crois que j'ai fait le tour.


Questions sorties, à présent. Je vais quitter mon bunker à quelques reprises pour voir des vrais gens dans les semaines à venir. Le planning, tel qu'il se décante, ressemblera à peu près à ça :

Le samedi 26 novembre, je serai à Sèvres pour les Rencontres de l'Imaginaire.

Le samedi 3 décembre, je devrais participer à une soirée Lovecraft au Gibert de Barbès.

Et le dimanche 11 décembre, je serai en dédicace avec les Moutons électriques (arrivés la veille) au festival Galactic Days d'Auxerres.

Commentaires

soyouz a dit…
Y a pas un point sortie des bouquins/BD "made in Nikolavitch" ?
Alex Nikolavitch a dit…
bin non, parce que je n'ai pas de date (y a a priori rien avant le printemps)
soyouz a dit…
Quuuoiiiiii ??? Mais je vais dédicacer quoi, à Angoulême ?

Posts les plus consultés de ce blog

Six, seven, go to hell or go to heaven

 Je l'ai fait. Franchement, je ne sais pas ce qui m'a pris. L'envie de savoir, sans doute, une forme de curiosité très malsaine. Et puis je me suis lancé. Au début, j'étais même un peu surpris, c'était pas si mal, en fait... Le piège à con, non, j'ai souffert jusqu'au bout, ensuite. Bref, j'ai enfin lu Les chasseurs de Dune et Le triomphe de Dune , les deux tomes qui clôturent le cycle jusqu'alors inachevé de Frank Herbert, par Brian Herbert et Kevin J. En Personne. J'ai cette espèce de satisfaction morose d'avoir fait un truc pénible et assez inutile, mais d'être allé au bout. Mais, d'abord, un peu de contexte. Dune , c'est bien évidemment ce classique de la SF qui revient dans l'actualité à intervalles plus ou moins réguliers, que ce soit à cause d'adaptations audiovisuelles, de documentaires sur les adaptations avortées, de révisions des traductions d'époque, d'adaptations en BD, de bouquins revenant sur le cyc...

Le paradoxe de Cthulhu

 Je viens de donner une conférence sur Lovecraft dans une Bibliothèque Universitaire, en introduction à un mois d'expos, de projections, de tables ronde et de travaux consacrés au Maître de Providence. Un sujet que j'ai abordé, c'était bien entendu les côtés obscurs du bonhomme, notamment le racisme. Je ne me suis pas tant que ça étendu sur le sujet, mais quand même. Et j'ai senti une gêne dans une partie de l'auditoire, notamment des jeunes étudiants racisés. Comme ce n'était pas non plus le coeur de mon sujet (il s'agissait de présenter une introduction synthétique au personnage, sa vie, son oeuvre, son impact), je ne suis pas rentré de plain pied dans des considérations du type "faut-il séparer l'homme de l'artiste", ça nous emmènerait trop loin et ça se tranche au cas par cas, plus facilement d'ailleurs avec des gens morts qu'avec des vivants qui peuvent encore nuire (l'actu nous en donne de trop fréquents exemples). Je me s...

De géants guerriers celtes

Avec la fin des Moutons, je m'aperçois que certains textes publiés en anthologies deviennent indisponibles. J'aimais bien celui-ci, que j'ai sérieusement galéré à écrire à l'époque. Le sujet, c'est notre vision de l'héroïsme à l'aune de l'histoire de Cúchulainn, le "chien du forgeron". J'avais par ailleurs parlé du personnage ici, à l'occasion du roman que Camille Leboulanger avait consacré au personnage . C'est une lecture hautement recommandable.     Cúchulainn, modèle de héros ? Guerrier mythique ayant vécu, selon la légende, aux premiers temps de l’Empire Romain et du Christianisme, mais aux franges du monde connu de l’époque, Cúchulainn a, à nos yeux, quelque chose de profondément exotique. En effet, le « Chien du forgeron » ne semble ni lancé dans une quête initiatique, ni porteur des valeurs que nous associons désormais à l’héroïsme. Et pourtant, sa nature de grand héros épique demeure indiscutable, ou en tout cas...

Aïe glandeur

Ça faisait bien longtemps que je ne m'étais pas fendu d'un bon décorticage en règle d'une bonne bousasse filmique bien foireuse. Il faut dire que, parfois, pour protéger ce qu'il peut me rester de santé mentale, et pour le repos de mon âme flétrie, je m'abstiens pendant de longues périodes de me vautrer dans cette fange nanardesque que le cinéma de genre sait nous livrer par pleins tombereaux. Et puis parfois, je replonge. Je repique au truc. De malencontreux enchaînements de circonstances conspirent à me mettre le nez dedans. Là, cette fois-ci, c'est la faute à un copain que je ne nommerai pas parce que c'est un traducteur "just wow", comme on dit, qui m'avait mis sur la piste d'une édition plus complète de la musique du film Highlander . Et qu'en effet, la galette était bien, avec de chouettes morceaux qui fatalement mettent en route la machine à nostalgie. "Fais pas le con, Niko ! Tu sais que tu te fais du mal !" ...

En cherchant bien, je suis même sûr qu'on peut y trouver les oeuvres complètes du Fulchibar

à l'occasion de démarches administratives à Paris, Je suis repassé vite fait à la librairie Regard Moderne , rue Gît le Cœur dans le 6ème, où je n’avais plus remis les pieds depuis cinq ou six ans, en fait depuis que je ne passe plus à St Michel qu’en coup de vent et dans des but précis, genre rendez-vous urgents, courses spécifiques, etc. Pour ceux qui ne connaissent pas, Regard Morderne , c’est une minuscule librairie alternativo underground dans laquelle on trouve de tout, du comics aux études sur les drogues psychédéliques, des trucs sur le SM, le NSK, l’érotisme et les tatouages, Lovecraft, le Kama-sutra et Fantômas, sur la contre culture en général, les pulps, le polar, des artbooks zarbis, des K7 de William Burroughs et des DVD du Jim Rose Circus (ou l'inverse, d'ailleurs, on s'y perd). Regard Moderne , c’est un peu comme si on ouvrait une librairie dans la tête d’ Artemus Dada . Le truc, c’est que ça a toujours été immensément bordélique, mais que le bonhomme ...

Mixe, c'est l'année

Ah, reçu hier dans ma boiboite le premier exemplaire sorti de presse (et non façonné, donc, ce qui en fait un objet assez rigolo) de Mythe et Super-héros , cette ébouriffante somme érudite sur nos illustrés préférés (enfin, elle m'ébourifferait si j'avais encore du cheveu). L'image de la bête Bien entendu, j'ouvre le truc, et je tombe sur une faute de style assez épouvantable (un bouquin qui "présente une présentation", affreux). C'est toujours comme ça. Ça m'avait fait pareil sur Central Zéro (une lettre qui avait sauté et qui faisait que le maléfique ecclésiarque se mettait à parler petit nègre à un instant crucial) et sur la trad de V for Vendetta (une transition de bulle pas élégamment gérée). Y a une couille dans un de mes bouquins, il faut que je tombe dessus en ouvrant au hasard le premier exemplaire qui me tombe dans les pattes. Une éditrice que je connais m'avait confié ne plus ouvrir d'emblée les colis contenant les premiers exempla...

Mangé aux mythes

Bon, je sue sang et eau pour finir dans les délais la rédaction de Mythe et Super-Héros , mon ouvrage à paraître chez les Moutons Electriques. Et puis je me suis avisé qu'il faudrait que je commence à réunir l'iconographie, aussi. Depuis ce matin, je scanne, je cherche, j'épluche. Et j'adore. Mais c'est du boulot, la vache, j'aurais pas cru à ce point.

On ne peut pas gagner à tous les coups !

Bon, merci à tous ceux qui m'ont encouragé devant leur écran de télé (et j'hallucine quand je vois comme la nouvelle a fait le tour, je viens même de recevoir un mail de Sylvain "Boston Justice" Delzant qui a suivi la saga de chez lui, dans son pays loin là-bas, et avec une constance qui force l'admiration. Trop une star internationale, le Niko.) Rigolo aussi, quand je fais mon marché, des mamies que je n'ai jamais vues de ma vie me disent bonjour, maintenant. Alors les mamies que je connais, je ne vous en parle même pas. Et il y a ces regards curieux, ce temps d'arrêt marqué par des gens en me voyant, ce regard "je connais cette tête, il joue dans/chante quoi, lui, déjà ?". Ça, ça m'avait fait pareil quand j'avais eu ma photo dans l'Echo des Savanes , jadis. C'est très warholien, je sais que d'ici quinze jours, ces regards-là se raréfieront avant de disparaître totalement dans un mois. Ce fut une expérience amusante et in...

Toi, tu vas te faire appeler Arthur

Comme je le disais hier, les bandes annonce du prochain Guy Ritchie consacré au roi Arthur et à Excalibur me plongent dans un abîme de sentiments partagés. Il se trouve que, maintenant que le manuscrit de l'Île de Peter est entre les mains d'un pouvoir supérieur (celui de l'éditeur, pour faire court), j'ai pu attaquer mon prochain bouquin, et qu'il tape précisément dans cette période et cette mythologie-là. Et, vous connaissez ma maniaquerie documentaire, j'en suis à collectionner les cartes donnant les limites des royaumes et provinces du Vème siècle grand-breton, celles qui donnent les lignes de côtes, etc. Y a pas le quart de la moitié de tout ce matériel accumulé qui me servira de façon effective, mais c'est comme ça que je bosse, j'y peux rien. Je potasse les sources les plus anciennes pour tenter d'approcher au plus près une texture, une fragrance, pas forcément une réalité mais tout au moins une forme de vraisemblance. Je m'immerge. Je ...

Citation encore

"Nous en avons assez de ce procès politique qui est instrumentalisé sur la personne d'Eric Woerth." C'est de Xavier Bertrand. Et force est de reconnaître que ça ne veut pas dire grand-chose. On voit bien que l'étude du Français à l'école n'est plus ce qu'elle était, si nos élites deviennent incapables d'employer des mots compliqués en faisant des phrases qui tiennent la route. à la décharge de M. Bertrand, il faut reconnaître que le mot "instrumentalisé" relève plutôt du vocabulaire trotsko, et donc que pour lui, c'est quasiment une langue étrangère. Faut-il qu'il soit aux abois pour recourir aux éléments de langage de partis qui ont une vraie culture dialectique, au lieu de se contenter de débiter du Frédéric Lefebvre dans le texte. Mais quand même. Lors de déclarations publiques, il pourrait faire des efforts. "instrumentalisé sur"... Je... Non, quoi.