Accéder au contenu principal

Voeux de saison

Au fait, joyeux Noël à tous ! En tout cas, à tous ceux qui n'ont pas été contaminés par l'hérésie papiste, bien entendu.

Commentaires

Unknown a dit…
Quelle jolie contrepèterie!
Tonton Rag a dit…
Très cher Nikolavitch, je pense que l'église orthodoxe a tort de ne pas accepter le calendrier grégorien.
En effet, l'église orthodoxe reconnait le concile de Nicée en 325, et donc, dans l'esprit de Nicée (mais moi je reste anti nicéen, en colucianiste que je suis), devrait accepter la réforme de 1582.
Pourquoi me dira-tu ?
Parce qu'au concile de Nicée, à part l'adoption de l'hérésie du omo oussios, il y a eu des discussions de CALENDRIER (pour fixer la date des pâques).
Des astronomes ont donnés les résultats de leurs observations et on constaté un décalage des dates de solstices et d'équinoxes par rapport aux observations des astronomes du temps de Jules César (équinoxe de Printemps le 21 mars en 325, et au 25 mars au temps de César).
On suppose alors qu'il y a eu des erreurs de la part des anciens mais on conserve les relevés du temps de César et ceux du temps du concile.
Au temps de Grégoire XIII, pape de 1572 à 1585, on fait de nouvelles observations astronomiques des équinoxes et des solstices et on constate un décalage de date(en fait on le constatait depuis longtemps) par rapport aux observations de Nicée. Mais on se souvient qu'eux même avait constaté en leurs temps ce décalage par rapport à l'époque de César.
Pas moyen cette fois de croire à une erreur, le décalage est trop grand et on doit donné crédit aux observateurs de 325 d'avoir bien fait leur travail.
Ce décalage, constaté deux fois dans l'Histoire, permet alors de conclure que le problème vient de l'estimation de la durée de l'année (année tropique, durée entre deux équinoxes), qui ne fait pas exactement 365,25 jours mais un peu moins (11 min 15s de moins).
Grégoire décide donc d'enlever 3 années bissextiles tous les 400 ans et de recaler l'équinoxe de printemps au 21 mars, comme décidé à Nicée.
Quand on reconnait le concile de Nicée, on doit accepter la logique de Grégoire qui est basée, comme celle de Nicée, sur des observations scientifiques.
Les églises orthodoxes ne se placent pas sur un plan scientifique mais sur le plan des prérogatives: Rome (la Rome papale) ne peut imposer son autorité aux églises d'orient.
Certes, mais là, ce n'est pas Rome qui impose la réforme calendaire mais Rome qui se soumet à l'ordre divin des astres.
Alex Nikolavitch a dit…
Sur le fond purement calendaire de la chose, il va de soi que tu as tout à fait raison.

Mais le calendrier, en tant que tel, c'est surtout un outil arbitraire et normatif.

D'autant que :

-l'ordre divin des astres, avec des années de 365,24219879 jours, je le trouve un peu en décalage avec les grands discours pontifiants sur l'harmonie des sphères, la parfaite mécanique céleste et toutes ces fadaises. ça tourne pas rond, ça tombe pas juste, genre jamais, ça se téléscope régulièrement dans tous les sens... Dans le cas en question, Rome se soumet à la vision étriquée qu'elle a de l'ordre divin des astres, plutôt.

-la date de naissance du petit jésus était à peu près aussi arbitrairement fixée que le premier janvier comme commencement de l'année, la fêter le 25 ou le 7, c'est de la fiction dans les deux cas (je ne t'apprendrai pas, pas à toi, le coup du mois d'octobre -4 ou -6, ni la façon dont Denis le Petit s'est ridiculisé aux yeux du monde pour les siècles des siècles, amen.

Mais en dehors de ces eux malencontreux détails (de ces deux petits nuages, aurait pu poétiquement dire Lord Kelvin), bien sûr que tu as raison.
Tonton Rag a dit…
De toute façon, le calendrier, à Nicée, était basée sur des standards romains, donc sur l'année supposée de la fondation de Rome et pas l'année supposée de la naissance du Christ, qui d'après l'excellent documentaire "retour vers le futur I" est né le 25 décembre 0000, même si cette année 0 n'existe pas.
Quand à Denis, c'est un Scythe, alors selon les excellents documentaires "les guerres stellaires" (je n'ai toujours pas vu le VII, il faudra que je taxe un DVD à l'occasion quand il sera acheté par un de mes proches), et selon maître Yoda, les raisonnement de Denys sont forcément obscurs...

Posts les plus consultés de ce blog

Les Zi-as

Hop, deuxième épisode, suite du précédent, consacré cette fois-ci aux IA, publié dans le même supplément numérique à Fiction. ici aussi, l'illus est de Gewll Intelligence Artificielle  Les mains dans le cambouis, la tête dans les étoiles « J'ai peur, Dave » lâchait au bout du compte le superordinateur Hal 9000 au moment où l'astronaute David Bowman le lobotomisait sans pitié aucune (désolé de vous avoir spoilé la fin du film au passage). Ce cri pathétique est autant destiné à son bourreau qu'au spectateur : il s'agit de faire comprendre que malgré sa froideur, malgré sa logique, malgré ses crimes, Hal n'est pas si différent de nous, que s'il présente une différence de nature matérielle, spirituellement c'est beaucoup moins tranché. Il peut sembler redondant de se livrer dans ces colonnes à une petite réflexion sur l'intelligence artificielle si peu de temps après avoir y évoqué le robot, tant les deux problématiques sont liées. Mais ...

Images subliminées

Dans mon rêve de cette nuit, on galérait à mettre au point les détails d'un voyage vers... l'Islande, je crois, et ça s'engueulait ferme.   Dans un coin de la pièce, une grande télé était allumée. Elle passait un film dont le son était au minimum. Vu la gueule de l'image et les sous-pulls que portaient la moitié des personnages, c'était un polar français des années 70. Pas de grosse star, à part un jeune Depardieu qui échappe à une tentative d'assassinat sans même se rendre compte qu'il était visé, en se rendant à un enterrement d'un gros bonnet, mais toutes les gueules de l'époque, par contre, ces acteurs que j'aime bien, dont je connais la tête et la voix par coeur, mais dont je suis incapable de retenir les noms, celui avec l'arcade sourcilière et la moustache, celui aux traits creusés, etc. Les gars s'entre-tuent autour de Depardieu discrètement. Le dernier plan du film, c'est un gars, le protagoniste, un gars habitué à jouer les ...

Qui casse un oeuf me les casse au passage

Pour un boulot, il a fallut que je retrouver la VF de la comptine d'Humpty Dumpty. Et j'ai réussi à m'énerver tout seul comme un grand devant mon écran.   Bon, Humpty Dumpty, a priori vous connaissez via Lewis Carroll et L'autre côté du miroir. Mais à la base, c'est une comptine anglaise classique. À la base, elle s'énonce ainsi : « Humpty Dumpty sat on a wall. Humpty Dumpty had a great fall. All the king's horses and all the king's men Couldn't put Humpty together again. » Et vu que j'avais besoin de coller la ref dans une trad, j'ai regardé comment ça a été traité. Et je n'ai trouvé aucune VF qui me satisfasse vraiment. Je salue l'effort des confrères qui ont tenté de traduire le nom, en « Heumpty Deumpty », « Gros Coco », « Dodu-Mafflu » ou pourquoi pas « Rondu-Pondu », mais pareil, rien ne sort du lot. Le problème, c'est le reste : je suis quand même tombé sur un "put together" rendu par "remettre ensemble"...

Shellshocks

Bon, je commence à m'y faire, à la nouvelle série The Ghost in the Shell . Et pourtant, j'avais détesté, au début. Mais j'ai l'impression d'avoir bien fait de persister.   Alors, vous allez me dire, quel est le problème ? Elle est très bien, cette série. Oui, c'est parfois inutilement bavard, oui, les sous-titres officiels ont été torchés comme jamais, mais techniquement c'est bien, les histoires sont cool et dans la lignée de ce qui avait été fait précédemment, alors quoi ?  Eh bien fondamentalement, son plus gros défaut à mon sens, c'est la qualité principale mise en avant par toute la communication autour : la fidélité au matériau source. Ce qui amène, je crois, à une difficulté intéressante. Ghost in the Shell , à la base, c'est un manga de Masamune Shirow, que j'avais lu à l'époque dans la grande édition Vents d'Ouest. Et j'avais trouvé que c'était un peu le foutoir. C'était intéressant, le dessin était cool, les personna...

Beware the blob

La perversion alimentaire prend parfois des allures d'apostolat suicidaire. Que ce soit en termes de picole ou de bouffe, il m'arrive de taper dans le bizarre et de tenter des expériences qui tétaniseraient d'effroi une créature lovecraftienne. Comme on a les amis qu'on mérite, et que j'ai dû commettre des ignominies sans nom dans une vie antérieure, certain de mes amis, camarades et autres proches ont aussi leur bouffées culinaro-délirantes. C'est ainsi que certain libraire sévissant dans une grande enseigne vendant de la culture neuve et d'occasion dans le quartier étudiant de Paris m'a initié à toutes sortes de pickles qui arrachent la gueule et à des boissons polonaises que même les Polonaises évitent de prendre au petit déjeuner. C'est aussi ce douteux personnage (ou un ami commun exilé, je ne sais plus, il y a des traumas que l'esprit humain tente miséricordieusement de brouiller) qui m'avait fait découvrir la pâte à tartiner au spe...

Sonja la rousse, Sonja belle et farouche, ta vie a le goût d'aventure

 Je m'avise que ça fait bien des lunes que je ne m'étais pas penché sur une adaptation de Robert E. Howard au cinoche. Peut-être est-ce à cause du décès de Frank Thorne, que j'évoquais dernièrement chez Jonah J. Monsieur Bruce , ou parce que j'ai lu ou relu pas mal d'histoires de Sonja, j'en causais par exemple en juillet dernier , ou bien parce que quelqu'un a évoqué la bande-son d'Ennio Morricone, mais j'ai enfin vu Red Sonja , le film, sorti sous nos latitudes sous le titre Kalidor, la légende du talisman .   On va parler de ça, aujourd'hui Sortant d'une période de rush en termes de boulot, réfléchissant depuis la sortie de ma vidéo sur le slip en fourrure de Conan à comment lui donner une suite consacrée au bikini en fer de Sonja, j'ai fini par redescendre dans les enfers cinématographiques des adaptations howardiennes. Celle-ci a un statut tout particulier, puisque Red Sonja n'est pas à proprement parler une création de Robert H...

Burton is back !

Tiens, petite surprise dans ma boite aux lettres ce matin, il semblerait qu' Aux Sources du Nil , mon album sorti il y a déjà quelques années et consacré à Richard Burton (le vrai, pas l'acteur) ressorte sous une nouvelle couverture dans la collection Le Monde sur les grands personnages historiques. Je n'ai aucune idée de la date à laquelle il sera en kiosque, mais apparemment, il sera immédiatement suivi par Le Voyage à la Mecque , une autre aventure de ce baroudeur infatigable au caractère approximatif (respectivement, n°40 et 41 de la collec'). Edit (et Marcel) : apparemment, il est déjà dispo. Les deux albums avaient été coécrits avec Christian Clot (qui signe aussi le dossier explicatif, en fin de bouquin), et le premier dessiné par Dim-D et le second par Lionel Marty. Bref, c'est l'occasion pour ceux qui ne les auraient pas lu de redécouvrir ces albums, et au besoin de faire connaissance avec un explorateur assez impressionnant.

Le super-saiyan irlandais

Il y a déjà eu, je crois, des commentateurs pour rapprocher le début de la saga Dragonball d'un célèbre roman chinois, le Voyage en Occident (ou Pérégrination vers l'Ouest ) source principale de la légende du roi des singes (ou du singe de pierre) (faudrait que les traducteurs du chinois se mettent d'accord, un de ces quatre). D'ailleurs, le héros des premiers Dragonball , Son Goku, tire son nom du singe présent dans le roman (en Jap, bien sûr, sinon c'est Sun Wu Kong) (et là, y aurait un parallèle à faire avec le « Roi Kong », mais c'est pas le propos du jour), et Toriyama, l'auteur du manga, ne s'est jamais caché de la référence (qu'il avait peut-être été piocher chez Tezuka, auteur en son temps d'une Légende de Songoku ).    Le roi des singes, encore en toute innocence. Mais l'histoire est connue : rapidement, le côté initiatique des aventures du jeune Son Goku disparaît, après l'apparition du premier dr...

Mutant !

Tiens, ça faisait longtemps que je ne m'étais pas fendu d'une rediff de vieil article. Celui-ci est sorti dans le n°18 de Fiction (nouvelle formule) vers 2013 (déjà) et était consacré à la figure classique du Mutant. Extrait d'un Mechanics Illustrated (Notons que c'est la première fois que Wolverine se fait allumer par Cyclope, bien avant la création des deux personnages) Le Mutant En cette époque où Fukushima et autres fuites radioactives conduisent à repenser radicalement la pêche, l’agriculture et la notion même de comestible, et où de grandes multinationales réécrivent le génome de bêtes grains de maïs qui finissent dans nos assiettes, ce terme inquiétant pourrait redevenir d’actualité. Mais actualité ne veut pas dire nouveauté. Car le mutant a été très tôt un des concepts clés de la science-fiction, même s’il n’était pas forcément nommé dès le départ (et même si la science-fiction elle-même ne portait pas encore de nom à l’époque). L’épouv...

Motion Pictes

 Je reviens quand même assez souvent sur Robert E. Howard dans ces colonnes. J'ai pas mal parlé de Red Sonja , et encore dernièrement , souvent de Conan , et j'avais causé des adaptations de Solomon Kane et de Kull . Mais je ne crois pas avoir évoqué un autre héros de Howard, un peu moins connu, qui est Bran Mak Morn. Héros d'une poignée de nouvelles publiées dans Weird Tales , Bran est donné comme le "dernier roi des Pictes" et mène une résistance désespérée contre les Romains. Il est l'illustration des idées d'Howard voyant le barbare comme plus noble que les civilisés (conception qui lui vaudra d'ailleurs quelques passes d'armes épistolaires avec son camarade Lovecraft, qui lui se plaçait résolument dans le camp des Romains). La fin de ses aventures a d'ailleurs quelque chose de lovecraftien : elle voit le roi invoquer d'immondes créatures, les "Vers de la terre" pour venger ses compagnons, sachant qu'il risque d'y lai...