Accéder au contenu principal

Les escrocs sont des cons

Je viens de recevoir ce mail, sur mon adresse pro (ce qui déjà, en soi est parfaitement ridicule, puisque mon adresse pro est au nom de Nikolavitch, et que la seule administration à l'utiliser est la caisse des auteurs, les autres se contenant de mon vrai nom) :


Bienvenue
Nous avons étudié vos droits à partir du 01 juillet 2011 Il apparait apres culcul pour Caisse d'Allocations Familiales pour la periode du 01.11.2011 au 12.01.2012,vous n'avez rien recu alors que vous aviez droit a 415,21 Euro.

Service Client
www.caf.fr


Ça m'a vraiment bien fait rire. Outre le côté culcul de leur calcul et leur syntaxe légèrement déficiente, nos spammeurs n'ont pas complètement compris que, dans les administrations de ce pays (pour celles qui résistent encore un peu à la vague d'ultralibéralisme impulsée d'en-haut par le Nain), il n'y a pas de "service client". Tout au plus, pour les plus avancées d'entre elles,  un service "relation aux usagers". C'est presque touchant.

Le mail comprenait aussi un lien, que je n'ai pas cliqué par mesure d'hygiène numérique. Mais si le site était aussi brillant que le mail, j'imagine qu'il fallait être vraiment pas nobélisable pour s'y laisser prendre. Parce que, et c'est ça qui est malheureux, il semble que des gens se laissent prendre par ces pauvres tentatives de phishing. Et ça, c'est quand même inquiétant. J'aurais presque tendance à dire que ceux qui se laissent avoir par des escroqueries aussi minablement exécutées le méritent un peu, mais en fait non, c'est vraiment de l'escroqueries qui s'attaque aux pauvres gens, réalisée par des pauvres types.

Quand on y réfléchit, en fait, c'est plus triste que rigolo.

Commentaires

soyouz a dit…
Les génies du mal, ça n'existe donc que dans les comixes ?
Alex Nikolavitch a dit…
Tiens, encore un arnaqueur qui m'envoit un mail. Cette fois, c'est une variante de l'arnaque nigériane, avec un avocat dont son client s'appelait soi-disant aussi Nikolavitch, et qui pense donc que je suis peut-être son dernier héritier vivant.

C'est tellement drôle que je ne sais même pas par où commencer.
Alex Nikolavitch a dit…
ah, celui-là est magnifique :

"Un courrier electronique pretendument envoye par le service clients vous invite a consulter votre facture et a confirmer vos donnees confidentielles.
connectez-vous a votre page d'informations confidentielles gace a ce lien :"

(les accents et lettres manquantes sont d'origine, et l'honnêteté du "prétendument" est proprement désarmante)

Posts les plus consultés de ce blog

En passant par l'Halloween

Bon, pas grand-chose à dire, ces temps-ci. Occupé à régler des problèmes de taf, mais j'avance sur divers trucs sympas, notamment des nouvelles. J'en profite aussi pour vous rebalancer les liens de mes dernières interventions sur Radionorine  la petite web radio ultra-locale de chez moi : Cyberpunk (avec mon collègue Richard, prof de batterie dans une asso où je bosse, et gros fan d'imaginaire) L' Odyssée (ça ne vous apprendra peut-être rien que je n'aie dit ici où là sur ce blog, mais c'était sympa à faire) L' Odyssée de Nolan (j'étais invité dans l'émission ciné de la station) Superman Dracula   C'est vraiment un format assez sympa à produire, plus facile que les vidéos que je faisais dans le temps. J'en ai quand même réalisé une cette année, un remontage du Vampyr de Carl Dreyer pour en faire une aventure du jeune Lovecraft, on va dire que c'est de saison :  Voilà, c'est tout pour le moment...

Le cyberpunk autrement

J'en causais l'autre soir sur Radionorine, le cyberpunk a une esthétique très marquée par la situation globale des années 1980, d'où l'esthétique empruntant largement au Japon, des pubs à geishas mangeuses de chewing-gum de Blade Runner aux optiques Ono-Sendaï de Neuromancien . À l'époque, le Japon est une puissance émergente. Les crises de la fin du 20e siècle vont calmer le jeu de ce côté, mais les japonais ce seront entre-temps tellement emparés de l'idée qu'une bonne partie de la production ultérieure, à commencer par Ghost in the Shell , viendra de chez eux, alors même que Gibson et Sterling, les pères fondateurs du genre, seront déjà passés à autre chose. Mais certains auteurs n'ont pas voulu s'enfermer dans ces codes esthétiques marqués. Ce qui suit est un article que j'avais proposé à une revue dans le cadre d'un dossier sur la SF utilisant des contextes africains. Il n'a pas été retenu. Du coup je vous le repasse ici. Le cyberpun...

Considération geek

Une récente discussion sur un forum m'a conduit à réfléchir. C'était parti d'un truc assez idiot : un lecteur de manga qui lisait de temps en temps du comics s'étonnait du fait que les lecteurs de comics n'en avaient souvent pas grand chose à faire de commencer leurs séries dans l'ordre et du début du numéro 1, et que même les tentatives d'intégrales n'étaient souvent qu'approximatives, quand elles existaient. Ce à quoi les lecteurs de comics lui avaient répondu qu'il était un tout petit peu complexe de démarrer la lecture des aventures de Batman et de Spiderman à partir  du numéro 1, vu que primo, pour Batman le numéro 1 c'était Detective Comics 27 et pour Spider-Man Amazing Fantasy 15, et qu'en plus, sur respectivement 50 et 80 ans, c'était difficile de tout avoir, surtout que chacun des personnages avait eu droit à jusqu'à quatre ou cinq séries simultanément. De fait, le lecteur qui s'intéresse au comics se fait très vi...

Crusades, c'est maintenant !

Si la date de sortie officielle est demain (si j'ai tout bien compris), il semblerait que des libraires l'aient déjà reçu. Des lecteurs m'ont d'ores et déjà signalé avoir réussi à se procurer l'album. Cool. Donc vous savez ce qui vous reste à faire, demain, des l'aube, à l'heure ou blanchit la campagne : foncez chez votre dealer de BD, tambourinez à la porte, et ne repartez que dûment muni de votre exemplaire de Crusades tome 1, le Spectre aux Yeux d'Argents, toujours par Izu, Nikolavitch et Zhang Xiaoyu.

Si la cantatrice est chauve, c'est parce qu'elle avait chopé le rôle dans Star Trek, le film

On fait plus des vaisseaux comme ceux de Chris Foss Le futur, c'était quand même mieux avant J'ai toujours été un grand amateur de space opera, ce n'est pas pour rien que mon premier album en grand format et en couleurs, Central Zéro , relevait de ce genre précis. Depuis tout petit, au point de dévorer des juveniles d'auteur de SF comme Asimov ou Henlein, dont je ne découvris qu'un peu plus tard le reste de la production, quand je fus en âge de chiper des J'Ai Lu SF sur l'étagère de mon grand-frère, puis de mettre en coupe réglée les rayonnages de la bibliothèque municipale pour dévorer en masse Van Vogt et les autres. Par la suite, en terme de SF, je suis un peu passé à autre chose, aux grandes fresques philosophiques d'Herbert, aux univers déglingués de Dick, aux charges politiques de Spinrad, aux cyber et steam punkeries diverses… Le space op' était relégué aux lectures de vacances, de préférence du bon gros space op' vintage, j'ai parlé ...

Ka-pow !

Punaise, j'ai l'impression que le Dieu de ce mec-là, faut pas lui baver sur les rouleaux.

Pollution sonore

Vous savez ce qu'il existe de pire que les télé-réalités où des gens superficiels essaient de faire de l'introspection sur leurs sentiments avec un vocabulaire que même un CRS trouverait pauvre ? Les mêmes, mais traduites. Là on touche au sublime. La télé-réalité c'est toujours un truc qui m'a mis mal à l'aise, même à l'époque de The Real World sur MTV, à une époque où la télé était dans la pièce où je bossais, et où je mettais en fond soit une chaîne info, soit MTV. C'était il y a plus de vingt ans et c'est la dernière période de ma vie où j'ai été vaguement à jour sur ce qui se faisait en termes de musique. Bon, l'arrivée de The Real World a plus ou moins coïncidé avec celle de la RnB et j'ai décroché de MTV, puis globalement de la télé. Je ne regarde quasi plus d'émissions classiques, seulement des films, des séries et des documentaires. Résultat des courses, je suis à la rue sur tous ces trucs. Mais parfois, notamment pendant les vac...

C'est dans les vieilles soupes qu'on fait les meilleures lectures

C'est marrant, en ce moment, je me fais une cure de vieux bouquins, parfois en rééditions, parfois en exhumations de derrière mes étagères, ou en récupérations dans des bacs à vils prix. J'ai pourtant pas mal de trucs récents sur ma pile des "à lire", pile aux dimensions de plus en plus conséquentes, mais il y a des moments, comme ça. C'est une question d'humeur. Besoins de lectures à papa… Voire à grand-papa. J'ai fait une cure de Mickey Spillane, par exemple. C'est pas fin, vous me direz. C'est pas ce qu'on lui demande non plus, je vous répondrai. Là, c'était En quatrième vitesse , le premier Mike Hammer. Où l'on voit que Frank Miller a une dette importante (il ne s'en est jamais caché) envers Spillane. Ce ouiquainde, je suis en plein dans Seul contre la Légion , de Jack Williamson. Ça, c'est du bon vieux space opera pulpesque. C'est à peu près contemporain du cycle des Fulgur, de E.E. Doc Smith, pour situer. Bon, c'es...

à Angoulème en dédicaces

Le festival d'Angoulème approche, c'est pour la fin du mois. Il faut commencer à s'organiser. Alors si vous avez un agenda,  notez donc ça : En plus de mes passages au stand des éditions La Cafetière, bulle New York, je serai en dédicaces sur l'espace Champ de Mars au stand du MOTIF. Vendredi 27 de 17 à 19 heures Samedi 28 de 14 à 16 heures Dimanche 29 de 12 à 14 heures Venez nombreux !