Accéder au contenu principal

Tiens voilà du bouddha !

La grande nouvelle de la semaine, c'est qu'on a enfin la preuve expérimentale et empirique que les bouddhistes sont aussi cons que les autres. C'est vrai, quoi, entre les Catholiques intégristes, les Islamistes à voile ou à vapeur, les Shinto-révisionnistes, les Protestants évangéliques ricains en guerre contre le monde et autres Betar mouillés, on se disait que toutes les grandes religions avaient leurs cons, sauf le Bouddhisme. D'accord, dans le Bouddhisme, il y avait Richard Gere, mais on accordait le bénéfice du doute, c'était une pièce rapportée, un converti qui faisait ses pèlerinages en convertible ou en limousine, qui semblait gêner un poil les Bouddhistes eux-mêmes.

Et puis là, pouf. La nouvelle tombe sur le téléscripteur, et c'est ex-Ceylan. Pardon, ça vient du Sri-Lanka. Des groupes de responsables Bouddhistes militent contre le port de la mini-jupe et sont allé en délégation voir leur gouvernement pour en réclamer le bannissement de l'espace public (Ils ont leurs Hortefeux à eux, quoi, et un Hortefeux tamoul, rien que le concept, il y a de quoi se chier sous soi), mais en plus ils ont réussi à faire interdire un concert d'Akon sous prétexte que dans un de ses clips, il y avait des filles en maillot de bain qui dansaient devant la statue du Bouddha.

Même eux, ils ont leurs Boutin, Ahmadinedjad et autres W.

Et en un sens, quand on y pense, eh bien c'est rassurant.





Et sinon, pendant ce temps, là, la Hongrie prend la présidence de l'Europe tout en passant sur son territoire une loi sur la presse qui ferait rire Kim Jong-Il. C'est marrant, quand même, chez les Hongrois, cette obsession de contrôler la presse et les médias.

Commentaires

Alex Nikolavitch a dit…
Ah, dernière minute :

J'apprends que l'Iran vient de réagir en édictant une loi interdisant la Saint Valentin.
artemus dada a dit…
Les brigades du Tigre réagiront-elle ?
Anonyme a dit…
La censure est Hongrie qui vient de l'intérieur...
Zaïtchick a dit…
Hongrois rêver !
El a dit…
Euh... Chouchou... je peux t'appeler Chouchou ? Non ? Bon, tant pis...

Je veux dire...

Cela fait bien longtemps qu'on sait que les bouddhistes ont autant de cons et d'intégristes que les autres, non ?

D'ébord, les moines qui apprennent à tuer de douze-mille façons différentes avec le petit doigt, c'est pas innocent à mon avis...

Ensuite, eh bien, la liste est longue !

Le Tibet bouddhiste qui a existé pendant assez peu de temps entre le moment où l'Empire Chinois s'en est retiré et le moment où la Chine communiste l'a envahi, c'était une immonde théocratie féodale dirigée par les lamas de l'époque, avec un statut de la femme, de l'homosexuel et du paysan de base encore plus pourri que l'Arabie saoudite aujourd'hui.

Aujourd'hui, le Dalaï Lama actuel (qui n'est pas responable de ce que ses prédécessurs ont fait, mais ne s'est jamais excusé, alors que le Pape, lui, l'a quand même fait du bout des lèvres...) a beau professer la paix avec ses proverbes de supermarché, ses amis à Hollywood et ses bouquins de développement personnel à deux balle, son ouverture sur les questions de démocratie et d'égalité est extrêmement récente.

Pendant la seconde guerre mondiale, les kamikazes étaient des fanatiques religieux bénis par des prêtres bouddhistes avant de décoller, et ils croyaient accumuler moult point de bonus-karma en mourant pour la cause de leur empereur de droit divin...

Et quant à ce qui se passe au Sri-Lanka, sachez que, là-bas, les sanguinaires Tigres Tamouls sont... bouddhistes ! Oui, ce sont des terroristes dont le mode opératoire principal est la bombinette et l'attenta suicide, et ce sont des bouddhistes, qui se battaient contre la majorité cinghalaise musulmane... Qui n'était pas mieux, d'ailleurs, mais passons.

Quant aux bouddhisme, son prêche est loin de me séduire, et mène a autant d'excès que toutes les autres religions.

Bref... Je ne vois vraiment pas pourquoi on considère que les bouddhistes sont tous de gentils végétariens en robe saffran, non violents et philosophes, la fleur à la main et le proverbe mystique aux lèvres.

C'est juste PAS VRAI. C'est une espèce de cliché digne de Steven Seagal (soit dit sans vouloir l'offenser).

Simplement, en occident, on les connait mal, on les voit de loin, on n'a que la version californienne du bouddhisme... Ce n'est pas du tout la même chose, ça n'a pas grand chose à voir avec les vraies notions bouddhistes... C'est comme se faire une idée de la religion et des cérémonies chrétiennes dans un manga mal documenté avec des vampires, ça n'a rien à voir avec la bible, les sacrements, les bulles du pape, et tout ça.

Donc bon, voilà, c'était deux sous d'infos cachant mal un certain étonnement devant ce petit billet.
Alex Nikolavitch a dit…
C'étaient pas plutôt des prêtres shinto, pour les kamikazes ?

après, t'en fais pas, j'ai quelques bouddhistes dans mon entourage, et ça fait des années qu'une bonne partie d'entre eux me fait passablement flipper (dans le style végétarisme taliban, par exemple). L'objet de la notule ci-dessus, c'était bien de mettre sous le nez des gens une preuve expérimentale et empirique de la chose, qui éclate au grand jour. pour le reste, on sait bien que les bouddhiste ont autant de pogroms à leur actif que les autres.
Anonyme a dit…
Entierement d'accord avec Alex et El sur les Boudhistes....Qui veut retourner aux temps feodaux?...
Il avait un interessant documentaire expliquant que le FBI aidait financierement le Dalai lama et possedait des camps d'entrainement militaires pour former des soldats tibetains et cela RIEN que pour faire chier les chinois communistes....je sais ca sent le rechauffe, le deja-vu...
Et puis dans son bouquin les etrangers sont nuls, Desproges n'evite il pas de mentionner les Boudhistes?....alors qu'il parle des Belges sans problemes?....cela en dit long
Zaïtchick a dit…
N'empêche, quand il gèle, on est bien content de les trouver les moines bouddhistes.
Alex Nikolavitch a dit…
...

De deux choses l'une, ou bien je suis vraiment très fatigué, ou bien ta vanne repousse les limites de l'improbable (et pourtant, Dieu sait que je suis blindé à ce sujet).

Esplique, là, mon Zaït, parce que je vais pas en dormir, sinon.


(et si tu réponds "parce que Transat... Lantique...", je lâche les mygales de guerre)

Posts les plus consultés de ce blog

à nous de vous faire préférer la marche à pieds

Je ne sais pas à quoi ça tient, mais chaque fois que je pose mon cul dans un train, depuis dix jours, il y a un incident majeur, un retard, une annulation, un problème d'affichage qui fait qu'il ne va pas dans la direction prévue, etc... Au départ, je me disais que je souffrais juste d'une attaque de scoumoune comme d'autres ont des retours d'amibes ou de paludisme. Mais en fait, vérification faite, je ne suis pas le seul à être pris dans un maelstrom de bordel ferroviaire. Et si la Ligne A a gagné ces derniers temps une sinistre réputation, je dois dire que même les autres sont touchées et que j'y ai les mêmes emmerdes. Du genre pas d'affichage et le monsieur qui annonce les trains non seulement ne coupe pas Balavoine, ce qui rend son message inaudible, mais en plus ne précise pas le quai sur lequel doit arriver le train dont il parle. Forcément, ça complique. Et les problèmes d'affichage sont de plus en plus fréquents, partout. C'est à se demander ...

Origines pas si secrètes

Même si dans l'espace, on ne vous entend pas crier, rien n'arrive dans le vide. C'est un fait connu, même une oeuvre marquante et, comme disent les Américains, "séminale" (ce qui est rigolo en parlant de mon sujet du jour), a toujours des sources, des racines ailleurs. J'ai fait des conférences explorant les éléments agglomérés lors de la création Superman ou de l'oeuvre de Lovecraft.  Un exemple rigolo, c'est Alien . Le film de Ridley Scott a marqué les imaginaires. On n'avait jamais vu ça à l'époque. Pourtant, une partie de son decorum, les travelings sur le vaisseau au départ, par exemple, vient de Star Wars , qui avait élaboré à partir de ce qu'il y avait dans le 2001 de Kubrick. Mais ça, ce n'est que la partie émergée du Nostromo. On peut fouiller tout le reste et trouver, qui pointent le bout de leur nez, bien des choses en somme. L'histoire de base n'est pas due à Ridley Scott, mais à Dan O'Bannon qui avait recyclé...

Zéros sociaux

Ça fait déjà quelques temps que je reçois au moins une fois par semaine un mail m'avertissant que telle ou telle personne de mon entourage veut m'inviter sur un service internet que, par commodité et pour ne pas le nommer, j'appellerai Fesse-de-Bouc. Bien entendu, pour ne serait-ce que voir le profil de la personne invitante, il faut se connecter au site, et pour ça, créer un compte. Donc impossible de savoir à quoi on s'inscrit exactement sans s'inscrire. C'est quand même redoutablement vicieux, comme système. Alors d'accord, vous allez me dire que, gagna, Fesse-de-Bouc, c'est gratuit, blabla, que ça n'engage à rien, tralala, etc...) Mais avant de mettre mon nom et mes coordonnées dans un truc (et rappelons que, de nos jours, un nom et des coordonnées, ça vaut de l'argent, c'est pour ça que tous les formulaires d'inscription sur internet sont censés être munis d'une case interdisant de monnayer les informations de ce type), j'aim...

Riri, Fifi, Loulou et leurs cousins lointains

Je ne suis pas du tout le premier à faire le rapprochement, mais dans les histoires des personnages Disney comme dans la geste arthurienne, il n'y a pas vraiment de paternité. Les personnages y sont toujours les neveux les uns des autres. Quand il y a paternité, le père n'est jamais montré. Perceval a bien eu un père, mais il est mort bien avant le début de ses aventures. Pareil pour Arthur, on connaît l'histoire d'Uther, mais le gamin n'a jamais connu papa. Chez les canards, c'est pareil : Picsou est l'oncle de Donald, lui-même l'oncle de Riri, Fifi et Loulou. Les parents de cette joyeuse bande, on ne les voit jamais, ou ils ne sont évoqués qu'en passant. Ce motif curieux est ancien : chez certains peuples africains, c'est bien l'oncle maternel qui détient l'autorité sur les garçons et qui les éduque. Dans le monde arthurien, notamment dans le cycle de Chrétien de Troyes, Gauvain et d'autres sont les neveux d'Arthur, mais l...

Le Messie de Dune saga l'autre

Hop, suite de l'article de l'autre jour sur Dune. Là encore, j'ai un petit peu remanié l'article original publié il y a trois ans. Je ne sais pas si vous avez vu l'argumentaire des "interquelles" (oui, c'est le terme qu'ils emploient) de Kevin J. En Personne, l'Attila de la littérature science-fictive. Il y a un proverbe qui parle de nains juchés sur les épaules de géants, mais l'expression implique que les nains voient plus loin, du coup, que les géants sur lesquels ils se juchent. Alors que Kevin J., non. Il monte sur les épaules d'un géant, mais ce n'est pas pour regarder plus loin, c'est pour regarder par terre. C'est triste, je trouve. Donc, voyons l'argumentaire de Paul le Prophète, l'histoire secrète entre Dune et le Messie de Dune. Et l'argumentaire pose cette question taraudante : dans Dune, Paul est un jeune et gentil idéaliste qui combat des méchants affreux. Dans Le Messie de Dune, il est d...

Le super-saiyan irlandais

Il y a déjà eu, je crois, des commentateurs pour rapprocher le début de la saga Dragonball d'un célèbre roman chinois, le Voyage en Occident (ou Pérégrination vers l'Ouest ) source principale de la légende du roi des singes (ou du singe de pierre) (faudrait que les traducteurs du chinois se mettent d'accord, un de ces quatre). D'ailleurs, le héros des premiers Dragonball , Son Goku, tire son nom du singe présent dans le roman (en Jap, bien sûr, sinon c'est Sun Wu Kong) (et là, y aurait un parallèle à faire avec le « Roi Kong », mais c'est pas le propos du jour), et Toriyama, l'auteur du manga, ne s'est jamais caché de la référence (qu'il avait peut-être été piocher chez Tezuka, auteur en son temps d'une Légende de Songoku ).    Le roi des singes, encore en toute innocence. Mais l'histoire est connue : rapidement, le côté initiatique des aventures du jeune Son Goku disparaît, après l'apparition du premier dr...

Noir c'est noir. Ou pas.

 Je causais ailleurs de l'acteur Peter Stormare, qui jouait Czernobog (ou Tchernobog, ou Crnobog, prononcer "Tsr'nobog" dans ce dernier cas) dans la série American Gods , mais qui était aussi Lucifer dans le film Constantine et le nihiliste qui veut couper le zizi du Dude.   de nos jours, il lui latterait plutôt les roubignoles au Dude Tchernobog (ou Czernobog, ou Crnobog) c'est un dieu classique des mythologies slaves, sur lequel il a été beaucoup écrit, un dieu noir et hivernal opposé à la lumière, enfermé dans un cycle de mort et de résurrection, avec donc un rôle dans la fertilité. C'est sur ce mythe-là que Gaiman base son personnage dans American Gods , justement. Les chrétiens l'ont immédiatement assimilé à un diable, et c'est la lecture qu'en fait Disney dans le segment "La nuit sur le Mont Chauve" dans Fantasia .   J'entends cette image   Faut dire que le gars est pas aidé : son nom signifie précisément "dieu noir"...

Je voudrais changer les couleurs du temps

Je ne sais pas si vous avez remarqué ce tic agaçant des émissions de télé, quand elles font une rétrospective sur la vie de quelqu'un : les photos d'enfance qu'elles présentent en banc-titre, elles les mettent en noir et blanc. Je veux dire, même quand ils vous parlent de la jeunesse d'une chanteuse quelconque née en 82 ou 89, les photos à l'âge de cinq ans, ce sera du noir et blanc. Quand bien même c'était typique le genre de photo qu'on faisait en couleurs à l'époque. Mais la télé, de nos jours, aime bien jouer sur une corde nostalgique. Mais la télé est un média de masse, alors elle ne peut pas jouer sur la nostalgie de l'odeur du savon à barbe rare qu'employait le grand-père, ou le goût précis des pains de semoule de l'arrière-grand tante au bled. Non, la nostalgie doit être préemballée, calibrée et dûment étiquetée. D'où la bascule en noir et blanc, pour faire style "y a longtemps, une époque révolue, le bonheur de l'enfance...

Back after... LA COUPURE !!!!

Bon, j'en parlais pas plus tard qu'hier, mais superpouvoir.com est de retour. Hélas, le contenu de l'ancienne version du site n'a pas pu être sauvé. J'avais bien heureusement archivé pas mal de mes articles, ce qui me permettra, après un tri (certains ne sont plus pertinents, d'autres demanderont une mise à jour) de les remettre en ligne. Mais ça fait quand même très mal : changement d'hébergeur, changement de structure de forum, changement de fonctionnement... Cette nouvelle version est en rodage. Ça fait quand même mal au cœur d'être trahi par la technique comme ça. Bref. Début d'une nouvelle ère superpouvoiresque, ce sera sans doute (forcément, même) différent. J'espère juste qu'on pourra retrouver l'énergie et le ton qui avaient fait de la précédente incarnation quelque chose d'unique, et une référence dans son genre. Wul.

Night at the opera

Nous vivions à une époque où tout nouveau genre de SF émergent se voit affubler d'un nom en "punk". Le phénomène date bien sûr des années 80 et de l'émergence du cyberpunk à partir de 84 et de Neuromancer . D'ailleurs, le mot ne s'est pas imposé tout de suite, à un moment, le fandom américain appelait ça "mirrorshades" du fait de ces lunettes de soleil à verres chromés que portaient les protagonistes des récits sur les illus, ainsi que certains des auteurs.   La première grosse anthologie était d'ailleurs titrée chez nous "Mozart en verres-miroir". Quand les deux papes du genre, William Gibson et Bruce Sterling ont estimé avoir fait le tour du truc à la fin de la décennie, ils sont partis dans une direction rétrofuturiste qui fut rapidement appelée steampunk par comparaison. Et puis ça s'est emballé et tout ce qui a suivi a été qualifié en punk : dieselpunk, biopunk, splatterpunk (si si, le mot a été utilisé dans les années 90 pou...