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Ça s'arrange pas

En lisant le journal, je suis tombé sur cette info qui m'a sidéré.

Les travaux de désensablement au Mont Saint Michel ont conduit à déplacer les parkings. Et maintenant, les visiteurs auront un petit kilomètre à faire à pied pour atteindre ce qui fut la Perle de l'Occident.

Et c'est parait-il un drame. Un kilomètre virgule trois, pour un humain normalement constitué, c'est quinze minutes de marche. Vingt cinq quand l'humain normalement constitué s'est pété un orteil (par amour de la science, je me suis dernièrement livré à cette intéressante expérience de translation avec orteil en miette). Eh bien il semblerait que ce soit trop. Des objections s'élèvent contre ce nouveau système qui pénalise, parait-il, les visiteurs et mettrait en péril l'économie touristique de la zone.

Hé, ho, les mecs... Quinze minutes à pied, ça n'a jamais tué personne, que je sache. Et l'approche d'un lieu pareil sur ses propres papattes permet, me semble-t-il, de mieux profiter de la vue, voire de se pénétrer du caractère majestueux et vaguement sacré de l'endroit. Les gens sont devenus fainéants et aveugles à ce point ? Dépendants de la bagnole et philistins à ce point ? Parce que l'argument du temps passé à faire le trajet ne tient pas. Il ne s'agit que de quinze minutes, et l'accès au site est perpétuellement embouteillé, donc en saison un piéton va plus vite qu'une voiture. Non, c'est bien de la paresse crasse.

Affligeant.

Commentaires

Mathieu Doublet a dit…
Ben en fait, ça n'est qu'une lamentable histoire de sous. Il y a fort à parier qu'une navette électrique se fasse et que la marche soit impossible. Du coup, dès qu'un bus touristique arrive, la navette serait encombrée et il faudrait beaucoup de temps à patienter avant de pouvoir entrer dans le Mont St Michel.
Sans compter les touristes qui font la course et qui ne disposent que de 2 ou 3 heures pour visiter un musée. Dans ce genre de démarche, ça n'est pas compliqué: on ne va pas prendre le temps de visiter un musée, on le raye de la liste et on passe au suivant.
Et je ne parle pas des personnes âgées pour qui la montée est déjà tout un périple et pour qui une borne de plus ne prendra pas un quart d'heure. ;)

Donc ça part éventuellement d'une bonne idée mais ça risque d'en être une très mauvaise ... sans parler des gouffres financiers publiques et des gens qui vont s'en mettre plein les poches. ;)

Source: mon père qui bosse de temps en temps près du Mont St Michel (si c'est pas fiable comme source ;) )
Alex Nikolavitch a dit…
la visite en "2/3 heures" d'un lieu pareil, c'est déjà de l'abattage. je pige déjà pas. Quand on visite, c'est qu'on est en vacances. Les gens sont pressés même en vacances ? Jésus Marie Joseph. C'est encore plus grave que je ne croyais.

Par contre, en effet, supprimer l'accès à pied de l'autre côté, c'est encore plus con.

mais ça participe peut-être aussi d'une gestion des flux, je ne sais pas.
El a dit…
Ben oui...

C'est complètement con.
C'est aussi ce que les gens font.
Donc les gens sont cons.

CQFD.

Sinon, effectivement, la majorité des touristes, s'ils sont au courant qu'il faut faire une borne de plus pour visiter le Mont Saint Michel, ils vont tout de suite le rayer de la liste avant de se demander s'ils peuvent la faire ou non, la borne.

Et ce sera tant mieux, parce que le Mont Saint Michel, dernièrement, je l'ai trouvé ABJECT et touristique. Il n'y a plus que des boutiques de souvenirs minables (tous les mêmes), et tous les restaurants ont été succursalisés par la fameuse "Mère poulard", qui a transformé sa crêperie en fast food où l'on sert des omelettes industrielles à la chaîne. Il n'y a que la vue qui vaille, et, si je puis me permettre, la vue de l'extérieur : Dans les rues du Mont, que peut-on voir si ce n'est une cohue de touristes ? Presque rien.

Reste l'abbaye, qui se mérite après bien plus de 15 minutes d'ascension dans une foule compacte et hurlante, au milieu de la marmaille qui tire la manche de l'un ou l'autre parent pour pouvoir acheter un crane en plastique ou une épée en bois.

Bref, OUI, c'est dix fois pire que ce que tu pensais !

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