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Articles

Affichage des articles du avril, 2012

Les vices cachés du bilan CO2 du cassoulet

En triant de vieux mails, je suis retombé sur une conversation avec un de mes collègues traducteurs. Nous discutions des lois liberticides, des messages de santé publique et de l'intantilisation qui accompagne tout ça, du sous-texte paternaliste que cela présuppose.
Et puis il y a eu cet échange merveilleux, dont je me dois de vous faire profiter :
Collègue :Bientôt, on n'aura même plus le droit de péter en public.
Moi :Le pet contient du méthane et du CO2, deux gaz à effet se serre. En pétant, tu détruis la planète, camarade.
Collègue :Je me sens comme un super-vilain de comics quand j'entends ça.
Eh oui, n'oublions pas que c'est le printemps, aussi.

Non, je ne suis pas seul, en effet...

La preuve, c'est qu'en faisant une recherche complètement sans rapport dans Gougueule, je suis tombé sur le document accablant que je reproduis ci-dessus.
J'ignore qui a fait ça, mais il est mon ami.
Et ça confirme ce que j'ai toujours dit : Gougueule est un outil formidable, surtout quand on saute directement à la page 17 ou 42, quand les résultats semblent devenir semi-aléatoires, les enfants bâtards de conjonctions sémantiques aberrantes et quasi fortuites qui se recomposent aux deux extrémités d'une page quelconque et entrent en résonnance avec une recherche un peu frappadingue. On n'explore pas assez tout ça, c'est bien dommage.

la propagande est comme le carnaval : elle est souvent masquée

ça devient vachement dur, ces périodes électorales, pour les télés et les radios. Il y a tout un temps de parole à décompter, tout le temps, et pas seulement des candidats : de leurs soutiens aussi. Et c'est là que ça se complique. Parce que parfois, les soutiens sont insidieux. Un clip d'Enrico Macias ou de Mireille Mathieu, du coup, est-ce que c'est de la crypto propagande pour le Lider Minimo ? Ou alors, par effet repoussoir, pour tous les autres ?

Et Dave, qu'on a vu il y a quelques mois vanter les mérites de l'Edam dans une pub ? On imagine mal moins politisé que ce brave Dave ! Et pourtant, avec sa tête et son accent, compte-t-il comme message subliminal pro Eva Joly ? Mais plus insidieux encore : ce que Dave nous vend à l'écran, c'est du fromage de Hollande ! Faut-il dès lors le considérer comme un émissaire du PS ? Probablement même pas : parler de fromage de Hollande, c'est peut-être insinuer que le candidat socialiste en croque. Ne serait-ce p…

Invasion dans nos quartiers !

Il y a quelques commerces dans ma rue. Pas des masses, mais un peu. Comme dans beaucoup de rues de nos jours, les locaux commerciaux sont de plus en plus squattés par des agences immobilières, cabinets d'assurances et autres trucs qui ne font pas beaucoup pour la vie d'un quartier. Mais le bar, les petits restaus, l'opticien, la fleuriste, le boulanger continuent à créer des espaces de socialisation, comme on dit. Une petite ambiance de voisinage. Alors oui, le quartier mute et évolue. Le dernier des brocanteurs a fermé il y a deux ans et a été remplacé par une espèce de truc associatif qui propose du service à domicile genre repassage (deuxième officine dans la rue, la première ayant elle aussi repris le local d'un brocanteur, d'ailleurs), le tailleur par un cabinet de piercing, le tout petit restau par une boutique de lingerie. Mais le changement n'est pas néfaste, tant qu'il continue à créer de la vie. C'est important, quand même, je trouve, des peti…

Expert en superslip

Tiens, aujourd'hui c'est le site de France Télévisions qui m'interviouve à propos de la sortie des Avengers au cinoche. Avoir sorti un bouquin sur les super-héros m'a décidément donné une aura d'expert. Faut que je fasse ça plus souvent, quand même. Sortir des bouquins, je veux dire. Bon, ça veut dire les écrire d'abord, et mine de rien, c'est du boulot. Et du boulot, j'en ai quand même des caisses, là.

Dernier en date : la traduction de Knightfall, l'histoire où Batman se fait démonter la tronche par le mystérieux Bane. Ça sortira à peu près en même temps que le prochain film consacré au personnage, dans lequel Batman est confronté, ô amusante coïncidence, au mystérieux Bane.

à propos de traductions, les dernières sorties sont celles de Criminal, Tome 6Star Wars, Clone Wars Episodes, Tome 6 : le destructeur d'étoilesIrrécupérable, Tome 3 et le magazine Clone Wars, tout ça chez Delcourt, de Batman - Amère victoire,  et des magazines Flashpoi…

The Urne Identity

Bon, demain ce sera un jour de papier dans la boiboite. Alors vous aussi, allez mettre un papier dans la boiboite.

Et ce serait pas mal qu'il y ait assez de papier dans la boiboite pour empêcher le Napoléon de Neuilly d'être même au second tour. Il me semble qu'à ce stade, l'honneur de la France en dépend.

Je crois être capable même de comprendre des gens qui voteraient pour Cheminade ou Dupont-Aignan. Mais après les dix années que l'autre à passées au pouvoir (comme ministre ou comme président), j'avoue avoir beaucoup de mal à comprendre des gens normaux qui arrivent encore à croire en ce gars-là. Bon, après, j'ai du mal à comprendre les gens qui aiment regarder le foot, la chaine E! sur le câble ou les émissions de Benjamin Castaldi, alors du coup, le Président s'est retrouvé un peu dans la même case, pour moi, celle d'une espèce de phénomène médiatique un peu absurde ne servant qu'à illustrer les étranges processus mentaux de mes contemporain…

Send in the clowns

Encore un vieux texte :


We need you to laugh, punk
Y'avait un cirque, l'autre week-end, qui passait en ville. Du coup, on a eu droit aux camionnettes à hauts-parleurs qui tournaient en ville en annonçant le spectacle, la ménagerie et tout ça, et surtout aux affiches placardées partout. Et pour annoncer le cirque, quoi de plus classique qu'un portrait de clown, un bel Auguste au chapeau ridicule et au sourire énorme ?
Démultiplié sur tous les murs de la ville, ce visage devient presque inquiétant. Un sourire outrancier, un regard masqué sous le maquillage, une image que la répétition rend mécanique. Ce sourire faux, démultiplié par le maquillage, voire ce cri toutes dents dehors, que le maquillage transforme en sourire, c'est la négation de la notion même de sourire. Le sourire, c'est une manière de communiquer, de faire passer quelque chose de sincère, sans masque. Un faux sourire, a fortiori un faux sourire maquillé et imprimé, fracasse cet aspect encore plus que le…

Hop, en passant

Burton aux sources du Nil, mon premier album dans la collection Explora, chez Glénat, sort en septembre prochain.

Et je peux maintenant officiellement annoncer qu'il sera suivi par un autre album dans la même collection en mars 2013.

Pour ce genre de posts, je devrais peut-être ouvrir un compte tweeter, en fait...

Parce qu'en dehors des prise de tête boulot habituelles (un jeu de mot sur "off the bat" à traduire dans un Batman), une chronologie secrète à retailler parce qu'elle n'était plus cohérente avec ce qui était publié dans l'album (mais la chronologie secrète sera peut-être publiée), des scènes coupées d'un album à bricoler pour les foutre dans un autre album (ça prend presque plus de temps que de les réécrire de toute pièces), le vrai questionnement de la journée, c'est :


Putain, mais où je l'ai foutu, mon DVD de Buckaroo Banzaï ?

"à manger des choses qui feraient vomir un bouc"

Tiens, en début d'après-midi Ciné Frissons, ils repassaient le premier Rambo, et ça fait bien dix ou douze ans que je l'avais pas revu. Et comme, en ce moment, je parviens à nouveau à m'accorder une petite pause post-prandiale, je me suis revu le film (hier, ma pause a été consacrée à un très bon documentaire, sur Arte, consacré à la machine d'Anticythère, expliquant les divers moyen employé pour reconstituer le fonctionnement de ce mystérieux et antique appareil).
Ça reste un sacré film, bien au dessus, très loin au dessus de ses deux suites (je peux pas parler du quatrième opus, je l'ai toujours pas vu). J'ai noté, pour les scènes en pleine nature, un assez joli travail du cadre. Du coup, je me suis dit "c'était qui, au fait, le réal ?", et j'ai été voir.
Et là, la notion d'accident heureux prend tout son sens. Sur le reste de sa carrière, le mec n'a fait quasi que de la télé ou du direct to video. Son truc le plus notable, c'es…

Le chemin qui va de la barbarie à la décadence

Un peu fracassé en ce moment. J'ai un peu moins de boulot, mais du coup, la décompensation me fout par terre. Et du coup, j'ai moins d'énergie pour taper des War Zone. Histoire de, je vous colle encore une petite rediff à peine remaniée d'un vieil article publié jadis sur Superpouvoir.

Conan a fait un retour en force dans nos comics shops et sur nos écrans (bon, moins en force, sur nos écrans, mais bref). Le Seigneur des Anneaux a fait un tel carton que Bilbo le Hobbit est en production en Nouvelle Zélande. On voit ressortir Red Sonja ou Klaw en BD. Xéna a atteint un niveau tellement culte qu'on nomme des planètes (ou presque des planètes, on va pas chipoter) pour lui rendre hommage. Les histoires de gros barbares qui manient des épées énormes comme si c'étaient des sucettes ont visiblement le vent en poupe.


Le slip en peaux de bêtes est un élément important aussi
Un commentateur a jadis dit que, si la Science-Fiction était "de gauche", en tout cas tour…

Tout est relatif

Je croule sous une telle masse de travail, en ce moment, que je perds complètement la notion du temps. En fait, tout se passe comme si cette masse était suffisante pour déformer l'espace-temps autour de moi, un effet relativiste comme ceux que décrivait le père Einstein en son temps (flash info, il fait un cameo dans Crusades 3 avec d'autres stars du même genre, dont Jules César, Giordano Bruno et Nikola Tesla, allez séance tenante vous en procurer un exemplaire si ce n'est pas déjà fait). L'écoulement du temps devient bizarrement élastique, le temps passé à effectuer telle ou telle tâche ne correspond plus ni au calendrier, ni au planning, ni à aucune donnée chiffrable. C'est très étrange. Il doit y avoir des équations qui gouvernent ça.

Techniquement, ça ressemble un peu à ça

à propos de boulot, ce qui m'occupe ces jours-ci c'est la traduction d'Irrécupérable Tome 4 (le Tome 3 vient de sortir). C'est toujours aussi bon, je recommande vivement.

Et maintenant, ça bouge

Je sais, vous en avez marre, que je vous mette sans arrêt des vieilles affiches de propagande soviétique. Alors pour changer, aujourd'hui, je vais vous coller un vieux dessin animé de propagande soviétique. Il faut dire que j'ai fini par craquer et prendre le coffret dvd Animated Soviet propaganda qui me faisait de l'œil depuis un certain temps.

Du cartoon soviétique ou tchèque, j'en ai pas mal biberonné étant gamin, mais essentiellement des trucs "tous publics", genre Na Pogodi (je ne remercierai jamais assez Zaitchick de m'avoir fait passer une compile de Na Pogodi, il y a quelques années de ça. dans le genre madeleine, pour moi, c'est pas mal), l'équivalent local de Tom et Jerry, ou des trucs en pâte à modeler ou en fil de fer vachement bien branlés, parfois très inventifs techniquement. Ils avaient de super bons studios d'animation, à l'Est.
Mais je ne connaissais que très mal les films franchement propagandistes. Je découvre avec ce c…

Le funko, c'est funky

Le cinéma mondial a ses grands genres, qui reviennent toujours et encore, parfois avec des éclipses, parfois modernisés. Le western dont on n'arrête pas de dire que c'est une chose du passé n'en finit pas de revenir toutes les quelques années. C'est pareil pour le peplum, remis au goût du jour avec une régularité parfois consternante (quand le goût du jour est vraiment mauvais). D'autres genres arborent en permanence une bonne santé insolente, comme le film de guerre, qui n'en finit pas de dénoncer les effets dramatiques de la folie meurtrière collective, ou qui l'exalte selon l'humeur du moment (et celle du spectateurs : je connaissais des types bien militaristes qui adoraient Platoon).

Et puis il y a des genres plus mineurs, qui naviguent presque sous le radar, qui font une bulle ici et là, de temps en temps, comme le film de bouffe. Moins spectaculaire que le film de guerre, le film de bouffe a du mal à créer une espèce d'ampleur que n'import…

Manque de Tunes

Je sais que certains des lecteurs de ce blog sont sur Mac (les stats sont bigbrotheriennes, sous ce rapport, et ça me permet de constater avec effarement les requêtes google absurdes qui conduisent parfois ici, aussi). Du coup, j'en profite pour poser une question technique : suis-je le seul à avoir des merdes sans nom avec iTunes depuis que c'est passé à la version 10.6 ? L'application gèle dès qu'elle a un appel disque à faire, et entraine le reste des applis avec elle (sous MacOS X, c'est quasiment du jamais vu, cette contamination du reste du système lors d'un crash). J'ai bien entendu reconstruit la bibliothèque iTunes pensant que ça venait de là, ça n'a rien changé. J'ai cru un temps aussi que le problème était causé par le fait que l'appli s'était mise en tête de retélécharger tous les podcasts que j'avais archivés (une cinquantaine d'heures de conférences au Collège de France, ça pèse lourd sur un disque dur et c'est très…

Au fond du trou

Hop, une petite conférence (enfin petite, ça dure quand même genre deux heures) sur les trous noirs, ces monstres astrophysiques, et la façon de les représenter avec précision, et ce qui se passe dedans et aux alentours.

Dim dam doom

Tout à ma rage d'écrémer mes archives, j'ai reposté sur superpouvoir.com mon vieil article sur la Doom Patrol de Grant Morrison, article qui, une fois n'est pas coutume, se présente sous la forme d'un dialogue philosophique à l'ancienne (Platon et Galilée ont eu recours à ce genre de subterfuges, par exemple) pour essayer de piger un peu les tenants et les aboutissants d'une trentaine d'épisodes qui sentaient bon le pur délire, mais pas que, mais y en a aussi.

En dehors de ça, je fais la relecture de ma traduction sur un récit de guerre de Garth Ennis. J'adore Garth Ennis, mais une partie de mon boulot sur cette trad a consisté aussi à corriger ses nombreuses fautes en Allemand (il y a pas mal de personnages allemands, de mots et d'expressions allemandes, et c'est là que je découvre qu'il est aussi mauvais en boche qu'en froggy, le père Garth) (Garth ta gueule à la récré, du coup). Bien entendu, j'ai dans l'idée que ça ne me vaudr…

Ça faisait longtemps...

...que je n'avais pas posté une image de singe avec un flingue.


"What does the Fulchibar look like ?"
"What ?"
"Say what again. SAY WHAT AGAIN !"
Voilà, c'est réparé.

Vous pouvez reprendre une activité normale.

Springtime in the books

Ce qu'il y a de bien, avec le retour des beaux jours, c'est que c'est aussi le retour des brocantes et des bacs à bouquins mis devant les librairies.

C'est comme ça qu'à vil prix j'ai récupéré un recueil de nouvelles de Robert E. Howard en Néo, dont je n'avais qu'une partie dispersée dans d'autres recueils (qui eux ne bénéficiaient pas des couves de Nicollet, en plus), un James Blish que je connaissais pas, un Leo Perutz dont on m'avait dit grand bien, et même le tome 2 des enquêtes de Lord Darcy, que je cherchais depuis des années. Plus Sur l'onde de choc, de John Brunner en poche, un bouquin que j'adore mais que je n'avais pas ou plus (prêté et jamais revu, comme souvent). C'est un bouquin que je cite souvent en exemple de bonne prospective SF : si Brunner se plante complètement sur les aspects purement technologiques de l'informatique (qui en était encore aux gros monstres austères de la taille d'un congélateur), il en…

Gott mit lunch

Le tabou alimentaire est un marqueur identitaire fort. Les archéologues le savent bien, qui au Proche-Orient arrivent à repérer des mouvements de population rien qu'en étudient leurs déchets enfouis depuis des millénaires, et peuvent en extrapoler des données sur leur religion, leurs dieux. Des conflits de culture durables ont été liés à des interdits alimentaires.

Et puis le temps a passé. Nos sociétés se sont tant bien que mal sécularisées. Encore dernièrement, les questions de prescriptions religieuses quant à la boustifaille ont été au centre de pataudes polémiques. Certains ont tenté, ici et là, de glisser la notion de bon sens selon laquelle ces restrictions relevaient d'un autre âge, moins éclairé. La mainmise de Dieu sur nos assiettes n'étaient qu'une relique, un legs d'ères plus ténébreuses.

Il faut dire que (au grand dam de Ben Sixtine, qui a plus de dam que de dames chez lui, faut croire) Dieu a perdu du poids dans le monde d'aujourd'hui. Le dési…