Bon, cet été aura été un des plus compliqués de mon existence. Mais il faut se remettre au boulot. À l'ordre du jour, une postface et une nouvelle écrites pendant que j'étais au loin, dans des conditions spartiates.
pas exactement comme ça, mais pas loin
Et, comme cela arrive parfois, la nouvelle, qui était une commande pour une antho... est refusée. Pas grave, c'est le jeu. Le hors-sujet, ça arrive. Heureusement, j'ai plein de trucs dans mes cartons. J'ai donc pu dégainer un texte produit lors d'un atelier, il y a quelques années, me semblant plus raccord.
Bien sûr le texte était trop court et il manquait de fini. Et c'est là que le travail éditorial a commencé. J'ai nettoyé un peu le texte, lui ai redonné un peu de pep's et demandé si c'était une meilleure base. C'était le cas. Mais à partir de là se sont posés des problèmes de structure, de ton, de lignes directrices.
C'est ça, le travail éditorial. Essayer de pousser un texte au plus loin, même une radouille laissée dans un coin pendant trois ou quatre ans mais conservée parce que j'y sentais un potentiel, une amorce de quelque chose. Il y a un ping-pong qui s'enclenche et qui peut être épuisant.
À cette heure, je ne sais même pas si le texte, qui a doublé de volume dans l'intervalle, sera accepté, je suis encore en train de jouer au Tetris avec. Mais ça me fait progresser, je le sens. C'est à ça que ça sert, fondamentalement, ces phases de correction et de révision.

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