samedi 20 janvier 2018

Faire du neuf avec des dieux

Ah, je vois que l'info est enfin officielle : les éditions Mnémos ressortent très prochainement une intégrale du cycle de Thoan, ou Saga des Hommes-dieux, par Philip José Farmer.



Pourquoi je vous en parle ?

Parce qu'en dehors du fait que Farmer, c'est bien (et que Mnémos a entrepris une série d'intégrales qui lui sont consacrées, avec déjà Le Fleuve et Opar) je me suis retrouvé associé sur le projet comme préfacier et comme chargé de dépoussiérer la traduction d'époque, un peu erratique, de la version française. Pas des gros travaux, hein, mais une remise en cohérence des termes de cet univers, chaque fois que c'était possible. Si vous ne connaissez pas ce cycle, sachez que c'est du pur roman d'aventures à l'ancienne, très pulp, mais avec un univers épatant, basé sur de gros concepts, avec de purs moment de sense of wonder.

Du coup, je vous gratifie d'un petit extrait de la préface :

Si globalement, donc, la bibliographie de Farmer démontre que Tarzan est pour lui une obsession durable, et que le personnage de Kickaha (alias Paul Janus Finnegan, soit « PJF », comme Philip José Farmer) affiche beaucoup de caractéristiques d’un tarzanide, il renvoie également pour une très large part à une autre grande création de Burroughs, John Carter, un Terrien civilisé perdu sur des mondes barbares. Carter s’adapte très vite à son nouvel environnement pour en faire son terrain de chasse et d’aventures, et c’est précisément ce que fait Kickaha dans les « mondes superposés ».

Autre référence qui imprègne tout particulièrement ce cycle, le poète et peintre William Blake (1757-1827). Au fil de cette partie de son œuvre que l’on qualifie de prophétique, Blake développe une mythologie et une cosmogonie étranges, centrées sur des quatuors de divinités, émanations successives d’un être primordial, ainsi que d’un quatuor d’esprits rebelles. L’une de ces divinités, Urizen, est la version que Blake donne d’un Satan, être retors et mauvais, et joue le rôle d’une figure paternelle pour une grand partie des personnages du cycle. Orc, un autre antagoniste récurrent, est une figure de rébellion.

1 commentaire:

artemus dada a dit…

Je ne connaissait pas, mais ce que tu en dis dans l'extrait de la préface a tendance à m'intéresser. À voir (merci) !