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Articles

Affichage des articles du juin, 2017

Juste répartition : à Christophe, le moine, à John, les nonnes

Ce titre énigmatique (en tout cas, énigmatique pour ceux qui n'ont pas le même sens de l'humour idiot que moi, ou qui n'aiment pas les mêmes doubleurs, ou qui ne connaissent pas les mêmes chanteurs morts) n'a comme il se doit aucune espèce de rapport avec le contenu de ma vaticination du jour.

Mon sujet, là, c'est la vengeance. Non que j'aie des comptes à régler avec qui que ce soit (en tout cas officiellement. et vous ne connaîtrez le contenu de mon petit carnet noir que quand il SERA TROP TARD HAHAHAHAHA) (hurmf) (pardon)… Non, je voulais vous parler de la vengeance en tant que motif narratif. Donc, voici un petit extrait de notes tirée de mes autres carnets secrets (ceux d'une autre couleur que le petit carnet noir)(faut suivre, des fois).

Parmi les sujets de base de la fiction et du récit (qui sont cinq, ou sept, ou onze, ou tout autre nombre du même genre selon le théoricien auquel on demande quels sont les sujets possibles), la vengeance tient une bon…

Le plus mal chaussé

Cette note de blog est absolument exceptionnelle. Pour une fois, elle parlera de fringues et de soldes, sujets qui, pour citer un de nos anciens présidents, m'en touche une sans faire bouger l'autre. Faut-il que la situation soit désespérée pour que j'en vienne à parler de ça ici. Et je ne parle pas de la cravate de Mélenchon et Rufin (quoique je pourrais. en fait, le dress code de l'assemblée, qui transforme la représentation nationale en armée de croque-morts, aurait été adapté pour l'enterrement en grandes pompes du code du travail. mais comme il sera jeté à la sauvette à la fosse commune, ça ne change plus grand-chose)

Contrairement à nos élites qui jugent les gens sur la façon dont ils s'habillent,  je me fous globalement pas mal de ce que j'ai sur le dos, du moment que ça me tient chaud et que mes roubignoles ne dépassent pas. Comme 80% de mon activité professionnelle se déroule dans mon bunker où personne ne rentre sauf la famille et les amis, ça n&#…

Le point

Alors…

Samedi prochain, comme je vous l'avais dit, je serai en dédicace à partir de 15 heures au Gibert Jeune de la Place Saint Michel, à Paris.

Ensuite, en fin d'après-midi, j'essaierai de passer à Central Comics où il y a un événement autour de Kirby and Me, le gros livre d'hommage au King.

Au rayon traductions signées de mes petits doigts :

Nouvelle Gotham, tome 1 vient de sortir chez Urban. C'est la suite directe de No Man's Land, avec Greg Rucka au scénario. Et Robin, fils de Batman sort cette semaine, faisant suite à la série Batman & Robin.

Chez Delcourt, de la vieillerie Star Wars avec l'édition 3D de l'épisode 4 par Chaykin, le tome 6 des Classics, et puis aussi du Spawn avec le tome 3 de Résurrection (un crossover avec Savage Dragon Junior).

En Glénat Comics, Silver, une histoire de braquage chez Dracula, vachement sympa.

Le futur a encore vieilli

"Le ciel au-dessus du port était couleur télé calée sur un émetteur hors-service."

Cette phrase, la première du roman Neuromancien (William Gibson, 1984) fait partie des premières phrases les plus célèbres de la SF (avec celle du Monde Inverti, entre autres). Mais, en retombant dessus, je me suis avisé d'un fait troublant.

Pour les "millenials", les jeunes d'aujourd'hui familiarisés avec les notions de "Matrice" et de réseaux, cette première phrase n'a plus de sens. Autant, pour le lecteur d'époque (moi, par exemple), elle était immédiatement évidente et évoquait une réalité très précise, autant de nos jours, c'est terminé. Les écrans de tv cathodiques se sont raréfiés au point, dans leur énormité, de faire figure de curiosité préhistorique. La TNT, la fibre et l'ADSL ont modifié la nature du signal reçu. Finies, les ondes analogiques donnant cette apparence de neige et de bruit blanc à la moindre perturbation. De nos jours, so…

Il suffira d'1 signe, ou sinon de 400.000

Je viens de passer, sur mon prochain roman, la barre des 100.000 signes. Dit comme ça, cela peut sembler un poil abstrait mais, outre que pour moi, c'est un mode de comptage assez concret (je connais des collègues qui préfèrent compter en mots, mais ce n'est pas mon cas) (pour info, là j'en suis à approximativement 17.000), cela me donne des points d'étape simples à repérer. Au début du processus d'écriture, les chapitres peuvent se regrouper, se scinder ou se démultiplier, et je n'ai pas une vision claire du nombre de chapitres que pourra représenter un bouquin. Alors que, dans ma tête, un nombre de signes se corrèle à une densité d'information et je sais à peu près quelle quantité de texte pourra représenter une histoire et la description de l'univers qui lui sert de cadre. En démarrant Eschatôn, j'ai vite su qu'il me faudrait entre 450 et 500.000 signes pour mener mon projet à bien (je dépasse d'un poil les 515.000, à l'arrivée), et L…

Achevez-moi

Je viens de découvrir qu'il existait un truc pire que de devoir sortir de chez soi à midi par un jour de canicule : devoir sortir de chez soi à midi un jour de canicule, et croiser le camion des poubelles qui revient de sa tournée.

Oh putain la vache. Le truc dont le contenu a gentiment cuit toute la matinée laisse derrière lui sur cinq-cents mètres une odeur pestilentielle, et l'air déjà lourd en devient pire qu'étouffant. Alors on retient son souffle, on n'ouvre les narines que tous les dix pas pour tester le terrain, puis enfin, aaaaaaaah, on inspire une grande goulée d'air toujours trop chaud, mais redevenu vaguement respirable.

Sauf que c'est pile à ce moment-là qu'un deuxième camion poubelle a tourné au coin et m'est passé devant.

Saturday afternoon fever

Alors, samedi 1er juillet après-midi, à partir de 15 heures, je serai en dédicace au Gibert Jeune de la place Saint Michel à Paris. Y aura de L'île de Peter à profusion pour les retardataires qui ne l'auraient pas déjà.

Après, je risque de faire un saut chez Central Comics (à trois encablures de la Cour St Emilion). Ils y font une séance de dédicace autour de Kirby and Me, le gros bouquin hommage au King, dans lequel j'ai signé une petite bafouille. (et dont les bénéfices sont reversés à Hero Initiative).



Les aventuriers du regard

L'autre soir, avant d'aller à Bookeen, j'ai traversé la Seine pour aller faire un tour vers St Mich'. Arrivant sur la célèbre place à la fontaine, je fus pris d'une pulsion irrépressible et assez irrationnelle : je suis passé sous l'arcade, côté VIe arrondissement, celle qui mène après une volée de marches et une venelle à la petite rue Gît-le-Cœur. Pourquoi, me demanderez-vous ? Une envie de petit pèlerinage personnel. J'ai voulu voir ce qu'il était advenu d'un lieu que j'aimais beaucoup, même si je n'y allais pas très souvent* : la librairie Regard Moderne, qui avait fermé il y a quelques temps de cela suite au décès de Jacques Noël, son très discret et très estimable tenancier.

Si le lieux était restés clos depuis lors, et identique à lui-même, je serais allé me recueillir devant la porte en souvenir du bon vieux temps. S'il avait été remplacé par une boutique affreuse de téléphonie, d'e-cigarette, une onglerie ou quoi que ce soit…

Vaccinés contre l'homéophobie ?

Oh, ça faisait longtemps !

Une polémique sur les vaccins ! Et hop, toute une frange de conspis qui remontent à l'attaque en fustigeant le déculotage gouvernemental devant le "big pharma" avec des arguments qui vont du contradictoire au très malsain.

Du coup, on va faire un petit point (et je sens que je vais encore me faire tout plein d'amis) (mais j'en ai marre de voir les réseaux trustés par des gens qui profèrent des contre-vérités avec un aplomb suprême puis inversent la charge de preuve. à terme, ça donne des trucs comme l'élection de l'oncle Donald).

D'avance, désolé pour un article très long, et très polémique. Mais les espèces de jihadistes qui se déchaînent depuis cette annonce m'ont bien énervé.

Alors, revenons sur le fait de la semaine. La nouvelle ministre de la santé a décidé de porter à 11 (contre 3 actuellement), le nombre de vaccinations obligatoires, supprimant la distinction entre "obligatoire" et "recommandé"…

Soirées de l'âge numérique

Curieux événement que ce "book dating" auquel j'ai participé hier soir. Plus qu'une séance de dédicaces (mais j'ai signé une poignée de bouquins amenés par certains membres du public), il s'agissait d'une sorte de speed dating où, pendant dix minutes chacun, je présentais mon boulot aux gens qui s'installaient devant moi et répondais à leurs éventuelles questions. Je sais que ce concept de rencontre express se pratique beaucoup dans plein de contextes : soirée rencontre, recherche d'emploi, etc. Là, il s'agissait de rencontrer des lecteurs, ou de convaincre des gens qui ne me connaissaient pas de devenir mes lecteurs. Je n'étais pas complètement à l'aide au départ avec l'exercice, mais les gens qui sont venus me voir étaient tellement sympathiques qu'en fait, je me suis très vite adapté à la chose. C'était vraiment rigolo. Très sympa. Et les quelques amis venus me soutenir dans l'épreuve (ou venus se repaître de mon dés…

Dernier rappel avant la fin du monde

Déesse 19 bis

J'ai continué à méditer cette histoire d'initiation féminine. La question qui m'avait été posée à Lyon ne portait pas uniquement sur le côté purement mythique, mais également sur les structures narratives associées, telles qu'on peut les employer à notre époque dans des récits de divertissement.

Or, trois exemples viennent à l'esprit pour des voyages féminins : Wendy, Dorothy et Alice, respectivement héroïnes de Peter Pan, du Magicien d'Oz et d'Alice au Pays des Merveilles ainsi que De l'Autre Côté du Miroir. Sans s'étendre (pouf pouf) sur la relecture qu'en donne Alan Moore dans Lost Girls (mais on pourrait), il y a des rapprochements évidents à opérer dans ce domaine.

Trois jeunes filles propulsées dans des environnements oniriques. Et la nature de ces mondes qu'elles visitent lève d'emblée la dichotomie que j'évoquais entre le voyage initiatique masculin (tourné vers l'extérieur et les étrangers) et le voyage initiatique fémin…

Where are we now ?

Nous sommes paraît-il à l'ère de la communication, et l'on constate assez facilement qu'elle se substitue plus qu'à son tour à l'information, voire à la vérité (c'est Kasparov qui disait dernièrement que la propagande moderne ne vise plus à remplacer une vérité par une autre, mais à tellement brouiller les messages que la notion de vérité cesse d'avoir un sens).

Mais c'est dans la signalétique que, curieusement, cette tendance prend un tour grotesque et boursouflé. J'ai, à l'appui de cette affirmation péremptoire, trois exemples probants (et de portée différente à chaque fois) qui m'ont passablement agacé ces jours derniers.

Dans les nouvelles rames de Transilien, celles produites par le canadien Bombardier, il y a des tas d'écrans informatifs. On a entre les portes un affichage clair et limpide des destinations et de l'heure, et c'est bien pratique. Et puis il y a, aux coins, des écrans faisant de la pub et passant des messages.…

Fais tourner le juin

Je suis pas calé en streaming, mais la chaîne Kyreelle, sur Twitch va diffuser ce soir une lecture en live de ma nouvelle Caprae Ovum, sortie dans l'anthologie La Clé d'Argent des Contrées du Rêve, chez Mnémos. C'est ce soir à 21 heures, et pour ceux qui l'auraient loupé, il y a un replay sur la chaîne et probablement une rediff sur Youtube. Je donnerai les liens correspondants quand ça arrivera.

UPDATE : visiblement, c'est retardé à 21h30

EDIT : C'était super ! Merci à tous !

Replay ici (à partir de 36 minutes, à peu près)

et ici :