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Le fils du retour

Je parlais dernièrement de relectures. J'en ai deux sur le feu, là, pour des sorties en septembre. D'abord, celle de L'île de Peter, en vue de la resortie en poche. Ça ne constituera pas un boulot éreintant. Il s'agit surtout de repérer les dernières coquilles éventuelles (et pour ce que j'en sais, c'est un bouquin qui a été plutôt épargné de ce côté-là), les soucis de typo liés au reformatage, des broutilles en somme. La difficulté, c'est surtout de se retenir de remanier des choses. Je suis toujours tenté de revoir des formulations, de préciser des trucs… Là, il ne faut pas, je pense. Du coup, dès lors que je m'y mettrai vraiment, ce sera une affaire de quelques jours au plus.

Non, le gros morceau, c'est la réédition de Mythe & Super-héros. J'y travaille depuis quelques temps, accumulant des notes, mais là, ça y est, je suis à fond dans la réfection du truc. Ça fait quelques années qu'on en parle, et j'appréhendais le moment de m&…
Articles récents

Readers of the lost words

Je me suis laissé entrainer dernièrement dans une conversation déplaisante sur les réseaux sociaux, au cours de laquelle il a fallu que je défende un de mes éditeurs, accusé de laisser des coquilles en pagaille dans les bouquins. La malveillance de l'attaque m'a laissé désemparé, et c'est le genre de piège à con dans lequel je peux tomber si je n'y prends garde (spoiler : je suis tombé dedans, pour le coup).

C'est donc l'occasion de quelques précisions, à propos de mon expérience récente dans ce domaine.

Bref, les coquilles. Dans une masse de texte, un auteur en laisse forcément, à moins d'être une machine. Et quand je vois celles dont je suis capable de consteller ce que j'écris, je n'en suis clairement pas une. Fautes d'accords, lettres ou mots manquants, phrases bancales sont l'ordinaire de mes premiers jets. C'est pourquoi le processus d'édition prévoit des relectures. Et qu'à celles-ci, j'en rajoute de mon côté. Je rel…

Dédicace surprise !

Profitant de leur présence sur Paris, je dédicacerai avec Gervasio et Carlos Aon notre album Howard P. Lovecraft, celui qui écrivait dans les ténèbres.


Il y aura deux dates : Jeudi 6 février à 18 h à la librairie La Dimension Fantastique, 106 rue Lafayette, Paris 10  et Vendredi 7 à 18 h 30 au Nuage Vert, 41 rue Monge, Paris 5.  Venez nombreux, par les Grands Anciens !

Total Rush

Bon, comme tous les ans, mon traditionnel petit compte rendu de festival.


Jeudi :
Paquetage paré, je saute dans le RER et j'attrape mon TGV. Comme souvent, la première partie du voyage est consacrée à lire et écrire, et la deuxième se passe à la voiture bar avec des potes.
Une fois arrivé, je monte à grandes enjambées vers la Bulle New York, espace consacré aux petits éditeurs et où j'ai mes habitudes. Je contourne pour prendre la petite entrée près du théâtre…
Et je tombe sur un cordon de CRS patibulaires mais presque qui bloquent la rue, les rues adjacentes et arrêtent les passants. Il parait que le Cher* Leader doit venir, et il semblerait que trois gorilles en costard blindé ne suffisent pas à assurer sa sécurité. Je dois faire un énorme détour et passer par un endroit où je n'ai pas le droit de passer pour pouvoir accéder au chapiteau, récupérer mon badge et poser mon barda.
Deux heures après, je veux aller m'en griller une devant, on ne me laisse pas sortir. &quo…

Gone to the bulles

Bon, me voilà paré. Le paquetage est prêt, mes billets sont en poche, je file à Angoulème.

L'auteur en route pour le festival (interprétation d'artiste)
Vous pourrez me trouver le matin chez La Cafetière, l'après-midi chez 21g, où seront présents également Gervasio, Carlos Aon et Lara Lee, dessinateurs et coloriste de H.P. Lovecraft, celui qui écrivait dans les ténèbres.

Par ailleurs, je donnerai samedi à 12h30 une conférence sur Warren Ellis. On y causera comics, mauvais esprit, post-humanité et régime café-clope.

Tous à couvert !

Tiens, j'ai ressorti diverses bricoles du dossier Deux Frères à Hollywood à l'occasion d'une interview, et c'est l'occasion de vous montrer un peu de making of.

Cette version de la couve est proche de ce que vous avez pu voir en librairie. Mais on a allégé le décor (je dis on, mais c'est bien sûr Felix Ruiz qui s'est tapé tout le boulot) pour choisir finalement un fond uni :

Mais parmi les six ou sept projets de couve, il y a eu celui-ci, finalement abandonné parce que Mickey bien en vue, c'était la porte ouverte aux emmerdes :

Et un des tous premiers tests, c'était ça. Notez le dessin nettement plus "espagnol", vu que ça tenait lieu aussi de travail sur les chara designs. Et à l'époque, le projet était plus centré sur la relation entre Walt et Ub Iwerks :
 Et sinon, petit jeu. Quel détail de cette planche ai-je demandé à ce qu'ils soit modifié ?

Les dossiers sortent…

Les choses se précisent pour le "Projet Tentacules 2", un roman foutraque qui sortira en mai-juin chez les éditions Leha si le temps se maintient. Je n'en dis pas plus pour l'instant, mais je ne résiste pas à la tentation de vous en infliger un extrait :


Les divers zoologistes consultés n’ont à ce stade pas réussi à se mettre d’accord sur la manière de reconstituer les pièces pour se faire un tableau cohérent de l’animal, ou des animaux, peut-être, dont les morceaux leur ont été envoyés. Certains éléments semblent provenir de crustacés ou d’insectes, mais sont beaucoup trop gros pour correspondre aux espèces répertoriées. D’autres pourraient provenir d’arachnides, mais la chair examinée au microscope présente les caractéristiques de concrétions fongoïdes de type myxomycètes. Sommes-nous en présence d’une forme aboutie et inédite de symbiose ? La controverse porte donc sur la nature unique ou plurielle des créatures. Des restes de membranes, semblant provenir d’ailes, o…

Propulsion à Ellis

Bon, on approche de la fin janvier, et ça signifie Festival de la BD d'Angoulème.

Comme tous les ans, j'y serai, du 30 janvier au 2 février 2020, avec les éditions La Cafetière et 21g, Bulle New York. Ce sont deux stands différents, mais ils seront quasi face à face, donc si vous ne me trouvez pas à l'un, il existe une probabilité non négligeable que je sois à l'autre. Et petite surprise, toute l'équipe de Howard P. Lovecraft, Celui qui écrivait dans les ténèbres sera là ! Donc n'hésitez pas à passer nous voir, on dessinera des tentacules à tout le monde.



Je donnerai également une conférence sur Warren Ellis, une petite retrospective de sa carrière de scénariste, au Conservatoire, samedi 1er février à midi et demie.

Et pour rester dans le thème, je participerai au colloque Les Comics sont-ils entrés dans leur âge post-moderne à la fac de Nancy, les jeudi 5 et vendredi 6 mars 2020, pour y parler de Warren Ellis (et des aspects post-modernes et programmatiques de …

Welcome to the future !!!

Ah, mince, déjà 2020 ?

Vingt ans que je traine mes bottes dans un monde aux dates qui me semblent de la science-fiction. Bien évidemment, à la place, on n'a que de la dystopie et du post-apo, saupoudrés d'un peu de cyberpunk. Zuckerberg et Bezos semblent sortis d'un bouquin de William Gibson ou de John Brunner, Trump d'un vieux comic book, et Macron m'évoque les présidents en plastoc du Simulacres de Philip K. Dick (mais pas celui de L'Oiseau d'Amérique, de Walter Tevis, parce que là, le Président robotique a une conscience).

Toujours pas de voitures volantes, bien sûr, mais c'est pas plus mal, vu que les automobilistes savent toujours pas conduire en 2D, ajouter la verticale dans leur terrain de jeu serait sérieusement chercher la merde. J'ose même pas imaginer les sorties de boite le samedi soir, avec des engins à la Blade Runner.

Par contre, les images d'Australie semblent parfois tirées de Blade Runner 2049. Ça, ça craint vraiment. Betelgeus…

Oh oui, corrige-moi, grand fou…

Bon, je suis sur les corrections des Canaux du Mitan, qui comme vous le savez sans doute (et sinon, faut suivre, un peu) sort en avril chez les Moutons électriques.

Alors, la phase de corrections, sur un roman, c'est un moment très curieux. Que j'appréhende, en général. C'est chose connue que le premier jet d'un bouquin est rarement publiable en l'état, et ça vaut pour moi comme pour à peu près tous les collègues que je connais. Sur Peter et les Coracles, fort de l'expérience accumulée lors de la phase chaotique des relectures d'Eschatôn, je me suis bien gardé d'envoyer le premier jet à l'éditeur, d'ailleurs. Je retravaillais pas mal le manuscrit, en plusieurs phases, avant de le montrer. Relecture, bricolages divers, repérage de choses arrivant à tel ou tel endroit du bouquin, mais qu'il s'agit de préparer un peu dans les pages et les chapitres précédents, etc. Ce que l'éditeur reçoit, en général, c'est au moins une version 1.5…