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Articles

Tous à couvert !

Tiens, j'ai ressorti diverses bricoles du dossier Deux Frères à Hollywood à l'occasion d'une interview, et c'est l'occasion de vous montrer un peu de making of.

Cette version de la couve est proche de ce que vous avez pu voir en librairie. Mais on a allégé le décor (je dis on, mais c'est bien sûr Felix Ruiz qui s'est tapé tout le boulot) pour choisir finalement un fond uni :

Mais parmi les six ou sept projets de couve, il y a eu celui-ci, finalement abandonné parce que Mickey bien en vue, c'était la porte ouverte aux emmerdes :

Et un des tous premiers tests, c'était ça. Notez le dessin nettement plus "espagnol", vu que ça tenait lieu aussi de travail sur les chara designs. Et à l'époque, le projet était plus centré sur la relation entre Walt et Ub Iwerks :
 Et sinon, petit jeu. Quel détail de cette planche ai-je demandé à ce qu'ils soit modifié ?

Articles récents

Les dossiers sortent…

Les choses se précisent pour le "Projet Tentacules 2", un roman foutraque qui sortira en mai-juin chez les éditions Leha si le temps se maintient. Je n'en dis pas plus pour l'instant, mais je ne résiste pas à la tentation de vous en infliger un extrait :


Les divers zoologistes consultés n’ont à ce stade pas réussi à se mettre d’accord sur la manière de reconstituer les pièces pour se faire un tableau cohérent de l’animal, ou des animaux, peut-être, dont les morceaux leur ont été envoyés. Certains éléments semblent provenir de crustacés ou d’insectes, mais sont beaucoup trop gros pour correspondre aux espèces répertoriées. D’autres pourraient provenir d’arachnides, mais la chair examinée au microscope présente les caractéristiques de concrétions fongoïdes de type myxomycètes. Sommes-nous en présence d’une forme aboutie et inédite de symbiose ? La controverse porte donc sur la nature unique ou plurielle des créatures. Des restes de membranes, semblant provenir d’ailes, o…

Propulsion à Ellis

Bon, on approche de la fin janvier, et ça signifie Festival de la BD d'Angoulème.

Comme tous les ans, j'y serai, du 30 janvier au 2 février 2020, avec les éditions La Cafetière et 21g, Bulle New York. Ce sont deux stands différents, mais ils seront quasi face à face, donc si vous ne me trouvez pas à l'un, il existe une probabilité non négligeable que je sois à l'autre. Et petite surprise, toute l'équipe de Howard P. Lovecraft, Celui qui écrivait dans les ténèbres sera là ! Donc n'hésitez pas à passer nous voir, on dessinera des tentacules à tout le monde.



Je donnerai également une conférence sur Warren Ellis, une petite retrospective de sa carrière de scénariste, au Conservatoire, samedi 1er février à midi et demie.

Et pour rester dans le thème, je participerai au colloque Les Comics sont-ils entrés dans leur âge post-moderne à la fac de Nancy, les jeudi 5 et vendredi 6 mars 2020, pour y parler de Warren Ellis (et des aspects post-modernes et programmatiques de …

Welcome to the future !!!

Ah, mince, déjà 2020 ?

Vingt ans que je traine mes bottes dans un monde aux dates qui me semblent de la science-fiction. Bien évidemment, à la place, on n'a que de la dystopie et du post-apo, saupoudrés d'un peu de cyberpunk. Zuckerberg et Bezos semblent sortis d'un bouquin de William Gibson ou de John Brunner, Trump d'un vieux comic book, et Macron m'évoque les présidents en plastoc du Simulacres de Philip K. Dick (mais pas celui de L'Oiseau d'Amérique, de Walter Tevis, parce que là, le Président robotique a une conscience).

Toujours pas de voitures volantes, bien sûr, mais c'est pas plus mal, vu que les automobilistes savent toujours pas conduire en 2D, ajouter la verticale dans leur terrain de jeu serait sérieusement chercher la merde. J'ose même pas imaginer les sorties de boite le samedi soir, avec des engins à la Blade Runner.

Par contre, les images d'Australie semblent parfois tirées de Blade Runner 2049. Ça, ça craint vraiment. Betelgeus…

Oh oui, corrige-moi, grand fou…

Bon, je suis sur les corrections des Canaux du Mitan, qui comme vous le savez sans doute (et sinon, faut suivre, un peu) sort en avril chez les Moutons électriques.

Alors, la phase de corrections, sur un roman, c'est un moment très curieux. Que j'appréhende, en général. C'est chose connue que le premier jet d'un bouquin est rarement publiable en l'état, et ça vaut pour moi comme pour à peu près tous les collègues que je connais. Sur Peter et les Coracles, fort de l'expérience accumulée lors de la phase chaotique des relectures d'Eschatôn, je me suis bien gardé d'envoyer le premier jet à l'éditeur, d'ailleurs. Je retravaillais pas mal le manuscrit, en plusieurs phases, avant de le montrer. Relecture, bricolages divers, repérage de choses arrivant à tel ou tel endroit du bouquin, mais qu'il s'agit de préparer un peu dans les pages et les chapitres précédents, etc. Ce que l'éditeur reçoit, en général, c'est au moins une version 1.5…

La baleine qui cache la forêt

C'est dimanche, alors bon dimanche, et je m'avise que ça faisait un bail que je ne l'étais pas livré à une homélie dominicale en mode vieux moine sur le retour (vous énervez pas, je suis pas certain que la bure m'aille au teint).

Vous connaissez tous l'histoire de Jonas. Le prophète que Dieu envoie à Ninive, et qui vu la réputation des Ninivites, prend un bateau dans l'autre direction, se fait rattraper par une tempête du tonnerre Zeus l'autre barbu céleste, est jeté à la baille par les marins qui ont bien pigé qu'il leur portait la scoumoune, est bouffé par une baleine Pinocchio style puis est recraché sur une plage et finit par obéir. C'est un classique de l'Histoire Sainte.

ce type-là, quoi
 La morale de l'histoire, c'est que, quand Dieu cause, ses prophètes ont intérêt à filer doux.
Mais l'histoire ne s'arrête pas là. Et si la suite est moins spectaculaire, c'est elle qui est intéressante. Il finit par débarquer à Ninive, …

Troisième Mitan

Bon, je suis en pleine phase de retravail sur Les Canaux du Mitan, mon prochain roman qui sort en avril chez les Moutons électriques.

On essaie et on vire des trucs, et du coup, je me suis avisé qu'un bout de texte non retenu pourrait faire un joli teaser. Je le livre donc à vos mirettes…







Dans sa cage trop étroite pour lui, Vautour tourne en rond. Il ne saurait plus dire depuis combien de temps dure sa captivité. Lui qui étendait ses ailes pour recouvrir le ciel, le voici confiné et jeté à terre. Lui qui survolait les terres désertiques et se nourrissait de soleil, le voici prisonnier des eaux. Cela fait si longtemps qu’il passe de cage en cage, au gré des caprices du temps, qu’il en a oublié le nombre. De petites voix lui disent parfois « souviens-toi, Vautour, tu n’es pas là pour rien », mais il essaie de ne pas les écouter. L’oubli lui semble plus miséricordieux que ces souvenirs cuisants. Quand il le peut, il dort. Il rêve à sa grandeur d’antan. Mais toujours, les petites voix …

Spécial origines

Bon, un petit point sur Les Canaux du Mitan, que j'ai envoyé à l'éditeur hier (puis renvoyé ce soir, parce que qui est le boulet qui a oublié d'attacher la pièce jointe ?). Bref. Et j'ai retrouvé pour vous l'origine de ce bouquin, un rêve que j'ai fait en 2006. L'image de ce truc m'est restée, et je l'ai réutilisé dans ma nouvelle Caprae Ovum, chez Mnemos, et ça sert de base au roman que vous pourrez lire en avril. Bon, entretemps, il a fallu que je construise le monde qui allait autour…

illustration : M. Acaride
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C'est triste. On ne fait plus de bateaux-carnavals. J'ai rêvé, cette nuit, que dans un port délabré, je trouvais un vieux bateau-carnaval, à quai depuis des années. Les clowns marins qui avaient navigué sur ce bateau avaient dressé une table sur le pont, entre les attractions et les affiches délavées. Ils commémoraient la fin de leur carrière. La fin de la fête. J'étais là par hasard, je fus invité. Quelques heures durant, le …

De saison

Aujourd'hui, je ne mettrai pas plus à jour ce bloc que dernièrement, mais là c'est parce que je soutiens la grève.