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Articles

Les Canaux du Mitan

Bon, ayé, c'est officiel, mon prochain bouquin pour les Moutons électriques sort en avril prochain. C'est celui dont je vous ai déjà causé ici même en l'appelant "Projet Péniche". On y retrouvera une partie de mes fixettes, mais la forme sera encore différente de ce que j'ai pu faire auparavant. J'attends de pied ferme la couverture de Melchior Ascaride pour pouvoir me régaler les yeux et vous la montrer. Dans l'intervalle, voilà la quatrième de couve :


Une enfance parmi les" freaks" dans les canaux d'un monde différent. Un roman initiatique entre steampunk et Steinbeck.
Le Mitan, vaste plaine couturée de canaux, creusés en des temps immémoriaux, et que les colons parcourent désormais sur de lentes péniches tirée par des chevaux. C'est sur l'une d'entre elles qu'embarque le jeune Gabriel, attiré par son côté exotique : peuplée de phénomènes de foire, elle lui permet d'échapper à un quotidien morose.
Mais à quoi b…
Articles récents

Ô temps suspends ton vol (ou sinon, mets sur avance rapide)

Je reviens sur la table ronde de l'autre soir et sur ce qui s'y est dit.

L'un des sujets en était le temps, comment on le gère dans la narration. C'était intéressant parce que cela nous confrontait à nos méthodes de travail et nos façons de structurer le récit. Jacques Martel avouait son malaise quant à l'ellipse, qu'il tentait d'éliminer en ramassant ses histoires sur des durées courtes. Le temps du récit avec lequel il est le plus à l'aise, c'est une poignée de jours. On a tous ces points aveugles. De mon côté, ce sont certaines formes de tension dans la relation, la mise en scène de certaines émotions. Je n'ai jamais écrit de personnages à la Nellie Oleson ou à la King Joffrey, parce que j'ai toujours peur d'être trop caricatural, et que ma façon de me projeter dans mes personnages ne me permet pas d'aller jusqu'à ces abymes de mesquinerie malveillante, l'écriture devient pour moi alors une souffrance (alors qu'il y a …

Manger du Lyon

Bon, me voici rentré de Lyon, où j'ai participé à une très chouette table ronde avec Karine Gobled et Jacques Martel, suivi d'une interview d'Ellen Kushner (où j'ai fait un peu de traduction à la volée, très peu parce qu'elle parle très bien le français) et d'une conf de Mathieu Rivero.


Je ne crois pas avoir dit trop de conneries, l'ambiance était très agréable, j'ai passé une excellente soirée, merci encore aux organisateurs et à Jérôme Vincent, éditeur d'Actu-SF qui a animé le truc (et qui publie accessoirement A la pointe de l'épée, le roman de cape et d'épée de l'invitée d'honneur) (Je recommande, y a du Alatriste, là-dedans, des complots, de beaux combats, et un univers tout simple. C'est à peine de la fantasy, c'est encore un de ces hybrides entre roman historique et imaginaire pur que je goûte fort et dont j'ai déjà parlé ici).

Bon, ça aurait été parfait si je n'avais pas été réveillé alors que je venais tout j…

Feuilles d'automne

Bon, je suis le nez dans le guidon jusqu'à la fin du mois. Outre une très grosse traduction, je dois boucler un bouquin qui sortira au printemps prochain, une espèce de roman à clés / recueil de nouvelles en mode fix-up dans un univers lovecraftien mais pas que (c'est mon "Projet Tentacules 2" dont je causais dernièrement. le "projet Péniche" avance, mais je ne le bouclerai que vers Noël, tel que c'est parti).




En attendant, un petit extrait :

De nos jours, la Frontière a disparu, balayée par la marche conjointe de l’histoire et du progrès. Cette ligne mouvante, qui structurait du temps de nos pères tout l’imaginaire de la Conquête de l’Ouest, marquait la limite entre les territoires civilisés et des régions sans lois, celles où sévissaient les frères Dalton ou Liberty Valance. Sur la Frontière fleurissaient comptoirs commerciaux, villes de mineurs exploitant des filons parfois vite taris, et troupeaux de bestiaux laissés à paître sur des étendues enco…

Le Niko près de chez vous

Bon, il est temps que je refasse un petit point dédicaces, conférences, etc…

Ce dimanche, le 29, je dédicace de 15 à 18 h à la Brasserie le Métro, Place Maubert à Paris dans le cadre du Parcours BD. Avec Alex Varenne, Maxenge Granger, Ondine Lauriot et l'ami Marwan Kahil. (note, je suis indiqué comme dédicaçant aussi le samedi après-midi, mais j'ai été obligé de me désister, désolé)
Vendredi 11 octobre à 19h, je participerai à une table ronde à Lyon (25 rue Chazière, dans le 4e arrondissement) dans le cadre des Masterclass de l'Imaginaire, sur le thème "Écriture du temps : anticipation, uchronie, fin du monde" avec Karine Gobled, et Jacques Martel. J'y interviens en temps que spécialiste en apocalypses, ce que j'envisage de mettre sur ma carte de visite parce que ça en jette. (inscriptions ici)
Le samedi 18 octobre, je devrais en toute logique participer au deuxième Imagibière, organisé par la Brasserie de l'Être, rue Duvergier, Paris 18. Des tas d…

Guns and proses

Pour un petit salon local qui se tient bientôt (péniche Story Boat, Port St Nicolas de Conflans Ste Honorine, le 22, si vous voulez tout savoir), je me suis mis en tête de réimprimer un petit livret que j'ai réalisé il y a une dizaine d'années, contenant des histoires écrites il y a vingt ans et dessinées par mon vieux complice Jean-Marc Lainé. C'est toujours marrant de se replonger dans ces machins. C'était l'époque où on voulait un peu être Frank Miller à la place de Frank Miller. On essayait des trucs. Et mine de rien, y avait une petite ambiance, y avait des effets de narration plutôt chouettes. Bon, je regrette un peu l'effet "girl in fridge" dans La Chasse, le deuxième récit, mais il avait été conçu pour une anthologie au départ, et on m'avait demandé un truc à la Seven. Je n'avais d'ailleurs pas vu Seven, à l'époque, et du coup je me le suis auto-spoilé tout seul comme un grand en le pastichant sans connaître. C'est con, he…

Métro-dodo

Ah, encore un rêve où je passe un temps infernal dans les transports.

Là, je devais me trimballer un vélo dans le métro. Ce qui n'a guère de sens, puisque si j'ai un vélo, c'est pour m'en servir, je ne vois pas trop de configurations où je descendrais dans le métro avec une bicyclette sous le bras. Bref.

Et donc, je me transbahutait dans des stations tentaculaires, aux escalators planqués dans des recoins, aux ascenseurs exigus, aux escaliers et aux couloirs interminables, trainant toujours la petite reine.

Enfin, je parviens à monter dans une rame, tout à l'avant. C'est une de ces rames automatiques, sans chauffeur, qui permettent de voir devant défiler les rails et les tunnels. Le métro démarre, s'enfonce dans le tunnel, puis émerge à l'air libre. Et là, surprise : pour étendre la ligne sans creuser de nouveau tunnel, les rails passent sur la Seine. Ils sont à demi immergés, soutenus Dieu sait comment, et le métro roule dessus. Je me souviens distinct…

1500 !

Ceci est le 1500e article sur ce blog. En une petite dizaine d'années (il a débuté en octobre 2009). Mais l'histoire de la Warzone remonte à beaucoup plus loin.

En fait, elle commence en décembre 1992, ça fait donc un sacré bail. L'équipe du fanzine Direct Importation, consacré aux comics, vient de rebooter la revue, sous le titre Heroes. Ayant participé à la toute fin de DI, je me retrouve à écrire dans Heroes. Au moment où Marvel annonce, dans sa ligne 2099, la nouvelle série signée Stan Lee, un événement. Les visuels de cette série, Ravage 2099, me font bondir : ils pillent allègrement, mais de façon pataude, mon comic book préféré, Grimjack (voir au sujet de GJ l'interview de Tim Truman, ainsi que les papiers qu'y a consacré Artemus Dada, notamment ici et ici), qui vient de s'arrêter l'année précédente. Je propose de me fendre d'un coup de gueule, et on me file donc une rubrique régulière consacrée à mes vitupérations. Son titre, vous l'aurez d…

Uchronies Express

Je me retrouve à filer des idées à un cinéaste amateur qui bricole une uchronie dans son coin. C'est hyper amusant à faire et son truc va être super rigolo. Ce que j'en ai vu m'épate et m'éclate.

Il y a fatalement des idées non retenues, mais dont il serait dommage, je crois, qu'elles restent sous le boisseau. En voilà une, par exemple :

"En Allemagne, un politicien écrit du fond de sa prison un ouvrage expliquant l'importance de la surveillance émotionnelle de masse : Mein Voight-Kampff. Ses théories sont mises en œuvre 70 ans plus tard par le jeune Mark Zuckerberg."

Hop

Je ne sais pas si vous avez vu les essais du StarHopper de Space X. Ce machin est tout moche, n'a l'air de rien, et n'a pas volé bien loin, mais ce n'est qu'un démonstrateur technologique, un outil pour tester les moteurs et leur guidage.

L'intéressant, c'est ce qui est censé venir après, le StarShip annoncé par Elon Musk et sa bande. Et là, c'est une très grosse fusée, faite de tout un tas d'éléments réutilisable. Et là où ça m'amuse, c'est que dans mon bouquin Cosmonautes (dont j'ai filé des extraits ici même le mois dernier) j'actais la mort de ce que j'appelais "le dard chromé", la fusée à papa (voire à grand-papa) qu'on voyait dans la vieille SF des origines et dont l'avatar le plus iconique, quoique pas chromé, est la fusée de Tintin.

La complexité du vol spatial, l'absence d'un quelconque besoin d'aérodynamisme dès qu'on a quitté l'atmosphère et l'obligation de passer par des étage…