Accéder au contenu principal

Chasse au gaspi


C'est dingue la quantité de messages dont on est bombardés sans arrêt, genre 5 fruits et légumes par jour, les affiches pour expliquer que le tabac c'est caca, pour expliquer comment se laver les mains dans des lieux publics pour cause de grippe (personne ne les a encore détachées), et caetera, et caetera, et tout le quanti.

En plus, c'est que ça coûte du pognon, ces conneries. Et le nôtre, en plus. Mais si les gens continuent à en faire, c'est que ça doit servir à quelque chose (en plus de remplir les caisses de ces agences de comm' à créatifs au nez blanchâtre). Tenez, quand on voit une affiche aussi bien que celle que je reproduis ci-dessus, on se dit que depuis le temps, il ne doit plus y avoir un alcoolique dans toute la Russie.

Commentaires

artemus dada a dit…
Je crois que tu fais fausse route matelot des vastes pampas.

Cet homme ne refuse pas de boire, il refuse le verre. Car en Russie, le vrai Russe mon lapin ne boit qu'à la bouteille.

Au demeurant "het" veut dire bouteille, ici souligné par un formidable et tonitruant ! de toute beauté, faut-il le rappeler.

Non d'un petit Fulchibar en culotte de velours !
Alex Nikolavitch a dit…
heureusement que la formidable érudition d'Artémus vole à notre secours en menant grand train d'enfer !
Mathieu Doublet a dit…
Que nenni, "HET", veut tout simplement dire "Hep-là, Et Toi ?" soulignant toute la politesse du peuple russe.

(J'adore cette affiche comprise dans un lot sur la propagande communiste.)
fabien a dit…
J'entendais un gars parlant de la Russie il y a peu. Et ben figurez-vous qu'il expliquait que l'eau courante n'est pas potable partout et que l'eau en bouteille coûte plus cher que l'alcool. Mais le Sergent peut peut-être confirmer ou infirmer cette info…
Odrade a dit…
Wah il est bôôô !

Par contre, on voit bien qu'on n'est pas aux US : les effets de perspective ne seraient pas du tout les mêmes !


O.
Mathieu Doublet a dit…
C'est vrai qu'il est assez déconseillé de boire l'eau du robinet. En fait, ils distribuent bien de l'eau potable mais le temps que ça passe dans les tuyaux de la ville qui n'ont apparemment pas été renouvelés régulièrement, t'as plein de saloperies dans l'eau.

Pour l'eau en bouteille, non, ça ne coûte pas plus cher que l'alcool mais c'est plus cher que la bière effectivement. Tu as les eaux Pepsi/Coca et après beaucoup d'eau gazeuse. Les marchands d'eau plate en profitent en ayant mis un service de livraison à domicile et de bouteilles 23l qui sont moins cher que le litre et demi que tu achètes en grande surface.

Bon le plus important, c'est que la bière n'est pas chère: moins d'un euro pour un demi-litre. :)
Mathieu Doublet a dit…
Bon je modère mon propos: à volume égal, l'eau est moins chère que la bière ... :)
fabien a dit…
Et la bière russe, ça donne quoi ???
Anonyme a dit…
Je suppose qu'Artemus rigole (et franchement c'est pas mal t'as de limagination^^). En fait "HET!" comme vous le voyez à l'écran cela veut dire Non en Russe (en même temps beaucoup d'entre vous doivent s'en douter. Cette affiche montre bien la tendance à l'époque du régime qui tendait à déconseiller l'abus d'alcool au travailleur modèle, au même titre qu'aujourd'ui. Cependant pour avoir vécu 2 ans en Russie, avoir appris la langue et fréquenté quelques russes je peux vous assurer qu'ils ne se privent pas de boire, et pas qu'un peu. Le dimanche matin il n'était pas rare de croiser un russe à demi-mort-ivre étalé sur un banc. Si la Vodka peut se boire à la bouteille (vécu^^), la façon privilégiée en boite c'est de boire beaucoup de petits verres, ou "shots" comme vous préfèrez.

Je confirme ce qui a été dit sur l'eau, elle est imbuvable au robinet. Le goût est immonde et elle est remplie de plomb. En boire peut rapidement vous conduire à l'hopital. Et pour ce qui est de la bière russe, elle n'est pas mauvaise, mais les Russes préfèrent en importer de l'extérieur.

En espérant avoir été utile, camarades ^__^
Anonyme a dit…
Merci pour l'affiche en tout cas je la cherchais desespérement pour un exposé et j'avais la flemme d'aller sur google.ru
Alex Nikolavitch a dit…
Artemus est toujours très sérieux. Même quand il rigole.

Mais sinon, ravi d'avoir pu être utile à quelque chose !

Posts les plus consultés de ce blog

L'Empereur-Dieu de Dune saga l'autre

Hop, suite et fin des redifs à propos de Dune. Si jamais je me fends d'un "les hérétiques", ce sera de l'inédit. Le précédent épisode de notre grande série sur la série de Frank Herbert avait évoqué l'aspect manipulatoire de la narration dans  Dune , cette façon d'arriver à créer dans l'esprit du lecteur des motifs qui ne sont pas dans le texte initial. La manipulation est patente dans le domaine du mysticisme. Demandez à dix lecteurs de  Dune  si  Dune  est une série mystique, au moins neuf vous répondront "oui" sans ambage, considérant que ça va de soi. Il y a même des bonnes sœurs. C'est à s'y tromper, forcément. Et, un fois encore, le vieil Herbert (on oubliera charitablement le jeune Herbert et son sbire Kevin J. en personne) les aura roulés dans la farine. Dune  est une série dont l'aspect mystique est une illusion habile, un savant effet de manche. Certains personnages de la série sont mystiques. Certaines...

Qu'ils sont vilains !

En théorie de la narration existe un concept important qui est celui d'antagoniste. L'antagoniste est un des moteurs essentiels de l'histoire, il est à la fois le mur qui bloque le héros dans sa progression, et l'aiguillon qui l'oblige à avancer. L'antagoniste peut être externe, c'est l'adversaire, le cas le plus évident, mais il peut aussi être interne : c'est le manque de confiance en lui-même de Dumbo qui est son pire ennemi, et pas forcément les moqueurs du cirque, et le plus grand ennemi de Tony Stark, tous les lecteurs de comics le savent, ce n'est pas le Mandarin, c'est lui même. Après, l'ennemi est à la fois un ennemi extérieur et intérieur tout en même temps, mais ça c'est l'histoire de Superior Spider-man et c'est de la triche.  Tout est une question de ne pas miser sur le mauvais cheval Mais revoyons l'action au ralenti. L'antagoniste a toujours existé, dans tous les récits du monde. Comme le s...

Paradoxe de Langevin et décalage dans l'espace-temps

Alors, me fiant à ce qu'annonçait mon éditeur (je sais ce que vous allez dire : me fier à un éditeur, fallait vraiment que je sois con. mais je suis comme ça, moi, pétri d'une innocence confiante qui fait tout mon charme. et mon infortune avec), j'avais annoncé la sortie de Cosmonautes ! le 4 septembre. Et visiblement, y dû y avoir confusion avec la station de métro, parce qu'en fait, c'est le 19, vérification faite. Donc, Cosmonautes ! ce sera dans les bacs dans un peu moins de deux semaines. Désolé pour le contretemps. Et Saint Louis , ce sera le 13 novembre, au fait. Là aussi, on décale. C'est comme ça. Si néanmoins vous ne voulez pas attendre, parce que l'impatience vous gagne à l'idée de tenir entre vos mains tremblantes mon nouvel opuscule, vous pourrez le trouver en avant première mondiale aux Caves Alliées, 44 rue Grégoire de Tours à Paris, le vendredi 12 septembre. Il y aura aussi Nicolas Nova, pour Futurs ? et Laurent Whale, pour ...

Beware the blob

La perversion alimentaire prend parfois des allures d'apostolat suicidaire. Que ce soit en termes de picole ou de bouffe, il m'arrive de taper dans le bizarre et de tenter des expériences qui tétaniseraient d'effroi une créature lovecraftienne. Comme on a les amis qu'on mérite, et que j'ai dû commettre des ignominies sans nom dans une vie antérieure, certain de mes amis, camarades et autres proches ont aussi leur bouffées culinaro-délirantes. C'est ainsi que certain libraire sévissant dans une grande enseigne vendant de la culture neuve et d'occasion dans le quartier étudiant de Paris m'a initié à toutes sortes de pickles qui arrachent la gueule et à des boissons polonaises que même les Polonaises évitent de prendre au petit déjeuner. C'est aussi ce douteux personnage (ou un ami commun exilé, je ne sais plus, il y a des traumas que l'esprit humain tente miséricordieusement de brouiller) qui m'avait fait découvrir la pâte à tartiner au spe...

Nestor Ivanovitch Makhno

" Quand il se développe, l'anarchisme ne reconnaît aucune limite. " (Nestor Makhno, 1888-1934) Dans la mythologie gauchiste, Makhno, homme d'action bien plus que théoricien, tient une place à part. D'aucuns aiment à le réduire à un simple "chef des anarchistes", expression paradoxale pourtant non dénuée de vérité, mais le personnage est, comme souvent dans ce genre de cas, plus complexe. Il faut déjà savoir que la "république" libertaire mise en place par Makhno et ses compagnons couvrait l'Est de l'Ukraine, un territoire peuplé de près de 7 millions d'habitants, qui vécurent donc pendant quelque temps sous ce que l'on appellera, faute de mieux, un régime anarchiste. Le mode de fonctionnement de cet état sans état semble avoir été viable, et ce sont des forces extérieures (principalement l'Armée Rouge commandée à l'époque par Trotski) qui en ont précipité la chute. Il faut dire que le communisme libertaire des makhnovist...

Riri, Fifi, Loulou et leurs cousins lointains

Je ne suis pas du tout le premier à faire le rapprochement, mais dans les histoires des personnages Disney comme dans la geste arthurienne, il n'y a pas vraiment de paternité. Les personnages y sont toujours les neveux les uns des autres. Quand il y a paternité, le père n'est jamais montré. Perceval a bien eu un père, mais il est mort bien avant le début de ses aventures. Pareil pour Arthur, on connaît l'histoire d'Uther, mais le gamin n'a jamais connu papa. Chez les canards, c'est pareil : Picsou est l'oncle de Donald, lui-même l'oncle de Riri, Fifi et Loulou. Les parents de cette joyeuse bande, on ne les voit jamais, ou ils ne sont évoqués qu'en passant. Ce motif curieux est ancien : chez certains peuples africains, c'est bien l'oncle maternel qui détient l'autorité sur les garçons et qui les éduque. Dans le monde arthurien, notamment dans le cycle de Chrétien de Troyes, Gauvain et d'autres sont les neveux d'Arthur, mais l...

Zéros sociaux

Ça fait déjà quelques temps que je reçois au moins une fois par semaine un mail m'avertissant que telle ou telle personne de mon entourage veut m'inviter sur un service internet que, par commodité et pour ne pas le nommer, j'appellerai Fesse-de-Bouc. Bien entendu, pour ne serait-ce que voir le profil de la personne invitante, il faut se connecter au site, et pour ça, créer un compte. Donc impossible de savoir à quoi on s'inscrit exactement sans s'inscrire. C'est quand même redoutablement vicieux, comme système. Alors d'accord, vous allez me dire que, gagna, Fesse-de-Bouc, c'est gratuit, blabla, que ça n'engage à rien, tralala, etc...) Mais avant de mettre mon nom et mes coordonnées dans un truc (et rappelons que, de nos jours, un nom et des coordonnées, ça vaut de l'argent, c'est pour ça que tous les formulaires d'inscription sur internet sont censés être munis d'une case interdisant de monnayer les informations de ce type), j'aim...

Chronique des années de cagnard, livre 2

J'ai de la chance dans le malheur : les grands arbres du quai limitent un peu le carnage. Tant que le trottoir et les façades sont dans leur ombre, ça génère un poil de fraîcheur. Mais à partir de 15-16 heures, le soleil tourne et paf, le trottoir et les façades s'échauffent. Et la pierre d'Oise dont sont faits la plupart des bâtiments du coin absorbe bien, et rend pendant des heures ensuite.   Mais le pire, c'est quand on doit sortir de la zone des arbres. La petite place du marché, plus loin, a été refaite il y a quelques années. Le vilain goudron a cédé la place à de jolis pavés de granit. Le problème, c'est de ce temps-là, chacun d'entre eux se transforme en une mini porte de l'enfer. Ils brillent, renvoient chaleur et radiations, de quoi roussir les poils de mollets. Même l'eau qui peut tomber dessus, lorsque les brumisateurs de la place s'active, lorsque le temps orageux lâche quelques gouttes, lorsqu'un cafetier ou un poissonnier passe un ...

Bas de chausses

Ça commence à peler grave. J'envisage très sérieusement de remettre des chaussettes quand je suis chez moi (c'est intéressant, hein ?). Et d'un coup, je repense au vieil Albert. Einstein. Vous savez, le moustachu tellement obsédé qu'il voyait des courbes partout. Einstein a dit : "du jour où j'ai compris que les chaussettes ne servaient à rien, j'ai totalement cessé d'en mettre". Et là, pourrait-on dire, c'est le drame. Parce qu'en effet, Einstein ne portait pas de chaussettes, même quand il donnait des cours à Princeton. Un personnage du roman Au dessous du volcan pourrait dire "que hombre" en le voyant, quoi. Le gros problème, ce n'est pas la présence ou l'absence de chaussettes aux pieds, en ce qui me concerne, mais le fait que du coup, au lieu de mettre des chaussures, il portait de ces infâmes sandales de cuir façon Birkenstock. Alors vous pourriez me dire (à bon droit) ça pourrait être pire, il aurait pu p...

Là tu me vois, là tu me vois plus

 En zappant devant la télé l'autre soir, je suis retombé sur un bout d' Insaisissables ( Now you see me ), un film de prestidigitateurs qui profitent de leurs talents pour monter des braquages audacieux au nez et à la barbe des autorités. Je l'avais vu à l'époque, ainsi que sa suite, et j'avais pas détesté le premier, tout en émettant quelques réserves. Le deuxième, par contre, je l'avais trouvé raté à mort, parce qu'il amplifiait les défauts du premier. C'est en rédigeant cette note que j'ai découvert l'existence d'un troisième épisode, je savais même pas.  Le film est de notre Louis Leterrier national, dont j'ai pas vu tant de trucs que ça. Il a fait des trucs que je trouve plutôt cool et des machins que je trouve insauvables, et puis des trucs que je n'irais même pas toucher avec un bâton (genre un Fast and Furious , mais on y reviendra). Ceci dit, ça me semble être un bon faiseur, genre efficace. Les trucs de prestidigitateurs, à...