mardi 29 janvier 2013

Explications techniques

Tiens, en prévision de ma conférence de samedi, j'ai prévu quelques petits schémas explicatifs. Genre ça :





Ça fait un peu présentation powerpoint* à la Cogip, mais pour les malheureux qui viendrez entendre ma péroraison, vous verrez que ça clarifiera bien des choses.Et pour ceux qui n'auraient pas tout suivi, la péroraison en question aura lieu samedi à midi, l'auditorium du Conservatoire Gabriel Fauré. Et à Angoulème, bien sûr. Dans le cadre du festival de la BD. D'ailleurs, mon sujet sera "la fin du monde dans la BD", on peut pas faire plus simple a priori. Ben vous verrez, c'est plus compliqué que ça en a l'air.




*Et on est bien d'accord, la présentation powerpoint est un signe avant-coureur de l'Apocalypse. C'est pourquoi, dans un subtil effet sémiotique, j'en ai emprunté ici le style.

lundi 28 janvier 2013

Demandez le programme !


Donc, festival d'Angoulème en fin de semaine.

Le vendredi 1er février, je participe à un débat sur les 50 ans de Spider-man, avec Jean-Marc Lainé et Xavier Lancel à 11h30, aux dernières nouvelles dans l'auditorium du Conservatoire Gabriel Fauré.


Le samedi 2, je donne une conférence sur la fin du monde en BD, à midi au même endroit.

Et sinon, je serai en dédicaces au stand La Cafetière/Motif et au stand Stripologie.com (qui aura Mythe & Super-Héros en stock).

samedi 26 janvier 2013

Anál nathrach, urth’vháis’s bephad, dochél déndhè

La citation du jour est de John Boorman :

"Au début des années 70, United Artists m'avait commandé une adaptation duSeigneur des anneaux, de Tolkien. J'ai planché sur le scénario pendant près d'un an avec un collaborateur. C'était un projet très coûteux à l'époque car les effets spéciaux étaient encore rudimentaires et il fallait investir des sommes folles dans les décors. United Artists était alors au bord de la faillite et leur situation financière ne leur a pas permis de mener à bien ce projet. Je pense que c'était finalement une bonne chose. Car si j'avais fait ce film, contraint et forcé de bricoler avec les moyens du bord, la trilogie de Peter Jackson n'aurait peut-être pas vu le jour. Peter Jackson a une grosse dette envers moi."

Et on se dit que s'il avait fait le Seigneur des Anneaux, il n'aurait pas fait Excalibur, surtout. Et ça aurait quand même été une sacrée perte. Mais bon... Nicol Williamson en Gandalf et Helen Mirren en Galadriel... Hum... **frout frout** (bruit du Niko qui se caresse la barbe d'un air pensif)

jeudi 24 janvier 2013

Quoi, post modernisme ? T'as encore oublié de prendre tes pilules, mémé !

Nos boites aux lettres sont inondées de prospectus et de catalogues divers. Ça va du flyer du pizza-yo-l'aut' du coin aux bonnes affaires d'agences immobilière, en passant par les inévitables catalogues à destinations des mamies trop esquintées pour sortir de chez elles. Ceux-là, je les feuillette toujours avant de les mettre à la corbeille. Je les adore. Ils sont bourrés d'idées. Attention, hein, j'ai pas dit de bonnes idées. Mais d'idées quand même.

Entre deux pages de tabliers et de robes/blouses ringardes que les mamies de maintenant ne mettent plus depuis trente ans, même pour éplucher les légumes, il y a quand même de grandes conquêtes de l'esprit humain. L'hyper-spécialisation des ustensiles de cuisine présentés dans ces catalogues m'épate à chaque coup. Du presse-tomates à la petite boite qui permet de garder plus longtemps un demi citron, du chapeau pour tasse qui permet à la fois de garder la tisane au chaud et de retirer le sachet sans se brûler, du moule à blinis au cercle à tartelettes réglables, on a à chaque fois l'impression de visiter l'expo du concours Lépine, on imagine l'inventeur un peu reclus et un peu lunaire qui a pour vocation de libérer l'humanité non pas des grands fléaux, mais des minuscules tracas. Et donc, un appareil pour couper la mozzarella sans se mouiller les doigts, un sac isotherme qui permet de garder le champ au frais le temps d'arriver chez les amis sans avoir pour autant l'air de sortir de chez Picard, et qui est donc classe, élégant, maquillé en paquet de Carte Noire, une boite genre tupperware à compartiments, mais à compartiments modulables pour permettre de varier la taille des portions en fonction de la taille des restes, l'ouvre bocal électrique,  le spray à jus de citron (existe aussi pour l'huile et le vinaigre), la boite à faire cuire les frites au micro-onde, la raclette spéciale à nettoyer les bords des fenêtres, la boite à camembert dont la languette permet d'éviter qu'il coule en s'adaptant à la découpe (existe aussi pour le reblochon), la paire de ciseaux avec mètre ruban incorporé, la doudoune pour chien, le coupe-ongles avec réservoir, l'épile-oreilles, le bandeau de maquillage (pour ne pas déborder), le sac porte buches, l'adaptateur qui transforme une ampoule à vis en ampoule à baïonnette (et inversement ? je ne sais pas), la soupe aux choux minceur en poudre, la couronne d'extension pour four cyclonique (j'avoue mon inculture, j'ignore totalement ce qu'est un four cyclonique), la passoire à fondue, pour récupérer les bouts perdus... Tout un inventaire à la Prévert, un modernisme à la Vian, c'est d'une poésie folle, j'adore.

Et puis, à côté de ces objets inutiles 99% du temps, mais indispensables quand on se trouve pile dans la situation qu'ils sont censé corriger (et il le fond souvent de façon assez astucieuse, quoique révélatrice d'une certaine maniaquerie), il y a les objets censés être un peu amusants, un peu jolis, bien pour lancer la conversation, et qui sont juste un poil à côté de la plaque. Genre la boule à thé geisha, qui convoque des associations d'idées à mon avis pas prévues par son concepteur. La salière électrique qui brille dans le noir me fait des nœuds au cerveau : En cas de panne de courant, ma préoccupation première n'est généralement pas de saler mon assiette. Divers portes-bouteilles décorés rivalisent dans le mauvais goût. Il y a les calendriers bonheur, les calendriers humoristiques, le pécul humoristique. Le porte brosse à chiotte en forme de chiotte est d'une classe folle. Le bain moussant à paillettes aussi. Il y a toutes sortes de bazars en forme de chat. Et là, c'est un peu plus triste, quand même. Ça rappelle les vacances à la campagne, les arrières grand-tantes se plaignant de leurs rhumatismes et évoquant le souvenir de leur troisième chien, celui qui n'avait pas passé l'hiver 51 alors qu'il avait survécu aux Allemands et aux topinambours, ces baraques pas assez ventilées qui sentent l'eau de Cologne, la poussière et le renfermé. Ça ressuscite un monde que l'on croyait disparu. Et d'un coup, on éprouve un frisson étrange, on s'imagine quarante ans dans l'avenir, la couverture sur les genoux, dodelinant du rocking-chair en écoutant le tic-tac de la comtoise et en se rappelant le bon vieux temps où Derrick passait tous les jours et les arrière-petits enfants tous les ans.

En fait, ouais. Je devrais le mettre au panier direct aussi, ce foutu catalogue.





PS : je vous jure devant Dieu, allez vérifier vous-même si vous ne me croyez pas, mais je n'ai inventé aucun des objets qui précèdent, et qui sont vendus par correspondance à un tarif somme toute assez modique.

mercredi 23 janvier 2013

Il n'y a pas d'heure pour les braves

Alors je viens d'apprendre que les prochains Jeux Olympiques d'Hiver auront lieu en Russie. Je l'ignorais totalement, entre autres pour la raison toute simple que je m'en battais quand même copieusement le fondement. Mais là où ça vient d'attirer mon attention, c'est que le CIO, organisation organisatrice des Jeux, dont j'ai déjà brocardé ici-même les dérives mercantilo-totalitaires, fait pression sur la Russie pour changer la loi dans un sens qui l'arrange.

Dans le cas présent, ce n'est même pas pour changer la loi sur la propriété intellectuelle (la notion étant de toute façon assez floue en Russie), mais pour demander le rétablissement... De l'heure d'hiver.

Ce n'est pas du tout pour limiter le problème de jet-lag des athlètes, en plus.

C'est juste parce que ces braves messieurs du CIO ont calculé qu'avec la Russie à l'heure d'hiver pendant les Jeux, les horaires des épreuves, et donc de leur diffusion télé, tombaient mieux dans un certain nombre de pays. Et donc que ça permettait de négocier les droits de diffusion et les contrats publicitaires nettement plus cher.

Je crois que ça se passe même de commentaire, là.

C'est pas en Amérique du Sud qu'ils s'étaient réfugiés, en fait

mardi 22 janvier 2013

KaaaaaméhaméHAAAAAAAAAA !

La Toei a mis en ligne un petit module rigolo pour faire des trucs avec la typo de Dragon Ball Z.

C'est couillon, mais c'est le genre de trucs qui me font rire :


Bon, prendre un air de concentration intense comme si je combattais une crise aigue de constipation ne me fait pas pousser les cheveux pour autant. Flûte. Encore raté.

lundi 21 janvier 2013

Mais où sont les neiges d'antan

Ça me fait marrer : à chaque fois, c'est le même cirque dès qu'il neige. On nous présente ça comme une catastrophe nationale parce que trois avions sont déroutés le temps de dégeler les pistes, un train bloqué sur la voie, et que les premiers bus ne roulent pas le temps de saler les axes principaux. Et même quand les bus roulent, les petits malins prennent prétexte de la neige pour ne pas aller en cours ou au boulot.

Et à chaque fois, chaque année, c'est le même chantier. Ce n'est pas, pourtant, comme si la météo ne prévenait pas plusieurs jours à l'avance. Ce n'est pas, non plus, comme si nos contemporains n'avaient jamais vu la neige. Mais non, d'une année sur l'autre, on oublie, ou on se dit qu'on passera au travers des flocons, et puis quand ça arrive quand même, on fait ce qu'on fait de mieux : on râle. Sans rien faire pour arranger les choses cette fois-ci ni les suivantes.

Alors, dehors, on voit les automobilistes rouler au pas parce que la route est couverte d'un centimètre de neige. Et c'est fort satisfaisant, sur les axes où ils se croient généralement tout permis et éclatent systématiquement la limite de vitesse, en temps normal. Et puis derrière, il y a les pisse-froid qui klaxonnent, parce que bon, klaxonner, on se dit que ça permettra de se passer les nerfs en asticotant les nerfs de tout le voisinage. On voit les petites nanas qui, le matin, voyant que ça arrêtait de neiger, sont sorties habillés en mi-saison, et puis qui du coup, font la gueule et grelottent quand ça se remet à tomber, et laissent une piste rigolote dans la poudreuse, quelques traces d'escarpins à talon au milieu de toutes les cannelures dues aux grosses semelles antidérapantes.

Et on gueule à propos de la mairie qui ne fait pas déneiger toutes les rues, et des voisins qui ne déneigent pas tout leur bout de trottoir, mais ces bonnes âmes qui gueulent, les voit-on sortir la pelle pour mettre la main à la pâte ? Ou acheter un petit sac de sable ou de sel à garder dans un coin, juste au cas où ? Ou décider de remiser la voiture pour justement couper par les rues non déneigées, à pied, ce qui leur prendra peut-être même moins de temps pour faire les petits trajets  ?

Et puis ils gueulent que la neige en ville, c'est tout de suite crade, c'est tout de suite moche, c'est tout de suite la bouillasse. Mais c'est tout de suite crade parce que vous essayez de rouler dessus en bagnole, bande de cons ! La neige, ça ne s'apprécie qu'à pied. Mais vu le pourcentage de nos contemporains qui sortent la bagnole dès que le trajet dépasse 500 mètres, forcément, c'est pas facile à piger comme notion.

Personnellement, je coupe à pied par les petites rues, voire je fais un détour exprès par les petites rues. J'adore le bruit de la neige fraîche quand je marche dessus, et la façon dont elle modifie l'espace sonore, affûtant certains sons et en atténuant d'autres. Et puis la neige fait ressortir toute l'imbécilité crasse des gens, leur incompétence face aux phénomène les plus récurrents et les plus banals. Ça les fait un peu vaciller de ces piédestaux intimes qu'ils se bâtissent à eux-mêmes, quand des gens beaucoup moins ramenards vivent dans des coins où il tombe un mètre et ne s'en formalisent pas, et vivent avec, et s'adaptent. La neige est un formidable révélateur des caractères. Rien que pour ça, je l'adore. Moi qui sort somme toute assez peu, quand il neige, je sors plus.

vendredi 18 janvier 2013

Organisation au micropoil près

Alors c'est bientôt Angoulème. Le 40ème festival et tout et tout. Et bien évidemment, j'y serai en dédicaces et en conférence. Et bien entendu, dans mon agenda, parce que maintenant j'en tiens un, d'agenda (c'est assez récent, d'ailleurs, mais à force de me planter dans mes rendez-vous et mes deadlines de boulot, je me suis aperçu que l'âge et le surmenage venant, pas forcément dans cet ordre d'ailleurs, je me mélange de plus en plus dans mes dates), j'avais noté la mauvaise semaine pour le festival. J'aurais eu l'air malin en me pointant une semaine en avance, tiens. Bref.

J'ai besoin d'urgence, je crois d'une remise à jour des neurones, d'une :

Honni soit qui Mali pense.

Donc, conférences et débats.

Le vendredi, ce sera un débat sur les 50 ans de Spider-man, avec Jean-Marc Lainé et Xavier Lancel. Comme je suis assez nul en Spider-Man, je les laisserai causer et je compterai les points en balançant ponctuellement quand même une considération vaseuse. C'est normalement à 11h30, aux dernières nouvelles (le site du FIBD disait 14 heures, mais il parait qu'en fait, c'est 11h30, y a pas que moi qui patouille dans mon agenda) dans l'auditorium du Conservatoire Gabriel Fauré.

Le samedi, ce sera une conférence sur la fin du monde en BD, à midi au même endroit.

Le reste du temps, je serai en dédicaces au stand La Cafetière/Vertige Graphic (si tout va bien. ça n'a pas encore été confirmé, mais y a pas de raison) et au stand Stripologie.com, en alternance à partir du vendredi 1er février matin jusqu'au dimanche midi 3 février, à peu près.

Voilà voilà.

Edit : j'ai bien fait de demander, le stand La Cafetière, s'il est toujours Bulle New York, sera cette année un peu plus loin dans la bulle, avec le Motif, un regroupement d'éditeurs de la région Île de France.

dimanche 13 janvier 2013

Le grand mix

C'est quand même la semaine des télescopages.

Déjà, nous revoilà en guerre. Bon, pas avec une grande puissance, donc ça veut dire qu'on a une chance de gagner, mais sait-on jamais, l'Histoire a tendance à être fourbe, dans ces moments-là. Ce qui est rigolo, c'est que l'opération a pour nom Serval. Alors forcément, ça fait un peu chboum là-d'dans quand on me cause de Serval. Comme dirait M. Obi-Wan K., de Tatooine, "c'est un nom qui semble venir d'outre-tombe, oui, d'outre-tombe". Et plus précisément de l'époque où le plus célèbre des X-Men s'appelait comme ça, avant que de sombre décisions éditoriales lui remettent son nom américain même sous nos latitudes*. Bref, les images que nous montre la télé seraient mieux avec le logo, quoi :



Puisqu'on parle d'Obi-Wan je-ne-sais-qui, j'ai vu cette semaine la série tv tirée de Tinker Taylor Soldier Spy, le roman de John le Carré (la Taupe, en VF), dont j'avais évoqué ici-même et dernièrement l'adaptation ciné avec Gary Oldman. Dans la version TV, Monsieur Smiley est joué par Sir Alec Guinness. Et son adversaire, le soviétique Karla, par Patrick Stewart. Ce qui permet une scène de confrontation entre les deux.

Ce qui fait quand même qu'on a Obi-Wan Kenobi face à Jean-Luc Picard, et ça c'est cool. Bon, cette confrontation a parait-il eu lieu aussi dans la version de 1980 du Petit Lord Fauntleroy, mais je ne l'ai pas revue depuis un passage télé un après-midi il y a une petite trentaine d'années, alors je ne me prononcerai pas là-dessus.

Toujours est-il que le jour où quelqu'un veut faire un La Classe Américaine en version SF, y a du biscuit.

Mais je ne suis pas le seul à m'amuser de ce genre de mix. Ma petite dernière m'a bluffé hier soir. Elle voulait que je lui raconte pour la 127ème fois l'histoire de Boucle d'Or et les Trois Ours, et puis m'a interrompu en cours de route, au moment de l'entrée en scène de Boucle d'Or. Et selon elle, cette fois-ci, c'est le Grand Méchant Loup qui arrivait à la maison des Trois Ours, se gavait comme un goret du repas laissé à refroidir, avant d'aller se mettre au lit déguisé en Mère Grand. Et quand j'ai demandé ce qui allais se passer quand les Ours rentreraient, la gamine m'a confié qu'ils mangeraient le Grand Méchant Loup. "pasqu'ils ont plus à manger, comme le loup a tout mangé la purée dans les assiettes."

Elle a décidément du potentiel, cette petite.





* Oui, je suis le genre d'ultraconservateur qui a tendance encore à dire Raider au lieu de Twix. Et parfois même Treets au lieu de M&M's. Et qui regrette Groquick. Oui, j'ai parfois mes côtés vieux con, et ça s'arrange pas avec l'âge, je vous le dis, bande de petits galapiats. Après, vu que Semic est normalement encore propriétaire du titre Serval, ça pourrait être rigolo qu'ils s'en souviennent et publient une connerie. Ou pas, d'ailleurs, vu qu'il avait fallu que de bonnes âmes leur rappellent que le titre Strange avait du potentiel, et on a vu tout dernièrement l'incarnation piteuse qu'ils lui ont donné en reprenant le bébé des mains de ceux qui l'avaient fait vivre ces dernières années.

vendredi 11 janvier 2013

Mister Sandman, bring me a dream, make it the cutest I ever seen

J'ai encore fait des rêves étranges, cette nuit. Là, c'était quand même grand style, avec une piscine pleine de crocodiles, des sets de table en photo satellite où l'on entourait nos maisons au ketchup, un détournement de bus (avec échanges de coups de feu), des circuits électriques partis en vrille, de la bouillasse, des retards de trains qui les désynchronisaient de l'horaire des passages à niveau, et une invasion de scarabées. Plus un toubib avec qui j'avais rendez-vous, je ne sais plus quelle était sa spécialité. Et pas forcément dans cet ordre. L'enchaînement est flou, et j'ai de bonnes raisons de penser que c'était déjà le cas quand j'ai fait ces rêves.

Ce n'est pas un problème de fondue au chester. Mais la béchamel des endives au jambon était peut-être un poil riche. Allez savoir.

Mais du coup, je vous rediffuse quelques rêves plus anciens, en direct de l'incarnation précédente de la War Zone.

Mardi 4 Juillet 2006
J'ai fait un rêve zarbi, cette nuit. J'avais trouvé des papiers indiquant la localisation du Nautilus et le moyen de le remettre en route. Le mythique submersible était caché sous un pont totalement art déco-druillesque, dans une ville étrange, écrasante qui aurait pu être Venise sous acide, une version délirante de Londres, ou n'importe quoi d'autre. J'étais aussi traqué par des méchants à l'accent zarbi, qui m'en voulaient pour je ne sais plus quoi, un truc super grave, sans doute, ou alors totalement anodin mais rendu super grave par l'étrange logique des rêves.

Après quelques errances cavalantes sur les quais, j'arrivais à retrouver le sous-marin, à le réactiver, et à aligner les systèmes d'armement pour me débarrasser de mes poursuivants. On en était à une scène de mexican standoff, avec moi en Nautilus dans le fleuve, et un gang of New York de méchants armés jusqu'aux dents, sauf qu'à la place de Bill le Boucher, leur chef était dans un genre d'exosquelette Transformers, mais relooké steampunk avec des jets de vapeur, du cuivre rutilant et des rivets partout.

Et puis Kirk Douglas est arrivé; en costume de harponneur comme dans le vieux film de Disney. Et je me souviens distinctement m'être dit : "Et merde, v'la Kirk Douglas. Finie la rigolade, il va me faire chier." Et de fait, il a fallu que je lui rende les clés, sous prétexte qu'il faut laisser faire les professionnels, p'tit gars.

Pendant que je m'éloignais, je l'entendais s'en donner à coeur joie dans le massacre des méchants.

Et puis je me suis réveillé.

Quel salaud, quand même, ce Kirk Douglas.

Mardi 25 Novembre 2008
J'allais chez des gens pour dîner. Un genre de dîner boulot un peu pince-fesse avec des gens que je ne connaissais pas. Genre quelqu'un devait me présenter un gros éditeur pour un projet colossal qui allait faire de moi une vedette internationale si je ne me ridiculisais pas en chemin, vous voyez le genre.

En arrivant (en retard) sur les lieux, je tombe sur Christophe Lambert. Pas l'écrivain. Le vrai. Celui de la télé, là, "hin hin hin", celui qu'on voit dans les films.

Con comme je suis, je fais le mariole, je suis en mode "ouais, Christophe Lambert, trop cool, j'adore ce que vous faites, d'ailleurs, je savais imiter Greystoke quand j'étais môme..." et là, forcément je lui fais une pauvre imitation de singe à base de mouk mouk et de grattage de crâne.

Lambert, ça le fait marrer. Lui, il est en mode "ha ouais, c'est pas mal votre truc, j'adore, c'est marrant, très bon, hin hin hin".

Et puis on se met à table. L'ambiance est un peu lourde, je connais personne, tout le monde se regarde en chien de faïence en hésitant à reprendre une tranche de rosbif. Et là, n'y tenant plus, Lambert fait "regardez les amis, mouk mouk" et il se met à imiter Nikolavitch imitant Lambert jouant Greystoke.

Je pique le nez dans mon assiette, en marmonnant "chuis désolé, chuis désolé, je voulais pas ça".

Et, miséricordieusement, le réveil s'est mis à sonner. Et je me suis réveillé.

mardi 8 janvier 2013

Some like it dark

Quand on traduit des séries qui ont déjà plusieurs années d'existence et un passé éditorial, on est parfois conduit à faire avec d'anciennes décisions. Typiquement, sur des personnages avec un peu de notoriété, voire des albums à leur nom, il faut coller aux dénominations connues. C'est typiquement le cas avec des personnages comme Batman et Superman, dont les noms ne sont pas traduits et qui sont connus comme tels. Et parfois, ça pose des problèmes textuels. Là, par exemple, je traduis un tome de Darkness. Darkness, c'est une série crée chez Top Cow il y a déjà plus de quinze ans, et dont le personnages est porteur d'un pouvoir très ancien, plus ou moins maléfique, et nocturne. Ce pouvoir, en VO, s'appelle the Darkness, et en VF, l'éditeur de l'époque a conservé cette dénomination, histoire de capitaliser sur la notoriété du titre de la série. C'était déjà le cas pour Spawn et pour Witchblade (cette dernière série s'étant quand même retrouvée nantie d'un sous-titre, le Gant Magique).

Ce genre de décisions, logique à pas mal de niveaux*, pose néanmoins de sérieux problème au traducteur qui doit les appliquer. Darkness, en dehors des aspects horrifiques, c'est un cauchemar, pour ça. Parce que si le mot est utilisé pour désigner le personnage, il désigne aussi... Quoi, déjà ? Eh oui, il n'y a pas en Français de mot exactement équivalent exactement à darkness, de substantif construit sur le mot sombre et décrivant la qualité de ce qui n'est pas clair. On va dire le noir, et c'est vague, ou évoquer la noirceur ou les ténèbres, mais c'est un peu plus fort, presque trop fort, ou on va biaiser en parlant des ombres, mais qui ne sont pas exactement ce-qui-est-sombre. Il faudrait pour bien faire parler de sombreté. Ou de sombritude**, mais ce serait être plus royaliste que Royal. Bref, le nom en lui-même est un problème. Reste obscurité***, qui est le mot le plus proche, mais qui neuf fois sur dix ne colle pas dans le contexte, parce qu'il est légèrement moins polysémique.

Or, si le mot darkness est très souvent utilisé dans la série pour désigner directement le pouvoir porté par le héros, il est tout aussi souvent employé pour désigner la noirceur des lieux qu'il hante,  la noirceur de l'âme des hommes, et bien entendu les auteurs multiplient les occurrences dans lesquelles on ne sait plus trop bien où commence l'un et où finissent les autres. Pire encore, le héros se sert de ses pouvoir pour voir au travers des ombres et par les ombres. En VO, il voit "through the darkness", donc au travers des ombres, mais aussi au travers du pouvoir du Darkness lui-même. Essayer de rendre précisément l'effet en VF, c'est à se pendre. Et dès que le héros se glisse dans l'obscurité, c'est repartir pour un tour, car en même temps qu'il disparaît dans l'ombre, il fait aussi usage de son pouvoir.

Dans Spawn, c'est un peu pareil. Le mot en VO désigne le frai ou le rejeton. Et techniquement, même si le personnage emploie le mot spawn comme nom propre, il est très souvent désigné du mot hellspawn, rejeton de l'enfer, employé dans ce cas-là comme un nom commun. Du coup, la VF a traditionnellement conservé le vocable en Anglais, ce qui donne un effet un peu jargonnant qui n'est pas initialement voulu.

Pour Superman, ça a donné un exemple assez rigolo, quand un auteur a explicitement glissé une citation de Nietzsche à propos du Surhomme. En conservant "superman", on perd la citation, en mettant surhomme (ou surhumain, comme dans la traduction d'Henri Albert) on perd l'identité entre le héros de BD et le concept.

C'est aussi pour ça que les gens qui profèrent de grandes théories sur la traduction me font rire. En général, il font complètement l'impasse sur cette notion pratique : la plupart du temps, on est obligé de faire avec. De bricoler. De suivre des trucs bancals**** qu'on n'aurait de toute façon pu remplacer que par d'autres trucs bancals. Le traducteur n'est pas un traître, c'est juste le brave connard qui cherche à faire au mieux*****.


Monsieur Friedrich N., de Röcken (Saxe)
heurté par l'épisode de Darkness écrit par Garth Ennis
dans lequel un mafioso est dévoré par ses propres chiottes






* Sachant que le coup du titre n'est pas non plus un argument massue : si Swamp Thing sort désormais depuis plus de dix ans sous son titre original, le personnage est quand même appelé Créature du Marais dans le contenu des albums.

** Sentaï School avait popularisé en son temps le concept de ténébritude qui, s'il va bien au héros de Darkness quand il ne fait pas usage de ses pouvoirs, ne collerait néanmoins pas à notre propos.

*** C'est d'ailleurs le mot que donnent la plupart des dictionnaires pour darkness

**** Et c'est bien connu : un bancal, des banco.

***** En Français dans le texte, natürlich

lundi 7 janvier 2013

Ja, gut !

Je suis en train de me lire La Nuit des Généraux, roman de H. H. Kirst qui m'avait été passé par mon frangin. C'est curieux, parce que si je gardais un souvenir très net d'images du film, vu il y a pffouuuu.... Genre quand on était jeunes, Jeff... Je ne me rappelais quasiment plus de l'histoire. Je me souvenais qu'il y avait une enquête, je me souvenais qu'il y avait Peter O'Toole, très inquiétant, et des regards en coin, et à l'âge que j'avais, je ne comprenais pas encore bien tous les tenants et les aboutissants.

Là, je me plonge dans le bouquin et je trouve ça plutôt bien mené, plutôt astucieux dans la structure, et crapoteux comme il faut.

Va falloir que je revoie le film, tiens.

J'aime bien Peter O'Toole.

samedi 5 janvier 2013

Cartman a une sonde je ne sais plus quoi

Régulièrement, on voit des responsables s'en prendre à des instituts de sondages accusés de manipuler l'opinion, mais aussi d'être incapables de prévoir l'avenir. La bonne foi de ces responsables est souvent à prendre avec des pincettes tant elle est avariée. Parce que le problème, avec les instituts de sondages, il n'est pas forcément là  : le fait de reprocher à des instituts de sondages de ne pas voir l'avenir correctement, c'est déjà un aveu clair d'incompréhension de ce qu'est censé être un institut de sondages. C'est prendre BVA, Ipsos ou Sofres pour des succursales de Madame Irma les mains planant au-dessus de sa boule de cristal et la tête nantie d'un turban que même Alice Sapritch n'en a jamais eu un d'aussi funky au faite de sa gloire.

Le vrai problème, il est dans les sondages absurdes et faux-culs.

Tenez, dernièrement, j'ai vu passer un sondage sur le "film le plus surestimé de l'année 2012". Et là, le concept me heurte un peu. Un sondage, c'est une sorte d'instantané d'une opinion. Un sondage sur "un film surestimé", c'est l'instantané d'une opinion à propos d'une opinion. Le sujet du sondage n'est donc pas le film en lui-même, mais la hype et la promotion qui l'ont entouré. En soi, s'interroger sur la perception qu'on a de la promo est intéressant, mais l'intitulé du sondage brouille les cartes : tous les commentaires et les analyses du sondage en question se rapportaient aux films eux-mêmes, à leurs qualités et défauts, mais pas à la promotion.

Le sondage n'était pas "quel est le film le plus pourri de 2012", ou "le film le plus prétentieux", non, c'est "le plus surestimé". Ce qui veut dire précisément qu'on interroge les sondés sur la perception qu'ils ont de la perception d'autrui. C'est casse gueule. Mais l'avantage, c'est que ça évite de se fâcher. Ça évite de poser la question du film le plus pourri ou le plus boursouflé de prétention. Ce qui pourrait fâcher les maisons de production, qui elles aussi commandent des sondages tout en faisant semblant d'avoir un regard critique.

C'est comme si dans un sondage politique, on vous demandait "François Hollande est-il trop critiqué (ou trop encensé) ?" au lieu de demander "avez-vous confiance en François Hollande ?" Ça induit toutes sortes de biais qui rendent une lecture efficace et pertinente du sondage impossible.

François Hollande et Jean-Marc Ayrault dans 
"Qui a tué la croissance ?"
un thriller palpitant sur France 3


Pour la petite histoire, les sondés ont trouvé à une écrasante majorité que Avengers était plus surestimé que Prometheus. Je trouve ça intéressant. Il semblerait que les deux films soient rangés dans la même catégorie. Les critiques sous-tendues par le sondage sont du même ordre : trop de spectacle au service d'un scénario assez bébête. Sauf si quantitativement, la bêtise des deux films est peut-être du même ordre de grandeur, qualitativement, elle n'est pas du tout de même nature.

L'auteur d'Avengers a avant tout cherché à faire un spectacle rigolo mêlant dramatisation, effets spéciaux qui claquent et passages obligés d'un genre. Il livre un produit assez formaté, mais cohérent, qui tire habilement parti de son formatage. Le film a été vendu comme tel et il n'y a pas eu tromperie sur la marchandise.

L'auteur de Prometheus, lui, n'a tellement pas su se dépatouiller de sa note d'intention de départ qu'il a fini par en changer en cours de route, mais que les coutures se voient encore. Il tente de se draper dans les oripeaux de la grande philosophie, feignant de s'interroger sur la nature humaine, d'où venons-nous et où allons-nous, mais ses réponses et ses pistes sont tellement absurdes qu'il donne à côté de la plaque. à plusieurs dizaines d'année lumière à côté, même. En ce qui concerne la nature humaine, quand on l'étudie par le biais du fonctionnement des personnages humains présents dans le film plutôt que par les intentions affichées, le constat est accablant : l'humain est confondant de stupidité et mérite probablement d'être exterminé (alors que la note d'intention semble être "l'homme peut surmonter ses limitations et se hisser au rand de ses créateurs"). Prometheus se voulait un film de grande SF intelligente, et il n'échoue même pas sur la ligne d'arrivée : il se prend les pieds dans ses lacets après avoir fait deux pas sur la piste.

Que les sondés mettent les deux films sur un pied d'égalité en dit plus long sur la façon dont ils consomment les films que sur quoi que ce soit d'autre : ils jugent du spectacle, de la bêtise réelle ou perçue du scénario, mais pas de ce que le film est en lui-même, et surtout pas de ce qu'ils tente d'être. Ils jugent plus sévèrement un film pas très fin, mais qui n'a jamais tenté de l'être et un pensum affligeant qui se croit intelligent, et arrive à leur faire croire qu'il l'est un peu plus. Alors que le plus intelligent des deux, justement, me semble être celui qui ne cherchait pas à être assis plus haut que son propre cul...

vendredi 4 janvier 2013

Des images qui font rêver

Pas trop d'humeur à m'épancher sur des pages et des pages, parce que traduire toute la journée m'a bien lessivé les neurones. Et faut que je fasse gaffe, sinon des pages de Mickey pourrait se retrouver dans mes fichiers de Darkness et inversement. Si l'amateur de cut-up qui sommeille (que d'un œil) en moi s'en amuse, mes éditeurs goûteraient probablement un peu moins la plaisanterie.

Du coup, ce sera séance diapos, ce soir.


Que sont nos idoles devenues :
Bonny & Clyde


Ça, c'est à Florange, mais j'aime bien le petit côté Blade Runner

Ultima ratio regum
(le dernier argument du King)
(non, en vrai, son dernier argument, c'était un sandwich banane frite,
beurre de cacahouète et gardénal)
(mais le flingue fait plus classe, d'après Charlton H.,
l'arbitre des élégances en matière de soufflants)

jeudi 3 janvier 2013

En fait, tout bien réfléchi....

.... Je pense que c'est lui qui a raison :


Certes, je suis pas certain de comprendre tous les tenants et les aboutissants, mais il sait probablement ce qu'il dit, ce brave homme.




Sinon, ça va vous faire rire, mais pour des raisons professionnelles, j'ai fini par ouvrir un compte Linkedin. J'ai pas la moindre idée de ce que ça va bien pouvoir donner, alors on verra bien. Je suis assez sceptique sur ce genre d'outils "sociaux"*. Je vous tiendrai au courant. Ou pas, d'ailleurs.


*Déjà, je trouve le paramétrage des notifications trop lacunaire pour être honnête. Du coup, ça inonde bien la boite mail, cette saloperie.

mercredi 2 janvier 2013

Le dernier économiste avec les tripes du dernier banquier (mais encore faudrait-il qu'ils en aient)

L'avantage de la radio, c'est que ça permet aux cuistres de vous parler sans que vous leur aplatissiez le nez d'un high-kick bien placé. De nos jours, il faut avouer que c'est assez précieux, comme protection.

Tenez, ce matin, un économiste causait dans le poste. Alors pour ceux qui n'auraient pas tout suivi, l'économie est cette science qui réussit depuis des décennies à se revendiquer indûment une aura de sérieux parce qu'elle est fondée sur les mathématiques, et peut donc se parer des oripeaux des sciences dures. Sauf que c'est un peu comme le Code de la Bible*, c'est surtout efficace pour prévoir ce qui s'est déjà produit. Pour le reste, ça ressemble un peu à de la météo au doigt mouillé. Parce que ce que, tout à leurs chiffres, ces doctes économistes se gardent bien de se souvenir, c'est que leur chiffres représentent l'activité réelle de gens réels. Et, hormis chez quelques économistes pointus et assez peu écoutés, cette réalité des gens et surtout leur irrationalité foncière sont rarement prise en compte. On préfère se réfugier derrière des moyennes (conseil d'hygiène de base : méfiez-vous toujours des gens qui tirent de grandes conclusions à partir de moyennes, c'est la porte ouverte à toutes les escroqueries. Dès qu'ils s'agit de gens et de pognon, les médianes** sont des outils beaucoup plus  pertinents, générant bien moins de trompe-l'œil.) ou des dogmes.

Bref, ce matin, on interrogeait un économiste sur la crise de l'immobilier. Et quand le journaliste posa la question "est-ce que ce ne serait peut-être pas un tout petit peu la faute au banques qui n'accordent plus de prêts", l'économiste répondit d'un ton ferme "pensez donc, non ! C'est la faute à l'état qui ne soutient pas assez le secteur."

La dernière fois que j'avais vérifié, la doxa des économistes, c'est qu'il y avait trop d'état, qu'il fallait laisser faire le marché. Et le marché a régné en maître sur l'immobilier, permettant au secteur d'avoir souvent une croissance pendant plusieurs années de suite. On veut faire des affaires en paix, mais quand on a scié la branche sur laquelle on était assis, on vient pleurer au secours.

Parce qu'on en arrive au point où il n'est plus possible de se loger, tant les prix sont absurdes. Et les banques n'aident pas : pas plus tard que ces temps-ci, un de mes estimables collègues scénariste/traducteur s'est fait retoquer par trois banques, alors qu'il voulait acheter une vieille bicoque à retaper dans un petit bled de province. Sa profession n'inspirait visiblement pas confiance. Et ces braves banquiers n'en avaient rien à foutre qu'il payait depuis des années un loyer parisien qui représentait à lui tout seul deux fois le prix que lui coûterait son crédit. Et j'ai dans l'idée que son cas n'est pas isolé.

Tant qu'on gonflera artificiellement les prix d'un côté, et que les gens dont le métier est de prêter de l'argent ne feront pas correctement leur boulot***, ça ne risque pas de s'arranger. Et les économistes, dont le boulot est de mettre le doigt sur les points où ça coince, continuent à pérorer en se mettant des œillères pour ne pas voir leurs dogmes être pris en défaut. Et eux, bien payés comme ils sont, ils n'ont pas de problèmes à se loger.

C'est peut-être eux, qu'il faudrait exiler, en fait. Hop, tous en Belgique ! En plus, il parait que l'immobilier y est plus abordable.




*Que je brocardais encore dernièrement dans Apocalypses : une brève histoire de la fin des temps, un excellent opuscule que je vous recommande vivement et qui est en vente dans toutes les bonnes librairies, et quelques autres aussi.

** Pour la différence entre moyenne et médiane, reportez-vous à n'importe quel bon manuel de statistiques.

*** Ces cons-là sont assurés contre le défaut de paiement, mais dans leur grande avidité, ils ont fini par s'emparer aussi du marché de l'assurance sur crédit : ils sont leurs propres assureurs, à présent, histoire d'empocher sur tous les tableaux. résultat des courses, ils ont peur de prêter.

mardi 1 janvier 2013

New ! Yaaaaaaaahhhhrrrrr !

Nous revoilà rendus à la saison où j'évite soigneusement de prendre de bonnes résolutions de peur de leur faire subir les derniers outrages juste après. J'ai ce genre de pudeurs de communiante, ouais. C'est terrible.

Mais bon, donc, meilleurs vœux pour cette année nouvelle !

Et Cüneyt Arkin vous souhaite beaux nénés à tous