jeudi 14 février 2013

Back in the war zone

Vous vous rappelez de ces trucs sur la guerre du Vietnam avec les mecs complètement hallucinés à force de pas dormir et de ne pas savoir d'où vont venir les prochains coups ?

Ben pour ceux qui se demanderaient* où était passée ma verve légendaire et warzonesque, imaginez-moi avec le casque de US Marine de traviole sur la tête, le M16 en travers des genoux, Paint it Black** à fond dans les enceintes, et le regard complètement perdu, et vous aurez une idée de mon état d'esprit.

Je suis systématiquement en retard dans tout depuis le 9 janvier. Avec des retards qui, dans certains cas, se montent à dix jours. Et le boulot continue d'arriver, avec son lot d'urgences absolues à traiter tout de suite (genre des pages de scénar pour des projets, le genre de truc complètement facile à faire en troisième partie de soirée, quand on s'est déjà bien stérilisé les neurones en enchainant une dizaine d'heures de traductions diverses, qui impliquent de passer à volonté de la grossièreté outrancière d'un Kick-Ass ou d'un The Boys à l'humour bon enfant d'une histoire de Daisy Duck, puis à basculer, en ce qui concerne les scénars, sur des personnages victoriens, puis médiévaux, voire de la Belle Epoque).

Du coup, les War Zones que j'avais commencé à taper sur la viande de cheval (et le pourquoi du tabou de sa consommation dans les anciens pays d'occupation Viking), sur la démission de Ben Sixtine (il me manque déjà, c'était vraiment un client trop facile pour raconter des âneries sur lui), sur le faux scandale de la Diane 35 (4 morts en 20 ans, c'est moins que le foot en un an ou la bagnole en une journée) (et le coup du "c'était un antiacnéique" ne tient pas debout quand on sait que le truc était vendu par boite de trois plaquettes d'un mois, ce qui jusqu'à une date récente n'était légalement possible que pour les contraceptifs), sur l'opération Cervelas, sur les bouquins que je lis (je relis du Conan en BD et en bouquins, et puis Kull le roi barbare, du même auteur, que j'ai acheté récemment, quand je me suis avisé que "j'ai tout Conan dans ma collection, mais il manque Kull"), mais en fait, je suis trop crevé, trop à genoux, et j'ai vu bouger les buissons, et C'EST UNE EMBUSCADE ! PUTAIN ! IL EN SORT DE PARTOUT ! BUDDA BUDDA BUDDA BUDDA







* on m'a téléphoné ce soir pour me le demander, quand même. Ça ferait presque peur.

**En fait, non, je dis Paint it Black pour faire genre, mais en vrai, ce que j'écoute à fond, c'est de l'acid jazz macédonien des années 80, en ce moment.

3 commentaires:

Jean-Paul Jennequin a dit…

Si tu te dis "J'ai tout Conan dans ma collection mais il manque Kull" sans remarquer le jeu de mot assez graveleux que tu fais au passage, c'est que tu as vraiment besoin de repos, effectivement.

Nikolavitch a dit…

Flûte, ça c'est vu ?

Odrade a dit…

Attention à l'identification trop poussée.
C'est pas toi "Conan-Kull".


O.